Oradour-sur-Glane : village martyr

Petit village tranquille du Limousin, Oradour-sur-Glane est le théâtre, le 10 juin 1944 d’un massacre d’une violence et d’une gratuité inimaginables, hantant encore aujourd’hui la France.  Au petit matin de cette journée, une colonne de blindés s’approche du village.  Chemin faisant, les soldats allemands de la 2e division blindée Das Reich, interpellent les habitants et les incitent à rejoindre le village et de se rassembler au champ de foire. Vers le début de l’après-midi, la division atteint Oradour-sur-Glane.  Toradourrès rapidement, les chars encerclent le village et empêchent les habitants de s’enfuir. Les nazis procèdent alors au rassemblement de la population au champ de foire où déjà des personnes attendent.  Pendant l’opération de ratissage de la population, les Allemands tirent sur des habitants au hasard des rues.  Au champ de foire, les femmes et les enfants sont séparés des hommes de plus de quatorze ans.  Ces derniers sont envoyés dans 6 lieux différents, notamment des granges, pour y être exécutés.  Les femmes et les enfants quant à eux sont enfermés dans l’église à laquelle les allemands mettent le feu.  Malgré l’engin explosif placé à l’intérieur, l’embrasement tant désiré ne se produit pas.  Les nazis décident donc de tirer sur les victimes à l’intérieur du lieu sacré.  C’est ainsi qu’environ 350 enfants et femmes sont mis à mort.  Une seule femme, Marguerite Rouffanges, réussi à s’enfuir par un des vitraux.  Elle est le seul témoin ayant pu rapporter ces faits.  En tout, une trentaine de personnes habitant le village et la commune sur environ 1575 personnes, survivent à ce massacre.  Plusieurs sont demeurés tapis dans diverses cachettes attendant le départ des nazis. Mais tous n’ont pas eu cette chance.  En effet, ce massacre a fait 642 victimes. Il représente malheureusement l’exemple d’une Allemagne nazie en déroute qui, désespérée à préserver son autorité sur les populations locales, décidant de faire un exemple. 

Pour en apprendre davantage, je vous recommande le livre suivant :

oradour_fouche

Oradour
Auteur : Jean-Jacques Fouché
Éditeur : Liana Levi
Paru : 7 février 2013
Format : Ebook
Disponible : Amazon.fr (Kindle), Archambault (Epub)

Résumé : Le nom d’Oradour conserve dans toutes les mémoires les stigmates de la «barbarie nazie». Pourtant, un halo de mystère continue d’environner ce massacre, objet de multiples rumeurs. D’où venaient ces SS qui perpétrèrent le crime ? Pourquoi à Oradour ? Quelle était l’histoire de ce «paisible village» avant que l’irruption de la violence le transforme en ruines? Comment s’est construite la mémoire du massacre? C’est ce récit – la première histoire d’Oradour – que nous propose Jean-Jacques Fouché en croisant témoignages et archives jusque-là ignorées.

L’Invincible Armada

Nom attribué à la flotte constituée en 1588 par le roi d’Espagne, le Très Catholique Philippe II.  Cette flotte est affrétée à l’époque pour envahir l’Angleterre d’Elizabeth 1ère.  Soumises à une constance surveillance, les possessions espagnoles des Pays-Bas ont besoin que cesse la menace britannique sur leur territoire.  L’expédition vise donc à prendre possession de l’Angleterre, de destituer Elizabeth 1ère et la remplacer sur le trône par Marie Stuart, qui doit aussi être couronnée reine d’Écosse.
Constituée Invincible_Armadade 130 galions et comprenant 30 000 hommes, dont 20 000 soldats, la flotte prit la mer en mai 1588 en partance de Lisbonne. Le commandement est confié au duc de Médina Sidonia. Quant aux anglais, ils comptent sur une flotte de 150 navires, et sur 20 000 hommes dont 10 000 soldats. L’on confie le commandement au très renommé sir Francis Drake. Ce dernier s’illustre particulièrement en faisant preuve d’une grande maîtrise et habilité.  Notamment durant la bataille de Gravelines, il ne cesse d’harceler les navires de la flotte du Duc Medina Sidonia.  Le mauvais temps et la persistence de Drake convainquent le Duc de renoncer à débarquer en Angleterreé  Il rebrousse donc chemin vers l’Espagne.  Mais en cours de route, le passage vers l’Espagne est bloqué par Drake et le mauvais temps. La flotte espagnole est donc obligée de contourner les Îles britanniques par la Mer du Nord. De nombreux naufrages surviennent lors de tentatives de mouillage afin de permettre les ravitaillements.  L’invincible Armada, partie de Lisbonne avec 130 galions ne peut en ramener que quelques-uns à bon port.  En effet, beaucoup de marins trouvent la mort lors des nombreux naufrages ou sont massacrés par les insulaires irlandais. Cette flotte qui inspire le respect et la peur, n’est plus que l’ombre d’elle-même, lorsqu’elle rentre en Espagne. après cette expédition dans les eaux britanniques.

Sur le sujet, je vous recommande le livre suivant:

invincible_armada_livreL’Invincible Armada
Auteur : Georges BLOND
Éditeur : Plon
Paru : 9 octobre 2015
Format : Ebook
Disponible : Amazon.ca (Kindle), Amazon.fr (Kindle), Gallimard.ca (Epub, Pdf)

Résumé :  Georges Blond fait revivre l’une des plus gigantesques et des plus effroyables expéditions maritimes de tous les temps. Parce qu’une reine a fait périr atrocement une autre reine, déclenchant l’une des guerres les plus insensées de l’Histoire, Philippe II d’Espagne, assuré de pouvoir envahir l’Angleterre, de l’asservir et de changer sa religion, lance sur la mer plus de 130 navires portant plus de 30 000 marins et soldats. L’Angleterre, malgré sa puissance navale et l’habileté de ses grands amiraux, tremble. L’Europe retient son souffle devant ce face-à-face de deux géants. Le troisième combattant de cette épopée tragique, c’est la mer. Les tempêtes de la Manche et de la mer du Nord assaillent les orgueilleux galions espagnols. Elles aident les illustres Drake, Frobisher, Hawkins et autres à déployer leurs talents au cours de rudes batailles. Finalement, tout s’achève sans invasion, et sans conquête. Sur le chemin du retour, d’autres ennemis attendent les Espagnols : la soif, la faim, le scorbut, la dysenterie. Des bandits massacrent les naufragés sur les côtes de l’Irlande. Les marins et les soldats de l’Invincible Armada sont éprouvés jusqu’au désespoir. Et des derniers navires débarquent une armée de spectres…

 

 

 

Ines de Suarez

Jeune espagnolesuarez née en 1507 à Plasencia, Ines de Suarez est une figure historique importante du Chili.  Elle a, en effet, contribué à fonder la ville de Santiago.  Elle est une conquistadora. Elle a grandi en Espagne et a épousé Juan de Malaga.  Celui-ci quitta le vieux continent pour aller rejoindre les frères Pizarro en Amérique du sud.  Après dix ans d’absence, Ines quitta à son tour l’Espagne en 1537 pour tenter de retrouver son mari en Amérique.  Après une longue quête dans divers territoires sud-américains, elle arriva au Chili où elle apprit la mort de son époux.  Il semble qu’il ait trouvé la mort en mer. En 1539, on la retrouva toujours au Chili où elle obtint un lot de terre à Cuzco ainsi que plusieurs indiens. Rapidement après son installation, elle devint la maîtresse de Pedro de Valdivia, le conquérant du Chili.
Son amant fit d’elle un membre d’une expédition d’espagnols devant rejoindre le sud du pays. Durant le trajet les menant à leur destination, Suarez a sauvé la vie de Valdivia en déjouant une tentative d’assassinat.  Ines_de_SuarezEn décembre 1540, les membres de l’expédition repérèrent un endroit stratégique pour établir la capitale du pays.  Pour tenter d’acheter la paix avec les indigènes établis sur le territoire, Valvidia leur donna des cadeaux.  Mais les autochtones les refusèrent et attaquèrent les espagnols.  Ces derniers débordés, crurent que la situation était perdue jusqu’au moment où les indigènes se retirèrent.  Ils dirent avoir aperçu descendant du ciel un chevalier sur un chevalier blanc les chargeant. Cette victoire, les espagnols l’attribuèrent à une apparition miraculeuse de Santo Iago.  Et c’est en son honneur qu’ils baptisèrent la ville Santiago. Mais c’est ce qu’elle a accompli plus tard qui rendit Ines célèbre.  En effet, à l’été 1541, Valvidia invita 7 autochtones à discuter des mesures d’approvisionnement en nourriture et matériel.  Une fois arrivés, Valvidia les garda comme otages.  Il voulait ainsi s’assurer que les indigènes ne faillissent pas à leur tâche. À l’automne, Valvidia se rendit sur la côte avec plusieurs hommes afin de mâter une rébellion des indigènes.  Pendant son absence, Suarez dut faire face à un encerclement de la ville par les indiens.  Ces derniers comptant sur plusieurs milliers d’attaquants, étaient à peu près certains de soumettre la cité.  Face à cette situation dramatique, Suarez proposa d’exécuter les otages et de lancer leur tête dans la foule des attaquants.  Elle se chargea elle-même des exécutions en décapitant les victimes.  Et pour faire bonne mesure, elle accompagna ses hommes, montée sur son destrier blanc, en dehors de la ville pour affronter les indigènes.  Ces derniers, déconcertés par la tournure des événements et voyant cette femme sur un destrier blanc conclurent encore une fois à une intervention divine.  Désorganisés, ils furent battus par les espagnols. Après ces événements, Suarez continua de vivre avec Valvidia jusqu’au procès de ce dernier.  Celui-ci était accusé d’adultère.  Sa sentence consista à faire venir sa réelle épouse au Chili.  Celle-ci arriva après sa mort.  En 1549, Suarez épousa un capitaine de Valvidia, Rodrigo de Quiroga. Sa vie, fut dès lors paisible et elle se dévoua au sort des démunis.

Il existe un très bon livre sur sa vie:

ines_ameINES DE MON ÂME
Auteur : Isabel ALLENDE
Éditeur : Livre de poche
Paru : Mars 2010
Format: Papier
Disponible : Renaud-Bray, Amazon.ca

RÉSUMÉ: Inés Suarez est une héroïne au destin extraordinaire et peu connu. Au milieu du XVIe siècle, cette jeune et belle couturière participe à la conquête du royaume du Chili. Embarquée pour le Nouveau Monde sur les traces de son mari parti chercher fortune de l’autre côté de l’Atlantique, elle apprend sa mort en accostant au Pérou après une traversée mouvementée. Une nouvelle vie commence : Inés se joint à une troupe de conquistadores en route pour le Chili. Dans ce roman épique, l’amour accorde une trêve à la violence d’une époque historique tourmentée. Après Fille du destin et Portrait sépia, un nouveau grand roman d’Isabel Allende. (Tiré du site d’Amazon)

Danse de Saint-Guy

Nous utilisons l’expression « Danse de St-Guy » communément pour décrire quelqu’un qui a la bougeotte, qui ne cesse de bouger.  Mais en réalité c’est beaucoup plus que cela. Il s’agit d’un mal maintenant identifié sous plusieurs vocables.  On l’appelle la « manie dansante », « la chorée de Sydenham ».  Il s’agit d’une maladie neurologique, contractée suite à une infection au streptocoque, et qui provoque des mouvements involontaires, incontrôlables et anormaux.  L’origine de l’expression de la « danse de St-Guy », remonte au IXe siècle au moment où les reliques de Saint-Guy furent transférées de Saint-Denis à la Saxe.  À cette occasion, il y eut plusieurs guérisons miraculeuses.  Et c’est à partir de ce moment que l’on associa le saint aux guérisons des épileptiques.

Dans l’histoire, il y a eu quelques manifestations collectives de ce mal. Le plus notable est ce que l’on appelle l’épidémie dansante de 1518.  Elle eut lieu dans la ville de Strasbourg en Alsace, qui faisait partie à l’époque du Saint-Empire germanique.  Le mal fut introduit par une femme du nom de Frau Toffea.  Le 14 danse_st_guyjuillet, cette dame commença à danser seule dans les rues de la cité.  Elle continua ainsi, pendant six jours et six nuits.  Malgré les suppliques de sa famille et les pieds en sang, elle ne pouvait pas s’arrêter, sauf pour prendre quelques siestes.  Entretemps, d’autres habitants se joignirent à elle. Le 25 juillet, cinquante danseurs étaient touchés par le mal.  La ville constatant que rien ne semblait arrêter les danseurs, décida de leur faire grande place en pensant qu’ils puissent s’arrêter par épuisement.  Elle fit ériger des estrades et une piste de danse. Erreur!  Les gens continuèrent tout de même.  Certains même, en décédèrent. En fait, jusqu’à quinze danseurs succombèrent chaque jour durant cette épidémie.  Leur mort fut attribuée principalement à la déshydratation et à des accidents cardiovasculaires.  En tout quatre cents habitants furent touchés.  L’épidémie perdura jusqu’à ce que l’on transfère les malades dans une autre ville.

Cette manifestation intéresse encore les spécialistes car il s’agit d’un événement réel, décrit par plusieurs observateurs de l’époque.

En tout, l’histoire retient environ une vingtaine de cas d’épidémies dansantes entre 1200 et 1600.  La plus récente s’est déclarée à Madagascar en 1863.  L’Italie connut une variante de la danse de St-Guy.  On l’appelle le « tarentisme ».  En effet, l’épidémie semble cette fois avoir été initiée par la morsure d’une tarentule.  Et le traitement indiqué était la danse la tarentelle…

Un auteur s’est intéressé à ce sujet, voici le livre qu’il a publié:

LES DANSEURS FOUS DE STRASBOURG
Auteur : John WALLERdanseurs_fous
Éditeur : La nuée bleue
Paru : Avril 2016
Disponible : Papier, Renaud-Bray, Archambault, Amazon.fr

RÉSUMÉ (tiré d’Amazon)
Le 14 juillet 1518, Frau Troffea sortit dans les rues de Strasbourg et se mit à danser des jours durant sans s arrêter, entraînant avec elle une foule frénétique de plusieurs centaines de gens. Insensibles à la fatigue et à la douleur, les pieds ensanglantés et les visages extatiques, les danseurs moururent par dizaines. L historien de la médecine John Waller (professeur à l’Université du Michigan, USA) décrypte cet étrange phénomène de transe spontanée que le médecin humaniste Paracelse avait observé en son temps et que Bosch, Dürer et Bruegel fixèrent dans des visions cauchemardesques. Terrassés par la misère, irrités par les cruelles inégalités sociales de la fin du Moyen Âge, égarés par leurs croyances surnaturelles, les danseurs de Strasbourg exprimaient un désespoir qui connut, quelques années plus tard, une forme politique avec les grandes révoltes paysannes de 1525, et religieuse avec la Réforme.

 

La mort de Jules César

Jules César (100-44 av. J.-C.) est un général, homme politique et écrivain romain. Brillant stratège, il contribua à repousser les frontières de l’empire romain jusqu’à l’océan atlantique et jusqu’au Rhin. Nommé dictateur à vie, il fut au centre du pouvoir romain.  Avec les réformes qu’il instaura, il engendra beaucoup de mécontentement.  Il y a notamment Cassiuscesar (Caius Cassius Longinus) qui désirait être nommé consul.  Mais César choisit à sa place Marc-Antoine.  Cette frustration poussa Cassius à comploter.  Il fut le principal instigateur du complot qui se forma contre Jules César. À l’aide de Marcus Junius Brutus, il recruta plusieurs sénateurs qui n’étaient pas à l’aise avec la nomination à vie de César.  Ils se surnommèrent les Liberatores.  Ils craignaient pour la survie du régime sénatorial et oligarchique de l’empire.  Ils étaient environ une soixantaine à désirer la neutralisation de l’empereur qui était sur le point de recevoir le titre de roi de la partie orientale de l’empire.  Une cérémonie était prévue pour lui attribuer ce titre. Le jour des Ides de Mars, une réunion du sénat était organisée dans le portique de Pompée, salle adjacente à la Curie qui avait  brûlé huit ans plus tôt.  Selon Suétone, César fut mis au fait des menaces contre sa personne par ses proches, mais il n’en fit pas de cas.  Il se présenta donc, comme prévu, au portique de Pompée.  À peine installé, il fut interpellé par un des conjuré, Tullius Cimbre qui réclame le retour de son frère.  César lui répondit que ce n’était pas le moment de discuter de cela.  Mais Cimbre, au lieu d’en rester là s’approcha et tirasur la toge de l’empereur.  cesar_assassinatC’était le signal.  Les autres conjurés s’approchèrent et le poignarda.  Vingt-trois coups de couteau, dont un seul mortel eurent raison de César.  Il expira sur place.  Mais avant de mourir, il aperçut Brutus et lui lanca la fameuse phrase : « Tu quoque, mi fili » (Toi aussi, mon fils).  La disparition de César entraîna une guerre civile et c’est le fils adoptif de César, Octave qui prit le pouvoir sous le nom d’Auguste.  Avec Cicéron comme défenseur, les principaux conjurés furent amnistiés.  Brutus reçut la Macédoine, Cassius la Syrie et Decimus Brutus, la Gaule cisalpine. Brutus et Cassius s’allièrent et lèvèrent de nombreuses légions.  Certains disent qu’ils étaient préoccupés à se défendre d’une éventuelle offensive.  Ils n’avaient pas tort.  En 43 av. J.-C., Octavien fut nommé consul et son premier geste fut de condamner par contumance les assassins de César. À la même époque, Antoine fit égorger Decimus Brutus.  En 42, Antoine et Octavien affrontèrent en Grèce les armées de Cassius et Brutus.  Ces derniers se suicidèrent après la bataille.  Suétone a écrit que presque tous les conjurés périrent dans les trois ans suivant la mort de Jules César.

derbiers_joursLES DERNIERS JOURS DE JULES CÉSAR
Auteur : Valerio MANFREDI
Éditeur : Plon
Paru : 5 janvier 2012
Disponible : Archambault (Epub), Amazon.fr (Kindle)

Les naufragés de l’Île Tromelin

Voici une histoire hors du commun…
Tout commence le 17 novembre 1760 à Bayonne en France. Dans le port de la ville, un navire négrier « L’Utile » appareille et prend la mer avec 142 membres d’équipage à son bord. En escale à l’île de Madagascar pour se réapprovisionner, le capitaine fait embarquer discrètement 160 esclaves malgaches destinés aux plantations de La Réunion.  Poursuivant sa route, le capitaine emprunte un passage moins fréquenté et plus risqué. Son navire s’échoue le 31 juillet, sur les hauts fonds ceinturant une toute petite île au nord de l’Île de la Réunion.  À l’époque, on appelait cet ilot, l’Île des sables.  ile_tromelinLe naufrage fait plusieurs victimes.  Sur les 160 esclaves, seuls la moitié survivent.  Du côté des membres de l’équipage, seuls vingt matelots trouvent la mort.  Les esclaves et les membres de l’équipage sont donc amenés à collaborer pour survivre. Certains des rescapés réussissent à construire un petit bateau de fortune.  Mais seuls les blancs sont admis à bord.  Les 80 esclaves sont donc laissés à eux-mêmes. Ayant réussi à rejoindre Madagascar, le commandant en second de l’Utile, Barthélémy Castellan du Vernet tente d’organiser des équipes de secours, tel qu’il l’avait promis aux esclaves naufragés, mais les autorités en place, ne lui donnent pas l’autorisation.  Les esclaves, considérés comme morts, demeurèrent quinze sur l’Île avant d’être retrouvés.  D’autres tentatives de sauvetage avaient été tentées mais sans succès.  Il faut donc attendre 1776, pour que le chevalier Tromelin, à bord de la « Dauphine » parvienne à ramener les survivants à bon port.  À ce moment-là, seules sept femmes et un bébé de 8 mois sont retrouvés.

Pour en lire davantage sur les façons dont les naufragés ont trouvés pour survivre, je vous recommande:

naufragesLES NAUFRAGÉS DE L’ÎLE TROMELIN
Auteur : Irène FRAIN
Éditeur : J’ai Lu
Paru : 2010
Disponible : Amazon.fr (papier), Amazon.ca (papier)

Résumé (tiré du site Babelio)
Un minuscule bloc perdu dans l’océan Indien. Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C’est là qu’échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de L’Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d’esclaves.
Les Blancs de l’équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l’eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s’enfuir.
Faute de place, on n’embarque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher. Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s’est-il passé sur l’île ? À quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ?
Ému et révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l’abolition de l’esclavage.

Colonie perdue de Roanoke

L’on croit à tort que la première tentative de colonisation du continent américain fut celle de Jamestown en 1607, un an avant la fondation de Québec au Canada. En fait, si l’on exclut les tentatives espagnoles en Floride, en 1583, il y a eu une première tentative à Saint-John, Terre-Neuve.  Sir Humphrey Gilbert, explorateur et aventurier, tenta d’établir un premier lieu de peuplement, mais il se noya avant d’avoir pu réalisé son objectif. Plusieurs années plus tard, son demi-frère, Sir Walter Raleigh, un favori de la reine Elizabeth, repris l’idée d’établir une colonie de peuplement en Amérique.  Avec l’approbation de la reine Elizabeth 1, qui désirait envoyer un message quant au sérieux des prétentions de l’Angleterre en Amérique, il chargea en 1584 une expédition d’exproanoke_settlementlorer les rives de l’Amérique. Les membres de l’expédition s’arrêtèrent sur  l’Île de Roanoke le 4 juillet de la même année, dans ce qui est aujourd’hui l’archipel des Outer Banks.  Ils prirent contact avec les autochtones locaux.  Sur le chemin du retour, ils avaient à bord deux indiens Powhatans. L’année 1585, fut celle de la première tentative d’établir un colonie. Une colonie militaire, afin de tenir en respect les espagnols plus au sud. Une flotte de cinq navires, dirigée par sir Richard Grenville prit la mer au printemps et se dirigea vers l’Île de Roanoke.  Une tempête dispersa la flotte mais elle atteignit tout de même les côtes. Les membre de l’expédition bâtirent plusieurs bâtiments sur un site sur l’Île de Roanoke. Mais rapidement, les relations avec les autochtones se dégradèrent à tel point que l’on décida de retourner en Angleterre . En 1587,  Raleigh organise un nouveau voyage et une flotte amenant 115 colons traversa l’Atlantique et les colons s’établirent sur le même site déserté. John White, qui était du précédent voyage, est nommé chef de l’expédition.  Durant la période où le groupe se trouve à Roanoke, la fille de White accoucha d’une petite fille, Virginia Dare.  Il s’agit de la première enfant née en sol américain. White décida de rentrer en Angleterre afin de convaincre les autorités d’envoyer de nouveaux colons ainsi que du matériel. Lorsqu’il revint en 1590, la colonie était désertée.  Ils ne purent trouver personne dans les alentours.  La seule chose qu’ils trouvèrent, est une inscription « Croatoan » sur un poteau. croatoan Que sont devenus les colons?  Cela demeure encore aujourd’hui un mystère.  Des recherches archéologiques et génétiques se poursuivent présentement afin de découvrir le destin de ces hommes et de ces femmes.  Certaines études laissent penser que le groupe de colons auraient déménager vers un site moins exposé, environ 60 miles à l’ouest de Roanoke. La disparition des colons sembla étrange aux gens de l’époque.  Des explications ésotériques ont même été avancées pour expliquer la disparition des colons.  Encore aujourd’hui, cette « colonie perdue » inspire toujours les adeptes d’idées paranormales.

white_seedWhite Seed: The Untold Story of the Lost Colony of Roanoke
Auteur : Paul CLAYTON
Éditeur : Amazon Digital Services LLC
Disponible : Amazon.ca (Kindle)

 

 

Rébellion de la Rivière rouge

Peu de temps après l’adoption de l’Acte de l’Amérique du nord britannique (Constitution du Canada de 1867) par le parlement britannique, le jeune état canadien dut faire face à un conflit qui l’ébranla pour des années à venir.  Dès 1869, le gouvernement canadien décida de l’annexion du territoire de la Terre de Rupert, qui incluait le Manitoba et dont la population était constituée d’une majorité de francophones, surtout des Métis.  Un anglophone, William McDougall fut nommé gouverneur.  Dès sa nterre_rupertomination, il fit entreprendre une opération cadastrale qui désavantagea les Métis, et ce même si le territoire n’était pas encore partie prenante du Canada.  Les Métis, avec à leur tête un dénommé Louis Riel, se révoltèrent et se soulevèrent en créant un gouvernement provisoire qui rejetait l’annexion de leur territoire et surtout l’arpentage qui les dépossédaient de leurs terres.  Ce gouvernement tenta de faire reconnaître l’Assiniboine, leur territoire, comme une province canadienne.  Mais les choses se compliquèrent lorsque qu’un groupe anglophone opposé aux visées de Riel, seriel rebellèrent.  Un certain orangiste du nom de Thomas Scott fut arrêté, jugé et condamné à mort par le gouvernement provisoire. Il fut fusillé.  Cette exécution souleva les passions dans le Canada.  Les francophones, sympathiques à la cause des Métis prirent leur défense tandis que les anglophones désiraient juger Riel pour la mort de Scott qu’ils considéraient comme un meurtre.  Cet épisode mouvementé n’empêcha pas, peu de temps après, l’Assiniboine d’intégrer la Confédération canadienne sous l’appellation de « Province du Manitoba ».  Riel obtenu aussi la garantie que les Métis puissent avoir leur propres écoles et puissent pratiquer leur religion : catholicisme. En échange, le Canada obtenait le droit d’établir les règles fédérales canadiennes au Manitoba. Le Canada envoya donc uneexecution_thomas_scott expédition militaire chargée de cette tâche.  Mais, le mécontentement en Ontario ne diminua pas quant au sort de Thomas Scott.  Une majorité d’Ontariens désiraient que Louis Riel soit arrêté et puni pour le meurtre du jeune orangiste.  Bien au fait de ces réclamations, Riel s’enfuit avant l’arrivée de l’expédition.  Il demeura plusieurs années en exil aux Etats-Unis.  Il revint au Canada, dans l’actuelle Saskatchewan, mais fut rapidement arrêté et pendu pour trahison.  Cet acte est considéré comme ayant contribué nettement au clivage entre francophones et anglophones au Canada.  Cette division existe d’ailleurs toujours.

Pour en lire davantage sur ces événements et sur Louis Riel, je vous recommande le livre suivant :

ROUGES RIVIÈRESrouges_rivieres
Auteur : Alain DUBOS
Éditeur : Pocket
Paru : 16 juin 2011
Disponible : Papier, Amazon.fr, Amazon.ca

 

Une étoile pour le Tsar

Quel extraordinaire destin que celui de Mathilde Kschessinska, prima ballerina assoluta du ballet impérial russe ! Elle a à peine dix-sept ans lorsqu’elle rencontre le futur tsar Nicolas II qui lui offre un palais à Saint-Pétersbourg et favorise ostensiblement sa carrière. Mais, malgré leur liaison, il reste éperdument amoureux de celle qu’il connaît depuis l’enfance et qui devient son épouse, la princesse Alix de Hesse-Darmstadt. etoile_tsarDès lors, rejetée, Mathilde s’étourdit dans la valse des amants, archiducs et aristocrates, les trahissant tour à tour sans vergogne, même lorsque le tsar, après que son épouse lui a donné quatre filles, dont la célèbre Anastasia, revient temporairement vers elle. À travers cette histoire éblouissante, renaît toute la cour impériale des Romanov vivant ses derniers feux et aveugle sur les événements menaçants qui se préparent. Tandis que l’empereur et sa famille sont assassinés, Mathilde réussit à fuir la Russie et à s’installer à Paris où elle se marie. Fondé sur des faits réels, ce roman, vibrant de passion et d’émotions, multiplie les rebondissements.
(Résumé tiré du site de La Procure)

UNE ÉTOILE POUR LE TSAR
Auteur : Adrienne SHARP
Éditeur : Pygmalion
Paru : Février 2012
Disponible : La Procure (Epub), Renaud-Bray (PDF, Epub)

Cathédrale Santa Maria Del Mar

Comme son nom l’indique, la cathédrale Sante Maria Del Mar est située tout près de la mer, en plein cœur de Barcelone, dans le quartier de la Ribeira.  Cette partie de la ville était habitée, au Moyen-Âge par des marins, pécheurs, ouvriers du port, marchands et artisans. Dédiée aux marins, la Cathédrale de la mer a été construite dans le pur santa_maria_del_marstyle gothique.  Mais fait inusité, cet édifice religieux exceptionnel, a été construit par de simples villageois vivant à proximité. Comme c’est le cas pour toutes les cathédrales, il a fallut plusieurs décennies pour la construire. Ainsi, la construction s’est échelonnée de1329 à 1383. Et tous les habitants du quartier de la Ribeira semblent avoir participé d’une quelconque façon à son édification. Il faut souligner ici l’apport inestimable des « bastaixos » (débardeurs) travaillant au port et qui aidèrent à transporter les lourdes pierres débarquées des bateaux et celles extraites de la carrière Montjuïc, jusqu’au chantier de construction.  C’est l’architecte Berenguer de Montagut qui dessina les plans et qui dirigea les travaux.  Mais ce qu’il faut retenir de cette cathédrale, c’est qu’elle était la cathédrale des pauvres. Contrairement à l’autre cathédrale, celle de Seu, qui était considérée comme officielle, Santa Maria Del Mar était accessible à tous, et présentait une décoration denuée d’extravagances.  Encore aujourd’hui, elle évoque un caractère d’humilité et de paix.  Elle fut inaugurée le 15 août 1384.  En 1428, un tremblement de terre causa des dommages.  La très belle rosace s’effondra.  Elle fut remplacée et depuis, elle n’a plus connu de modifications substantielles jusqu’en 1936, où durant la guerre civile, l’autel ainsi que certaines images furent brûlés.  De nos jours, elle est une attraction touristique incontournable de la capitale de la Catalogne.

Un excellent roman a été écrit et dont l’action se situe au moment de la construction de la cathédrale. Il s’agit de:

LA CATHÉDRALE DE LA MER
Auteur : Ildefonso FALCONES
Éditeur : Pocket
Paru : 18 juin 2009
Disponible : Amazon.fr (Kindle)

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RÉSUMÉ (tiré du site Renaud-Bray)
Au coeur de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l’Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple…
Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l’église Santa María del Mar chef-d’oeuvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans) , le lecteur suit pas à pas le parcours semé d embûches d’Arnau Estanyol pour conquérir sa liberté. Fils d’un paysan exilé à Barcelone, devenu membre des bastaixos une confrérie de porteurs de pierres chargée de convoyer leurs chargements jusqu’à la future cathédrale , puis vaillant soldat du roi, il fait fortune avec l’aide du juif Hasdai, dont il a sauvé les enfants. Le voilà riche cambiste, consul… et époux, bien malgré lui, de la pupille du roi. Malgré son statut et ses nombreuses responsabilités dans la cité catalane, il saura résister aux plus terribles machinations, à l’Inquisition, et n’aura de cesse de défendre les pauvres et les esclaves…
Ce roman foisonnant de personnages et de rencontres, de trahisons et d’histoires d’amour est un tourbillon. Acteur et témoin des grands maux de l’époque, son héros est tour à tour confronté aux conflits militaires, aux révoltes populaires, à la Grande Peste et aux hérésies. Par-delà l’intrigue menée de main de maître par Ildefonso Falcones, La Cathédrale de la mer est aussi un chant d’amour à une ville et à ses habitants, ainsi qu’un hymne à la fraternité.