Rafle du Vel d’Hiv

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1942, se déroula la plus importante arrestation collective de la seconde guerre mondiale en France.  Les autorités françaises, à la demande des nazis, arrêtent 13 152 personnes, dont 4000 enfants à Paris. Malgré le chiffre impressionnant, c’est la moitié du quota exigé. La plupart des personnes sont embarquées dans des autobus.  Les familles sont dirigées vers le Vélodrome d’Hiver, tandis que les personnes seules et les couples sans enfants sont envoyés au camp de Drancy au nord de Paris. C’est environ 8000 personnes, qui sont entassées au Vélodrome. Leur conditions de détention sont exécrables: pas de nourriture, pas de couchage, pas d’eau potable et sont exposées à un éclairage éblouissant tant le jour que la nuit.  Après quelques jours d’attente, les 8000 détenus sont envoyés sans les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. Au mois d’août, les femmes sont envoyées dans les camps de concentration de Pologne. Deux semaines plus tard, c’est au tour des enfants.  Ceux-ci sont dirigés vers Auschwitz-Birkenau, devenu tout récemment, un camp d’extermination à grande échelle. Personne de reviendra de cet exil vers l’est.  Les gens internés à Drancy prennent par la suite le même chemin et très peu d’entre eux survivront.
Ce n’est qu’en 1996, que le Président Jacques Chirac reconnait officiellement cette page horrible de l’histoire française :  »(…) que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

Ma suggestion de lecture:

ELLE S’APPELAIT SARAH
Auteur : Tatiana de Rosnay
Éditeur : Héloïse d’Ormesson
Paru : 24 janvier 2013
Format : Ebook
Disponible Amazon.fr (Kindle)

Résumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avce ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.

« Elle s’appelait Sarah », c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès internationnal, avec des traductions dans trente-quatre pays.






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