Secte des assassins

Cette secte issue d’Iran a servi d’inspiration pour le création du jeu vidéo « Assassin’s Creed ».  Elle a été fondée par un dénommé Hassan ibn al-Sabbah, un mystique musulman, vers 1090 après J.C.  Qui est cet homme?  Il s’agit d’un homme qui dirige une branche perse et minoritaire de l’Islam. Il s’agit du courant « ismaélien » qui prône une lecture ésotérique du Coran.
En prenant la défense d’un imam en fuite, il s’attire le mécontentement des autorités et doit fuir à son tour.  Il rejoint la forteresse d’Alamut perchée dans les montagnes perses.  C’est de cet endroit, que le « Vieux de la montagne » comme il est surnommé, qu’il réussi à rassembler bon nombre de fanatiques ismaéliens.  Bientôt son organisation prend beaucoup d’influence en Perse. Son rayonnement occulte se répand bientôt dans toute l’Asie occidentale.  Hassan ibn al-Sabbah utilise le chantage, la menace, la violence pour imposer ses vues.  Son arme privilégiée pour terroriser ses opposants : poignard empoisonné.  Rapidement, les nizarites, comme ils sont appelés à l’époque, se taillent une réputation d’assassins sournois et insaisissables.  Entraînés au maniement des armes et au déguisement, ils se faufilent partout en semant la mort.  Mêmes les palais les mieux gardés ne peuvent résister à leurs tactiques. C’est ainsi que pendant un siècle, cette « Secte des assassins » fait la loi en Asie occidentale.  Même la mort du « Vieux de la montagne » en 1124, ne ralentit guère l’organisation qui continue à sévir partout.  Ils sont tellement craints que même les plus grands souverains d’Europe tentent de s’en faire des alliés. C’est le cas de Louis IX de France et de Richard Coeur de Lion d’Angleterre.  La secte réussit, par ailleurs des attentats retentissants.  Ils assassinent Conrad de Montferrat, roi de Jérusalem et attentent, sans succès, à la vie de Saladin, lui-même.  La secte n’est cependant pas à l’abri d’un grand fléau qui est à la veille de frapper le continent: les Mongols.
L’arrivée de ces hordes de cavaliers venus des steppes font peur aux nizarites.  Ils décident donc d’enrayer cette menace en tentant de tuer le chef des Mongols.  Leur tentative déclenche la fureur des envahisseurs.  Les fiefs de la secte sont pris ainsi que la forteresse d’Alamut.  Ceci sonne donc la fin de la « Secte des assassins », que certains n’hésitent pas à désigner comme la source d’inspiration des organisations terroristes de notre époque.

Mes suggestions de lecture :

ALAMUT
Auteur : Vladimir BARTOL
Éditeur : Libretto
Paru : 4 octobre 2012
Format : Ebook
Disponible : Amazon.fr (Kindle), Archambault (Epub), Amazon.ca (Kindle)

Résumé : Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n’a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d’appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu’il la pratiqua, continue d’ébranler les empires modernes. Mélange d’aventures et de philosophie politique, Alamut n’évoque la violence des complots d’alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.


LE VIEUX DE LA MONTAGNE
Auteur : Freidoune SAHEBJAM
Éditeur : Grasset
Paru : 27 septembre 1995
Format : Ebook, Papier
Disponible : Amazon.com (Kindle), Numilog (ePub), Amazon.fr (Kindle), Indigo (Kobo)

Résumé :  Il s’agit d’un roman historique qui, évoquant un héros légendaire de l’ancienne Perse, ne songe, bien sûr, qu’à parler du présent iranien. Voici donc l’histoire de Hassan Sabbah, chef de la secte des ismaéliens, entre Ispahan, Bagdad et Alamout de 1075 à 1124. Mystique, ami du poète Omar Khayyam, Hassan est ce musulman qui, avant d’autres, prônera un retour aux sources de sa religion contre les sultans Seljoukides qui règnent alors sur l’Islam. Hassan regroupera autour de lui une troupe de musulman fanatisés, drogués au haschisch (d’où le mot « assassin ») qui terrorisent l’empire des sultans jusqu’au jour où ils les manipuleront pour instaurer un véritable Etat théocratique qui durera plus d’un siècle, effrayant l’Occident des croisades par sa cruauté. Dans ce roman, on voit donc, de l’intérieur, comment se bâtit l’âme d’un intégriste. Pourtant Hassan était, aussi, un homme d’immense culture, ami des arts, poète à ses heures. Telle est l’énigme qui porte ce livre : comment peut-on être à la fois un Saint et un Monstre, un farouche défenseur du Bien et un tyran sans pareil, dans ce XIe siècle qui évoque étrangement la fin de notre propre millénaire en proie au fanatisme et à l’obscurantisme ?






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