Hélène Jégado, tueuse en série

Hélène Jégado est née en 1803 à Plouhinec en Bretagne. Elle est issue d’une famille modeste de cultivateurs. Il semble qu’elle ait eu une enfance heureuse malgré la pauvreté dans laquelle elle vivait. Il semble néanmoins, qu’elle ait été traumatisée par une figure du folklore breton, l’Ankou, personnification de la mort. Est-ce cela qui provoque en elle le besoin de tuer? Personne ne le sait.
Elle perd sa mère alors qu’elle n’a que sept ans.  Elle se retrouve chez une tante qui est une domestique dans un presbytère. Très vite, elle commence à assister sa tante dans ses tâches.  C’est le début de sa carrière de domestique qui l’amène à accepter des postes dans différentes communautés bretonnes.  Elle devient aide-cuisinière, ce qui la place dans une position pour utiliser son arme de prédilection: le poison. Pendant dix-ans, elle sème la mort indistinctement en frappant des hommes, des femmes et même des enfants.  À chacun des meurtres, elle a l’habitude de prendre un souvenir à sa victime, ce qui facilitera plus tard, l’évaluation du nombre de ses victimes. Cependant, à un certain moment de sa « carrière », il se trouve un homme qui se met à la soupçonner. Il s’agit de Théophile Bidard de la Noé, un avocat spécialiste en affaires criminelles.  Il décide de faire autopsier une des victimes apparentes de la jeune femme.  On trouve alors dans le corps de la victime des traces d’arsenic.  Malgré le fait que la présence d’arsenic est somme toute courante à l’époque à cause des épidémies de choléra, la femme est arrêtée et accusée de cinq meurtres, cinq tentatives de meurtre ainsi que onze vols domestiques. Plusieurs des assassinats commis dix ans plus tôt ne peuvent être cités dans l’acte d’accusation à cause de la prescription décennale applicable à l’époque.  Son procès s’ouvre le 6 décembre 1851 et prend fin avec la sentence rendue le 14 du même mois : condamnation à mort.  Elle est guillotinée le 26 février 1852.

Elle est l’une des plus grandes empoisonneuses que la France ait connue.

Mes suggestions de lecture :

FLEUR DE TONNERRE
Auteur : Jean TEULÉ
Éditeur : Julliard / Pocket
Paru : 7 mars 2013
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Hélène Jégado a tué des dizaines de ses contemporains sans aucune raison apparente. Quels secrets renfermait cette tête qui, le 26 février 1852, sur le Champ de mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ? C’était au temps où l’esprit des Lumières et le catéchisme n’avaient pas soumis l’imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l’Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes.
Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu’on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l’Ankou, l’ouvrier de la mort, était le plus craint, et c’est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l’esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l’enfant minuscule se persuada qu’elle était l’incarnation de l’Ankou.
Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l’avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons.
Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s’attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles.
Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.


ARSENIC, TOME 1 : HÉLÈNE JÉGADO, ASCENSION VERS L’ÉCHAFAUD
Auteurs : Olivier KERAVAL et Luc MONNERAIS
Éditeur : Sixto Éditions
Paru : 7 avril 2017
Genre : Bande dessinée
Format : Papier
Disponible : Decitre

Résumé :

À travers cette histoire en deux tomes, Olivier Keraval et Luc Monnerais redonne vie à la plus implacable meurtrière de tous les temps, Hélène Jégado. Parution du tome 2 : novembre 2017.






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