L’énigme du Mary Céleste

Le Mary Celeste est un navire, un brigantin américain retrouvé en décembre 1872, au large des Açores. Il est abandonné et sans avaries apparentes. Le destin de l’équipage demeure un mystère encore aujourd’hui.  Ce que l’on peut dire sur cette énigme c’est qu’il est parti du port de New York en novembre 1872 soit un mois avant sa découverte. Son capitaine est un dénommé Benjamin Briggs, originaire du Massachusetts. À la veille de son départ, il écrit à sa mère et lui confie qu’il est très satisfait de son équipage et de son navire.  Il doit se rendre à Gênes afin de livrer une cargaison de 1701 tonneaux d’alcool éthylique dénaturé (impropre à la consommation).  Il quitte le port le 5 novembre, mais les mauvaises conditions météorologiques le poussent à s’arrêter à Staten Island afin d’attendre une éclaircie. Non loin de là, un autre navire, le Dei Gracia s’apprête à traverser l’océan afin d’aller livrer du pétrole à Gibraltar. Son capitaine David Morehouse est peut-être une connaissance de Briggs. Certains avancent même la possibilité que les deux capitaines dinèrent ensemble, la veille du départ de Briggs. Le Mary Celeste quitte finalement le 7 novembre. Quant à lui, le Dei Gracia quitte New York le 15 novembre en empruntant la même route maritime que le Mary Celeste.
Vers 13h00 le 4 décembre, des membres de l’équipage du Dei Gracia aperçoivent un navire qui semble errer sans aucune direction. Ce comportement étrange pousse Morehouse à se diriger vers le navire en perdition afin de constater ce qui ne va pas. En s’approchant, il découvre qu’il s’agit du Mary Celeste.  Il envoie des hommes sur la navire afin de s’enquérir de la situation à bord. C’est alors la surprise est totale : aucune âme qui vive n’est retrouvée à bord. Certains indices les laissent perplexes. Les voiles endommagées semblent avoir souffert de mauvaises conditions météorologiques, mais sans plus. Une seule embarcation de sauvetage est manquante. Le compas du navire est aussi manquant. La cale est remplie d’eau mais sans être une menace pour un tel navire. La dernière inscription au journal de bord remonte au 25 novembre, soit neuf jours auparavant. Morehouse décide alors de ramener le navire à Gibraltar. Et c’est à cet endroit qu’une enquête est menée. L’on conclut rapidement à un crime commis sous l’effet de l’alcool. Un autre théorie est mise aussi de l’avant, celle d’un phénomène naturel tel une trombe d’eau. Mais jamais personne n’a réussit à percer le mystère du Mary Celeste. L’écrivain Arthur Conan Doyle publia un récit romancé des événements, mêlant faits réels et faits inventés.  Cette contribution de l’auteur a nourri considérablement le mythe de cette histoire. L’histoire du Mary Celeste n’est pas unique. En effet, quelques navires à la même époque sont abandonnés sans que l’on sache pourquoi. Mais l’histoire du Mary Celeste est celle qui fut retenue par l’Histoire.

Ma suggestion de lecture :

LE FANTÔME DE LA MARY CELESTE
Auteur : Valérie MARTIN
Éditeur : Albin Michel
Paru : 30 mars 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Renaud-Bray (ePUB), Leslibraires.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Entre mythe et réalité, la grande romancière Valerie Martin, prix Orange pour Maîtresse, revisite l’histoire d’une des plus célèbres énigmes maritimes : le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain en route vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores. À son bord, aucune trace de l’équipage, de son capitaine, Benjamin Briggs, de son épouse et de sa fille qui l’accompagnaient.
Pour le jeune écrivain Arthur Conan Doyle, cette disparition est une source d’inspiration inespérée. Pour Violet Petra, médium réputée dans les cercles huppés de Philadelphie, un cauchemar. Et pour le public de l’époque victorienne, obsédé par la mort, un fascinant mystère… Un navire surgi d’une brume semblable aux ténèbres, un écrivain naissant à la veille de la gloire, l’émergence d’une ferveur spirituelle troublante et inédite : trois trames qui convergent tout au long d’un récit aussi tumultueux que les océans menaçant d’engouffrer la Mary Celeste.
Un roman ambitieux sur l’amour, la perte, et les légendes parfois plus fortes que la vérité.« Ce roman splendide et mystérieux évoque les longues traversées des océans, les tempêtes qui emportent les navires et déchirent les cœurs. Un conte des mers qui s’inscrit dans la tradition de Melville. »Pat Conroy

 






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