Mary Anning, paléontologue

Le 21 mai 1799, naît à Lyme Regis dans le Dorset (Royaume-Uni), Mary Anning. Fille d’un ébéniste qui arrondit ses fins de mois en vendant des fossiles, la jeune fille est initiée très tôt à la recherche de telles raretés.  Et comme son père décède en 1810 de la tuberculose, la chasse aux fossiles et la vente de ceux-ci devient alors une occupation qui les aident à survivre, elle, son frère et sa mère. C’est l’année suivante, à l’âge de douze ans, qu’elle découvre son premier fossile d’importance. Il s’agit d’un Ichtyosaure long de 9 mètres. Une sorte de dauphin au nez pointu qui aurait vécu il y a environ 200 millions d’années. 
L’année 1820 fut très pauvre en revenus. Tellement qu’un collectionneur, Thomas Birch, leur vient en aide en vendant une partie de sa collection de fossiles. Les profits engendrés par cette vente permet aux Anning de se sortir de la misère.  Mary peut désormais se consacrer pleinement à son occupation favorite. C’est ainsi que l’année suivante, elle découvre un squelette presqu’entier d’un plésiosaure, créature qui n’avait jusqu’à maintenant été identifiée uniquement que par des fragments. Ce fossile est vendu au Duc de Buckingham qui le met aussitôt à la disposition de la Société Géologique de Londres pour examen. Deux ans plus tard, Mary découvre un autre squelette de plésiosaure dont l’intérêt vient du fait que contrairement au premier spécimen, il n’a pas les vertèbres déplacées.
Les années 1824 et 1825 sont fructueuses en découvertes pour Mary. Elle met au jour plusieurs fossiles intéressants : un plésiosaure, une bélemnite, sorte de calmar. En 1828, Mary découvre un autre fossile d’importance. Il s’agit d’un ptérosaure, sorte de reptile volant dont le seul autre exemplaire dans le monde existe en Allemagne.
C’est grâce aux découvertes de Mary que la science peut enfin attester de l’extinction de certaines espèces, dont les reptiles. Ces avancées de la paléontologie, ne plaisent cependant pas aux autorités religieuses de l’époque. Mais malgré ces réticences, Mary continue ses quêtes. En dépit de toutes ces découvertes, Mary n’est pas vraiment reconnue à sa juste valeur par la communauté scientifique. Son statut de femme issue d’un milieu modeste, la maintient dans un quasi anonymat. La seule forme de reconnaissance lui est octroyée par la British Association for the Advancement of Science qui lui alloue une rente annuelle suite à l’intervention d’un ami bien en vue dans la communauté scientifique. Atteinte d’un cancer du sein, elle meurt en 1847 dans sa communauté de Lyme Regis. Suite à son décès, la Société géologique fait installer un vitrail à sa mémoire. Il y est inscrit :  » Ce vitrail est dédié à la mémoire de Mary Anning, membre de cette paroisse, décédée le 9 mars 1847, et érigé par le vicaire et des membres de la Société Géologique de Londres pour commémorer son apport et sa pertinence dans l’avancement de la géologie, sa générosité et sa vie intègre. » D’autres personnes voulant souligner l’apport de Mary Anning nomment certaines espèces à son nom. C’est ainsi que le crustacé Ostracod Cytherelloidea anningi, le reptile thérapside Anningia, et le mollusque bivalve Anningella, sont nommés à sa mémoire.

Ma suggestion de lecture:

PRODIGIEUSES CRÉATURES
Auteur : Tracy CHEVALIER
Éditeur : Gallimard /Folio
Paru : 27 avril 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, pdf), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub, pdf), Kobo, Nook

Résumé :

La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai. Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces prodigieuses créatures qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes.
Elle trouve une alliée inattendue en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *