La grosse Bertha

À la fin de la 1ere guerre mondiale, la ville de Paris est assiégée par l’armée allemande. En effet, de peur que des renforts américains ne viennent les affaiblir, les allemands décident de s’attaquer à Paris, une ville déjà éprouvée par cette guerre. Ils utilisent alors une nouvelle arme, les « Dicke Bertha », des canons de longue portée. Nommés en l’honneur de Bertha Krupp, petite-fille d’Alfred Krupp, un des plus grands industriels allemands qui construisit ces engins. En France, au sein de la population, ils sont vite appelés « La grosse Bertha ». En Allemagne, l’expression « Pariser Kanonen » est aussi utilisée. Au moment où les Allemands commencent à utiliser ses énormes canons, ils lancent aussi des attaques aériennes sur Paris avec de nouveaux bombardiers, les Gothas.  Au début, les bombardements de ses avions de combat sont attribués à la grosse Bertha. Mais bien vite les gens apprennent à identifier les tirs des canons allemands. Au nombre de sept, ces pièces d’artillerie de longue portée, pouvaient lancer des obus à une distance de 128 kilomètres.  Conçues pour terroriser les français et les forcer à signer une armistice, les Pariser Kanonen sont à l’origine de plusieurs décès dans la capitale française. En effet, 367 obus sont tirés faisant 356 morts et blessant 620 parisiens.  Le tirs débutent le 23 mars alors qu’un obus tombe sur un édifice, au 6 Quai de Seine.  Les Parisiens en demeurent bouche bée. Puis, dix minutes plus tard, la Gare de l’est est touchée à son tour.  Par la suite, les tirs se succèdent aux quarts d’heure. Mais l’évènement le plus marquant de cette campagne de bombardements, est sans contredit celui du bombardement de l’église Saint-Gervais le 29 mars 1918. Vers la fin de l’après-midi et durant la célébration du vendredi saint réunissant plusieurs fidèles, un obus détruit une partie de l’église faisant 91 morts et 68 blessés. C’est suite à ces bombardements spectaculaires que les parisiens baptisèrent ce canon la « Grosse Bertha ».

Suggestion de lecture:

PARIS EN GUERRE, 1914-1918
Auteur : Philippe MELLOT
Éditeur : Omnibus
Paru : 4 septembre 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

La vie au quotidien des Parisiens durant toute la Grande Guerre. Des témoignages de première main illustrés par 1 600 documents d’époque… Un ensemble d’une richesse inouïe ! Paris en guerres 1914-1918 est le premier livre à dévoiler dans le détail, par l’image et les témoignages saisis sur le vif, ce douloureux épisode de notre histoire. Des témoignages rares, 1600 documents, dont de nombreux inédits : photographies, affiches publicitaires et d’information en couleurs, dessins satiriques et caricatures, illustrations issues de livres et de revues illustrant l’actualité… Mois par mois,  » Sur le front « , des encadrés chronologiques qui permettent de replacer la vie à Paris dans le contexte général du conflit en France et dans le monde Des double-pages spéciales sur des sujets particuliers : la presse quotidienne, les magazines et la censure, la presse enfantine, la littérature de propagande, les appareillages pour les grands blessés… Comment vécurent ces Français de l’arrière – femmes, enfants, vieillards – dans la capitale bombardée, rationnée, envahie par les blessés que le front déverse sans discontinuer ? Malgré les mauvaises nouvelles qui les accablent jour après jour, les Parisiens vont traverser l’orage avec un moral, un courage et un humour inépuisables.






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