Bataille de Dunkerque – Mai 1940

La fameuse bataille de Dunkerque se déroule du 26 mai au 4 juin 1940. Elle représente, pour les alliés, un épisode noir de la bataille de France.  Cette bataille a lieu suite aux pressions exercées par les Allemands avec leur Blitzkrieg (guerre éclair). Les alliés (britanniques et français) sont repoussés inexorablement vers le nord. La ville de Dunkerque devient alors naturellement le port d’évacuation des forces alliées vers la Grande-Bretagne. Dans la débâcle, les anglais et les français s’unissent afin de sauver le plus de soldats et de matériel militaire possible. Il leur est impératif de ne rien laisser aux allemands. Ces derniers, de leur côté, désirent âprement affaiblir ces forces alliées afin de préparer une future invasion de la Grande-Bretagne. Le 24 mai, un ordre d’Hitler ordonne aux troupes allemandes de stopper leur progression jusqu’au 27.  Ce petit laps de temps permet aux alliés de se regrouper et de former un corridor afin de protéger la retraite. Mais l’évacuation exige beaucoup plus que cela. Elle requiert la création d’une flotte d’évacuation.  Les navires de la Royal Navy ne peuvent suffirent d’autant plus qu’ils ne peuvent s’approcher des plages.  On fait donc appel à toutes les catégories d’embarcations disponibles. L’on réquisitionne des embarcations comme des chalutiers, des traversiers, des péniches, etc. En tout, c’est 370 bateaux qui sont mobilisés. On leur surnomme les « little ships ». Parmi ces bateaux, il faut mentionner les vingt-neuf caboteurs néerlandais ayant échappé à l’occupation allemande des Pays-Bas.  Ils réussissent à sauver près de 23 000 hommes durant l’opération Dynamo (Opération d’évacuation).
Le 29 mai, les pressions répétées de l’armée allemande causent le rétrécissement de la zone de sécurité établie par les alliés. La pression s’intensifie sur les alliés. Malgré tous  les efforts déployés, l’opération d’évacuation manque d’embarcations. Cela explique donc pourquoi, l’évacuation se déroule sur neuf jours. Devant les dangers accrus, certains soldats n’hésitent pas à évacuer à la nage, au péril de leur vie. Toujours le 29 mai, l’aviation allemande commence à pilonner les positions alliées et à mitrailler les plages où s’entassent les soldats en attente de leur évacuation. Ce sont 400 bombardiers qui réussissent ce jour-là à couler 250 embarcations alliées. Malgré ce revers de fortune, les opérations d’évacuation continuent. Pour les friands de statistiques, 7669 soldats sont évacuer le premier jour, 17 804 le second, 47 310 le troisième et 53 823 le quatrième. En tout, c’est 338 226 soldats (dont 123 095 français) qui ont pu être évacués en 9 jours. Malgré cet exploit, plusieurs n’ont pas eu la chance d’embarquer sur un des navires en partance pour la Grande-Bretagne. Des unités entières ont été abandonnées à leur sort et ont été anéanties. D’autres soldats ont été capturés. C’est le cas d »environ 35 000 français qui deviennent des prisonniers de guerre.  Malgré la défaite des alliés durant la bataille de France, l’opération Dynamo a été un succès, à tel point, qu’elle a peut-être freiner l’invasion de la Grande-Bretagne prévue par Hitler.

Suggestions de lecture:

DUNKERQUE, 1940 – UNE TRAGÉDIE FRANÇAISE
Auteur : Jacques DUQUESNE
Éditeur : Flammarion
Paru : 7 juin 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub)

Résumé :

« J’avais 10 ans en 1940, quand éclata la première grande bataille de la Seconde Guerre Mondiale, en France. Elle se termina par la victoire du dictateur allemand Adolf Hitler. À Dunkerque, où je vivais.
J’avais 10 ans, et je rêvais, je voulais, je croyais que les Français allaient gagner, comme ils l avaient fait vingt ans plus tôt, sur la Marne et à Verdun. Mais j’ai connu le drame d’une défaite comme mon pays en avait rarement subi.
Et j’étais au coeur de cette bataille.
J’ai vu alors les troupes anglaises la quitter, pour rentrer chez elles. J’ai aussi assisté, dans ma rue, aux tristes défilés de milliers de prisonniers français dont bon nombre avaient protégé ce départ, en luttant jusqu’à la dernière nuit, au soir du 3 juin. Depuis, j’ai toujours cherché à comprendre les raisons et le sens de la tragédie de Dunkerque, fouillé bien des archives. C’est pourquoi, je veux apporter ici mon témoignage et le résultat de mes recherches. »

C’est avec ces mots que s’ouvre le livre de Jacques Duquesne. Mêlant la grande histoire aux souvenirs de son enfance à Dunkerque, il raconte avec le talent qu’on lui connaît cette tragédie oubliée, enfouie dans les mémoires par les quatre années de conflit qui suivirent. Face aux Allemands, irréductibles et impétueux, la défaite des Alliés fut particulièrement cuisante. Quel jeu jouèrent vraiment les Anglais ? L’ultime polémique de cette guerre est-elle toujours d’actualité ?

 


DUNKERQUE – LE LIVRE OFFICIEL DU FILM ÉVÉNEMENT
Auteur : Joshua LEVINE
Éditeur : HarperCollins
Paru : 5 juillet 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub),  Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

L’espoir est une arme. La survie est une victoire. L’espoir est une arme. La survie est une victoire. Dunkerque, mai 1940  : plus de 300  000 soldats alliés échappent à l’armée allemande lors d’une évacuation maritime spectaculaire. L’histoire de ce sauvetage héroïque qui dura neuf jours – du 27  mai au 4 juin 1940 –  et des soldats, marins, pilotes et civils qui y participèrent, est entrée dans la légende.
Cette opération que Churchill qualifia de «  miracle  » est ici racontée Joshua Levine, auteur de plusieurs livres d’Histoire devenus des best-sellers. Enrichi de nouveaux témoignages de vétérans et de survivants,  Dunkerque  est le compte rendu fascinant à plusieurs focales (au sol, en mer et dans les airs) d’une glorieuse défaite qui mena les Alliés vers la victoire. L’auteur Joshua Levine a écrit sept livres d’histoire, tous des best-sellers.
Son ouvrage sur les pilotes de la Première Guerre mondiale,  On a Wing and a Prayer, a été adapté à la télévision. Il a par ailleurs collaboré au film  Dunkerque  en tant que conseiller historique. Né aux Bahamas, il vit aujourd’hui à Londres.


CHAMPS D’HONNEUR – DUNKERQUE – MAI 1940
Auteur : Thierry GLORIS et Ramon MARCOS
Éditeur : Delcourt
Paru : 26 avril 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

Pendant la campagne de France de 1940… La défaite à Dunkerque est totale, tant d’un point de vue matériel que moral. La ville est détruite et plus de mille civils sont tués en une seule journée. Rarement dans l’Histoire, l’identité française a été si près de l’abîme. Mais, par-delà la Manche, des hommes relèveront le flambeau de l’honneur perdu.

 

Deadline

DEADLINE
Auteur : Laurent Frédéric BOLLÉE, Christian ROSSI
Éditeur : Glénat BD
Paru : 2013
Genre: Bande dessinée
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

« Tu vois la rambarde, là, qui forme une ligne ? Ça, mon pote, c’est la deadline ! Le doigt de Dieu… »

Camp d’Anderson, Georgie, août 1864. Dans cette gigantesque prison à ciel ouvert, alors que la guerre de Sécession fait rage, le monde se divise en deux catégories : les geôliers sudistes et les captifs nordistes. Entre les deux, la deadline. Le prisonnier qui franchit cette ligne gagne un aller simple pour l’enfer. Parmi eux, un soldat noir au calme insolent, le regard fier, intrigue le jeune confédéré Louis Paugham, affecté à la surveillance du camp…

Sur fond de guerre civile américaine, Laurent-Frédéric Bollée signe avec Deadline un western allégorique et intime qui prend aux tripes, sublimement mis en images par un habitué du genre : Christian Rossi, héritier direct de Jean Giraud et probablement l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération. L’événement BD de 2013 !

Kuklos

KUKLOS
Auteur : Sylvain RICARD et Christophe GAULTIER
Éditeur : Futuropolis
Paru : 3 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Kobo

Résumé :

Dans les années 20, un jeune Américain du Sud des Etats-Unis découvre un jour que son père est un membre éminent du Ku-Klux-Klan. Un « klaniste », comme ils se baptisent entre eux. A l’’époque, le « Klan » se montre particulièrement actif contre la minorité noire. Humiliations, enlèvements, assassinats, expéditions punitives, pendaisons, lynchages : la liste des exactions commises ressemble à une triste litanie. Le jeune homme, Thomas Jackson, va être initié et rejoindre à son tour la confrérie. Peu à peu, il va gravir les échelons de l’’organisation. Les credo du Klan deviendront les siens : défendre la suprématie de la « race » blanche, lutter contre l’’influence des communistes et des Juifs, « sauver les Etats-Unis d’’Amérique », comme le lui rappelle l’’un de ses nouveaux compagnons. Mais les luttes internes ne sont pas rares. Thomas Jackson va devoir affronter des factions rivales et composer avec les ambitions personnelles de certains membres de son organisation. Jusqu’’au jour où une descente dans un combat de boxe organisé par la communauté noire va virer au cauchemar. Et les agresseurs, trop sûrs de leur force et de leur supériorité numérique, vont se retrouver pris au piège, confrontés à la soif de vengeance de leurs victimes d’hier. Le goût amer de la défaite va se doubler de règlements de compte sordides…

Kuklos est un récit sombre et sans concessions. Une plongée jusqu’’à la nausée dans la folie meurtrière des membres du Klan, secte fanatisée et imprégnée d’’une violence obsessionnelle contre les Noirs. La description des rituels en pleine forêt, des cérémonies d’’initiation et du code verbal utilisé par les Klanistes donne une force documentaire à cette fiction, organisée autour de l’’affrontement entre Jackson et Hummond, un « Kluxer » assoiffé de violence brute. Les scènes décrites donnent froid dans le dos, et le déferlement de haine aveugle qui habite ces Blancs donne à voir l’’une des parts d’ombre de l’’Histoire américaine. La narration est parfaitement maîtrisée : au rythme du texte écrit par le scénariste répond l’enchaînement implacable des vignettes. Alignées l’’une après l’’autre sans fioriture ni effet gratuit, elles évoquent une mécanique inexorable conduisant les protagonistes de ce drame vers le destin tragique qui les attend.
Sylvain Ricard, scénariste de Kuklos, travaille dans la recherche médicale appliquée à la génétique humaine. Passionné de bande dessinée, il est le fondateur d’’un site internet généraliste consacré à la BD (bdscope.org) et préside une association destinée à la promotion de jeunes auteurs. Le dessinateur, Christophe Gaultier, vient de l’’animation et de l’illustration de presse. Il a publié en 2000 son premier album aux éditions Paquet, intitulé Grise mine. Son trait, qui évoque par moments celui d’’un de Crécy, conserve toute la spontanéité du crayonné et possède une noirceur qui sert admirablement le récit. La mise en couleurs, mêlant les tons ocre et les couleurs flamboyantes, convient idéalement à cette histoire où le tragique affleure à chaque coin de page. Kuklos donne à voir une certaine vision de l’’Amérique. Pas la plus glorieuse, certes. Mais une vision devant laquelle il s’’agit de ne pas se voiler la face : après tout, le Ku-Klux-Klan reste encore en activité aujourd’’hui. Une bande dessinée qui ajoute aux ressorts dramatiques de la fiction la vigilance nécessaire offerte par le témoignage.
Histoire complète en 1 volume.
(Résumé tiré du site Babelio)

Irena, Juste parmi les nations

Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, est une héroïne polonaise, qui par son action humanitaire, a participé au sauvetage de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Fille d’un médecin qui s’est dévoué à la cause des familles pauvres, elle a appris de lui qu’il y a dans le monde deux catégories de personnes: les bons et les méchants. L’origine ethnique, l’affiliation religieuse ou la nationalité des êtres humains ne doivent en aucun cas représenter un frein à l’aide humanitaire.  Militante de gauche, elle est particulièrement sensible aux démonstrations antisémites. Cela explique pourquoi elle a participé, avant la guerre, à des manifestations visant à dénoncer les injustices vécues par les étudiants juifs à l’Université de Varsovie. Lorsque les Allemands envahissent la Pologne, beaucoup d’activistes se mobilisent pour protéger les Juifs. Irena s’enrôle dans un groupe clandestin d’aide aux enfants abandonnés et particulièrement aux enfants sortis du ghetto de Varsovie. Dans ce dernier cas, les enfants sont sauvés de différentes façons : sortis par des trous creusés dans le mur, dans des ambulances, dans des camions de pompiers, dans les camions à ordures. Une fois extraits du ghetto, les membres du groupe clandestin s’affairent à constituer de faux papiers afin de les faire admettre dans des orphelinats ou des familles d’accueil. En 1942, la Commission d’aide aux juifs (Zegota), la nomme à la tête du département d’aide à l’enfance. Elle oeuvre à ce poste jusqu’à son arrestation par la gestapo le 20 octobre 1943. Elle est torturée lors des interrogatoires. Ses bras et jambes sont fracturées (elle en gardera des séquelles toute sa vie). Elle est condamnée à mort mais elle est sauvée in extremis par Zegota lorsque des gardiens sont achetés. Fait tout particulier, elle écrit les noms de tous les enfants qu’elle a contribué à sauver et les met dans une jarre qu’elle enterre dans sa cour. À la fin de la guerre, elle participa à l’immense tâche de réunir les familles. Mais comme la plupart des parents avaient succombé dans les chambres à gaz, les enfants furent adoptés. En 1965, elle a été reconnue « Juste parmi les nations », un prix remis par l’État d’Israël aux personnes ayant mis leur vie en danger afin de sauver des Juifs. Très peu reconnue dans le monde, ce n’est que récemment que son apport à la cause des Juifs a été mise au jour. En effet, des étudiantes américaines, travaillant sur un projet dont l’objectif était de faire connaître des héros de la Shoah, tombèrent sur le nom d’Irena qui était associé au sauvetage de 2000 enfants juifs. Ils allèrent la rencontrer en Pologne. Revenus aux Etats-Unis, ils rédigèrent une pièce de théâtre intitulée « Life in a Jar ». Cette pièce fut reconnue aux États-Unis et dans le monde par la suite. Irena est décédée le 12 mai 2008 à l’âge vénérable de 98 ans.  Un film sur sa vie a été réalisé en 2009. Il est intitulé « The Courageous Heart of Irena Sandler » avec Anna Paquin dans le rôle d’Irena.

Ma suggestion de lecture :

IRENA, TOME 1 : LE GHETTO
Auteurs : Jean-David MORVAN, Séverine TRÉFOUËL, David EVRARD
Éditeur : Glénat
Paru : 4 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (Fixed), Kobo

Résumé ;

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien A ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition.
Ici, tout le monde la connaît, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas A tenir tête aux gardiens, A faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête A risquer sa vie. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.
Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel…
Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

 

Le dernier capitaine de la Nouvelle-France

Son nom est Louis Groston de Saint-Ange et de Bellerive. Né en 1700 à Montréal, il est le fils de Robert Groston de Saint-Ange et de Marguerite Crevier. Vers l’âge de vingt ans, il quitte Montréal avec sa famille pour l’Ouest. Son père est nommé officier en charge du fort Saint-Jean au Michigan (aujourd’hui Fort Niles). En 1723, il accompagne son père et Étienne de Véniard de Bourgmond au fort d’Orléans sur le Missouri. Pendant plusieurs années, il y occupe divers postes militaires et dirige même des détachements. Il demeure au Missouri jusqu’en 1736.  Ensuite, il obtient, grâce aux démarches de son père auprès du gouverneur de la Louisiane, Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville, une charge de lieutenant et est nommé en charge du Fort Ouabache (Indiana). Il y demeure jusqu’en 1764. Pendant son service, il doit faire face à plusieurs escarmouches avec les autochtones. Ses exploits ne sont pas connus. Mais il sort de son quasi anonymat en étant le dernier capitaine français à remettre aux britanniques, le dernier fort français, en l’occurrence, celui de Chartres en Illinois. Malgré la réticence du chef autochtone Pontiac, il remet le fort au capitaine Thomas Stirling le 10 octobre 1765. Il termine sa carrière dans l’armée espagnole. En effet, les autorités espagnoles ont de la difficulté à traiter avec les autochtones. Le capitaine Saint-Ange, les assiste dans cette tâche. On lui confie même la direction de Saint-Louis jusqu’à l’arrivée de Pedro Josef Piernas en 1770. Par la suite, il demeure conseiller auprès des espagnols jusqu’à son décès qui survient en 1774.

Pour en connaître davantage sur cette figure obscure de l’histoire de la Nouvelle-France, je vous invite à lire :

CAPITAINE PERDU, TOME 1
Auteur : Jacques TERPANT
Éditeur : Glénat
Paru : 9 septembre 2015
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePUB fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

« Décolonisation forcée… 1763. Suite au traité qui met fin à la guerre de Sept Ans, Le Roi de France cède l’Amérique aux Anglais. Mais contrairement à ce que pensait Voltaire, il ne s’agit pas de quelques arpents de neige, mais de l’équivalent du Canada d’aujourd’hui et d’une vingtaine d’États des États-Unis. Alors que les soldats français, peu nombreux, abandonnent leurs possessions aux tuniques rouges, les Indiens se soulèvent, et sous le drapeau à fleurs de lys du Roi de France, menés par le chef Pontiac, ils reprennent les fortifications des Français.
À fort de Chartres, sur les bords du Mississippi, le dernier des capitaines français en place, devra remettre l’ultime fort à l’Anglais. Mais comment abandonner ses alliés Indiens avec lesquels on a vécu, et parfois pris femme ? Comment obéir aux ordres du Roi sans les trahir ? Comment les aider sans se perdre ? Mais au fond, que veut vraiment le Roi ? Après l’adaptation des romans de Jean Raspail (Sept Cavaliers), c’est dans l’un de ses livre de voyages que Jacques Terpant apprend l’existence, sur les bords du Mississippi, de Saint Ange, le dernier des capitaines français qui dut remettre aux Anglais les clés de toute l’Amérique.
Il signe en deux tomes et en couleurs directes une fresque de cette épopée ignorée, qui signa la fin du premier empire colonial. En fin d’album, un cahier documentaire de 8 pages revient en détail sur le contexte historique développé dans le récit. »

Mousquetaire Tome 1 – Alexandre de Bastan

MOUSQUETAIRE TOME 1 – ALEXANDRE DE BASTAN
Auteurs : Fred DUVAL et Florent CALVEZ
Éditeur : Delcourt
Paru : 20 janvier 2016
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePUB fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Kobo

Résumé :

Septembre 1661. Convaincu qu’après l’arrestation de Fouquet ses jours sont comptés, le duc de Cambre confie à ses trois meilleurs amis un secret d’état qui pourrait menacer le Roi. À sa mort, deux jours plus tard, le destin des trois hommes bascule. D’Artagnan, chargé d’étouffer l’affaire, envoie sur leur piste quelques hommes, dont le candide Alexandre de Bastan, entré depuis peu chez les mousquetaires du Roi.
(Résumé tiré du site Babelio)

 

Médicis T.1 – Cosme l’ancien – De la boue au marbre

MÉDICIS T.1 – COSME L’ANCIEN – DE LA BOUE AU MARBRE
Auteur : Olivier PERU et Giovanni LORUSSO
Éditeur : Soleil
Paru : 25 janvier 2017
Genre : Bande dessinée
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub Fixed Layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

Qui sont les Médicis ? Banquiers, tyrans, humanistes, conspirateurs, visionnaires, artistes, guerriers, assassins… De génération en génération, ils ont façonné la Renaissance, influencé le destin de l’Italie comme de l’Europe, sont devenus l’une des familles les plus riches du monde, ont côtoyé de grands rois, des artistes tels que Michel-Ange et De Vinci, ont donné deux reines à la France et trois papes à la chrétienté… Leur maison a marqué l’Histoire ; pourtant, les premiers Médicis n’étaient que de petits usuriers. Voici le récit de leur irrésistible ascension. Le jeune Cosme porte un nom de famille encore inconnu. D’origine roturière, fils d’un banquier de Florence, il ne voit dans l’argent qu’un moyen de s’élever au-dessus des nobles, de sortir sa cité et le reste du monde du Moyen-Age. Il nourrit les ambitions d’un roi. Mais en un temps où les grands de Florence, le Pape et les seigneurs d’Italie s’affrontent au moindre prétexte, lui qui n’a jamais brandi d’épée va devoir livrer des batailles nouvelles… Celles qui se gagnent par la patience et l’esprit. Ainsi seulement le nom des Médicis épousera les lumières de l’Histoire.

L’Histoire de France en BD, T.1 : De la préhistoire à l’an mil

L’HISTOIRE DE FRANCE EN BD, T. 1 : DE LA PRÉHISTOIRE À L’AN MIL
Auteur : Dominique JOLY et Bruno HEITZ
Éditeur : Casterman
Paru : 28 février 2013
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (pdf), Renaud-Bray (pdf), Leslibraires.ca (ePUB, pdf), Kobo

Résumé :

De la Gaule romaine à la fin de l’Empire carolingien en passant par les débuts du christianisme et les invasions barbares, cette histoire de France retrace en bulles et en images près de 1000 ans de notre histoire.
Avec humour et sérieux, elle entraîne ses lecteurs à la découverte d’Attila, Clovis, Charlemagne et des millions d’anonymes d’ici et d’ailleurs sans lesquels nous ne serions pas là !

Hélène Jégado, tueuse en série

Hélène Jégado est née en 1803 à Plouhinec en Bretagne. Elle est issue d’une famille modeste de cultivateurs. Il semble qu’elle ait eu une enfance heureuse malgré la pauvreté dans laquelle elle vivait. Il semble néanmoins, qu’elle ait été traumatisée par une figure du folklore breton, l’Ankou, personnification de la mort. Est-ce cela qui provoque en elle le besoin de tuer? Personne ne le sait.
Elle perd sa mère alors qu’elle n’a que sept ans.  Elle se retrouve chez une tante qui est une domestique dans un presbytère. Très vite, elle commence à assister sa tante dans ses tâches.  C’est le début de sa carrière de domestique qui l’amène à accepter des postes dans différentes communautés bretonnes.  Elle devient aide-cuisinière, ce qui la place dans une position pour utiliser son arme de prédilection: le poison. Pendant dix-ans, elle sème la mort indistinctement en frappant des hommes, des femmes et même des enfants.  À chacun des meurtres, elle a l’habitude de prendre un souvenir à sa victime, ce qui facilitera plus tard, l’évaluation du nombre de ses victimes. Cependant, à un certain moment de sa « carrière », il se trouve un homme qui se met à la soupçonner. Il s’agit de Théophile Bidard de la Noé, un avocat spécialiste en affaires criminelles.  Il décide de faire autopsier une des victimes apparentes de la jeune femme.  On trouve alors dans le corps de la victime des traces d’arsenic.  Malgré le fait que la présence d’arsenic est somme toute courante à l’époque à cause des épidémies de choléra, la femme est arrêtée et accusée de cinq meurtres, cinq tentatives de meurtre ainsi que onze vols domestiques. Plusieurs des assassinats commis dix ans plus tôt ne peuvent être cités dans l’acte d’accusation à cause de la prescription décennale applicable à l’époque.  Son procès s’ouvre le 6 décembre 1851 et prend fin avec la sentence rendue le 14 du même mois : condamnation à mort.  Elle est guillotinée le 26 février 1852.

Elle est l’une des plus grandes empoisonneuses que la France ait connue.

Mes suggestions de lecture :

FLEUR DE TONNERRE
Auteur : Jean TEULÉ
Éditeur : Julliard / Pocket
Paru : 7 mars 2013
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Hélène Jégado a tué des dizaines de ses contemporains sans aucune raison apparente. Quels secrets renfermait cette tête qui, le 26 février 1852, sur le Champ de mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ? C’était au temps où l’esprit des Lumières et le catéchisme n’avaient pas soumis l’imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l’Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes.
Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu’on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l’Ankou, l’ouvrier de la mort, était le plus craint, et c’est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l’esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l’enfant minuscule se persuada qu’elle était l’incarnation de l’Ankou.
Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l’avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons.
Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s’attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles.
Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.


ARSENIC, TOME 1 : HÉLÈNE JÉGADO, ASCENSION VERS L’ÉCHAFAUD
Auteurs : Olivier KERAVAL et Luc MONNERAIS
Éditeur : Sixto Éditions
Paru : 7 avril 2017
Genre : Bande dessinée
Format : Papier
Disponible : Decitre

Résumé :

À travers cette histoire en deux tomes, Olivier Keraval et Luc Monnerais redonne vie à la plus implacable meurtrière de tous les temps, Hélène Jégado. Parution du tome 2 : novembre 2017.

Vita Obscura

VITA OBSCURA
Auteur : Simon SCHWARTZ
Éditeur : Ici mëme
Paru : 12 aoüt 2015
Format : Ebook ; Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub), Numilog (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Renaud-Bray (ePub), Kobo

Résumé :

Dans tous les domaines, les sciences, les arts, la politique, on rencontre des hommes et des femmes à l’existence surprenante, à la destinée farfelue, aux inventions stupéfiantes, dont la grande Histoire ne retient pas toujours les noms, qui ne gagnent pas forcément leur entrée dans les dictionnaires. Simon Schwartz s’est attaché à 33 de ces personnages remarquables. Le résultat est à la fois envoûtant et drôle, et on peut naviguer dans ce bel album comme dans une délicieuse encyclopédie du bizarre. Qui offre un intéressant point de départ à cette réflexion: qu’est-ce que la normalité chez l’espèce humaine ? Original et réjouissant.