La grosse Bertha

À la fin de la 1ere guerre mondiale, la ville de Paris est assiégée par l’armée allemande. En effet, de peur que des renforts américains ne viennent les affaiblir, les allemands décident de s’attaquer à Paris, une ville déjà éprouvée par cette guerre. Ils utilisent alors une nouvelle arme, les « Dicke Bertha », des canons de longue portée. Nommés en l’honneur de Bertha Krupp, petite-fille d’Alfred Krupp, un des plus grands industriels allemands qui construisit ces engins. En France, au sein de la population, ils sont vite appelés « La grosse Bertha ». En Allemagne, l’expression « Pariser Kanonen » est aussi utilisée. Au moment où les Allemands commencent à utiliser ses énormes canons, ils lancent aussi des attaques aériennes sur Paris avec de nouveaux bombardiers, les Gothas.  Au début, les bombardements de ses avions de combat sont attribués à la grosse Bertha. Mais bien vite les gens apprennent à identifier les tirs des canons allemands. Au nombre de sept, ces pièces d’artillerie de longue portée, pouvaient lancer des obus à une distance de 128 kilomètres.  Conçues pour terroriser les français et les forcer à signer une armistice, les Pariser Kanonen sont à l’origine de plusieurs décès dans la capitale française. En effet, 367 obus sont tirés faisant 356 morts et blessant 620 parisiens.  Le tirs débutent le 23 mars alors qu’un obus tombe sur un édifice, au 6 Quai de Seine.  Les Parisiens en demeurent bouche bée. Puis, dix minutes plus tard, la Gare de l’est est touchée à son tour.  Par la suite, les tirs se succèdent aux quarts d’heure. Mais l’évènement le plus marquant de cette campagne de bombardements, est sans contredit celui du bombardement de l’église Saint-Gervais le 29 mars 1918. Vers la fin de l’après-midi et durant la célébration du vendredi saint réunissant plusieurs fidèles, un obus détruit une partie de l’église faisant 91 morts et 68 blessés. C’est suite à ces bombardements spectaculaires que les parisiens baptisèrent ce canon la « Grosse Bertha ».

Suggestion de lecture:

PARIS EN GUERRE, 1914-1918
Auteur : Philippe MELLOT
Éditeur : Omnibus
Paru : 4 septembre 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

La vie au quotidien des Parisiens durant toute la Grande Guerre. Des témoignages de première main illustrés par 1 600 documents d’époque… Un ensemble d’une richesse inouïe ! Paris en guerres 1914-1918 est le premier livre à dévoiler dans le détail, par l’image et les témoignages saisis sur le vif, ce douloureux épisode de notre histoire. Des témoignages rares, 1600 documents, dont de nombreux inédits : photographies, affiches publicitaires et d’information en couleurs, dessins satiriques et caricatures, illustrations issues de livres et de revues illustrant l’actualité… Mois par mois,  » Sur le front « , des encadrés chronologiques qui permettent de replacer la vie à Paris dans le contexte général du conflit en France et dans le monde Des double-pages spéciales sur des sujets particuliers : la presse quotidienne, les magazines et la censure, la presse enfantine, la littérature de propagande, les appareillages pour les grands blessés… Comment vécurent ces Français de l’arrière – femmes, enfants, vieillards – dans la capitale bombardée, rationnée, envahie par les blessés que le front déverse sans discontinuer ? Malgré les mauvaises nouvelles qui les accablent jour après jour, les Parisiens vont traverser l’orage avec un moral, un courage et un humour inépuisables.

L’assassinat d’Henri IV

C’est par une journée radieuse que le roi Henri de France, quatrième du nom et premier monarque de la lignée des Bourbon, fait face à son destin et trouve la mort dans la ville de Paris. Ancien protestant repenti et converti au catholicisme, cet homme surnommé « le bon roi » par le peuple eut un règne tumultueux de vingt ans. Il prit fin abruptement le 14 mai 1610.
Ce jour-là, le roi décide de se rendre au chevet de son ami Maximilien de Sully qui réside du côté est de la capitale, à l’Arsenal. Le roi quitte donc le Louvre en fin d’après-midi dans un carrosse. Il est accompagné par le Duc d’Épernon. Malgré la vingtaine de tentatives d’assassinats sur sa personne et l’avertissement de certains individus de ne pas sortir, le roi ne juge pas nécessaire de reporter sa visite. Il décide même de se rendre à destination accompagné d’un nombre restreint de gardes. En sortant du Louvre, le convoi emprunte la rue de l’Oratoire, puis la rue Saint-Honoré, passe par la Croix du Trahoir, et enfin emprunte la rue de la Ferronnerie. Fort étroite (4 mètres de largeur), cette rue est bondée et un chariot chargé de foin, à la hauteur de l’auberge « Les trois pigeons », bloque la circulation. Ce que le roi ne sait pas c’est que cette auberge a abrité pour la nuit son assassin. Ce dernier suit le carrosse de près et a sur lui un couteau dérobé à ladite auberge. Comme la journée est très agréable, le roi a fait relever les rideaux de cuir. Il désire aussi évaluer l’avancement des préparatifs pour les fêtes devant célébrer le couronnement de la reine Marie de Médicis, sa femme. Lorsque le carrosse s’immobilise, l’assassin dont le nom est François Ravaillac, charge le carrosse, monte sur l’une des roues arrière et poignarde deux fois le roi. Le premier coup est sans danger. Mais le second est fatal. En effet, il sectionne la veine cave. Le Duc d’Épernon qui accompagne le roi dans le carrosse urge les gardes à capturer vivant, l’homme coupable de cet attentat. Ravaillac est facilement arrêté et n’oppose aucune résistance. Pendant ce temps, le carrosse retourne au Louvre. Le roi gravement atteint succombe à ses blessures le lendemain. Le régicide est rapidement jugé et condamné à mort. Il est torturé puis écartelé en place de Grève, le 27 mai 1610. Sa famille est même condamnée à l’exil.  Il semble que ses parents aient fui en Franche-Comté, région appartenant à l’époque, au Saint-Empire germanique.  Les motivations de Ravaillac semblent avoir été de nature religieuse. Il est en effet identifié comme un fanatique catholique qui s’opposait aux visées du roi qui prévoyait à l’époque, une offensive militaire contre des états souverains catholiques, en l’occurrence l’Espagne et l’Autriche. Les rênes de l’État sont alors confiés à la reine Marie de Médicis. Elle devient régente à la place de son fils Louis qui n’est pas encore majeur. Il s’agit du futur Louis XIII.

Ma suggestion de lecture :

L’ASSASSINAT D’HENRI IV
Auteur : Jean-Christian PETITFILS
Éditeur : Tempus Perrin
Paru : 8 mars 2012
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Qui a guidé le bras de Ravaillac ? Au terme d’une enquête minutieuse, Jean-Christian Petitfils propose une réponse inattendue. Le 14 mai 1610, le carrosse découvert où Henri IV a pris place quitte le Louvre et roule dans Paris qui s’apprête à fêter le couronnement de la reine Marie de Médicis. Il est arrêté rue de la Ferronnerie par un embarras de charrettes. Aussitôt un étrange rôdeur saute sur la roue du véhicule et poignarde mortellement le roi. L’homme, Ravaillac, originaire d’Angoulême, déclare qu’il a agi sans complice, uniquement pour punir le monarque de vouloir faire la guerre aux puissances catholiques et au pape. Qui est-il ? Un déséquilibré ou un  » fou de Dieu  » ? A-t-il été manipulé par les puissants ennemis du roi, français ou étrangers ? Reprenant l’ensemble du dossier, Jean-Christian Petitfils offre une contribution majeure à la compréhension de l’une des grandes énigmes de l’histoire de France. Historien réputé, Jean-Christian Petitfils est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont plusieurs biographies chez Perrin : Louis XIII, Louis XIV, Fouquet, Louis XVI.  » Amour, haine et politique : ces 300 pages se lisent avec passion.  » Jean Sévillia, Le Figaro Magazine.  » Quant à l’enquête, elle se dévore comme un polar avec en creux le portrait fascinant de l’assassin.  » Laurent Lemire, Le Nouvel Observateur.

Le Ku Klux Klan

Le Ku Klux Klan est une organisation prônant la supériorité de la race blanche. Elle est née aux Etats-Unis en 1865 en réaction à la défaite sudiste lors de la guerre de sécession. Certains sudistes ont mal réagi à l’imposition par le nord de politiques égalitaires qui venaient directement en contradiction avec leur mode de vie. Les fondateurs de ce regroupement sont six anciens soldats sudistes : J. Calvin Jones, Frank O. McCord, Richard R. Reed, John B. Kennedy, John C. Lester, James R. Crowe. C’est l’un d’eux qui a eu l’idée d’utiliser les mots Ku Klux. Ils viennent du mot grec kuklos, qui veut dire cercle de lumière. Et comme les fondateurs étaient d’origine écossaise, ils ont a décidé d’ajouter le mot Klan, venant de Clan, à la fin. Donc, après la Guerre de Sécession, il y a plus de quatre millions de personnes qui sont libérées du joug de l’esclavage.  Pour certains blancs, cette situation s’avère intolérable. C’est pourquoi ils se regroupent et fondent le Ku Klux Klan. Ils décident de se doter d’un costume constituer d’une longue robe blanche et d’une cagoule pointue de la même couleur qu’ils revêtent la nuit lors d’équipées organisées dans le but de terroriser les populations noires. L’organisation se dote aussi d’un objectif politique. Celui d’investir le parti démocrate qui est pro-esclavage et de faire prévaloir des politiques qui sont favorables aux blancs au détriment des noirs et de défaire toute initiative égalitaire. Mais le Ku Klux Klan ne se résume pas uniquement à cet objectif. La nuit, les membres, des hommes de bonnes familles, se transforment en persécuteurs.  Ils se plaisent à torturer les personnes qui ne cadrent pas dans la définition de l’homme blanc supérieur. C’est ainsi que des juifs, des homosexuels, des catholiques, des prostituées, des alcooliques sont persécutés. L’on assiste alors à toutes sortes de violences : marches forcées humiliantes (très souvent les personnes sont nues), flagellations, émasculations, éventrations de femmes enceintes, viols, marques au fer rouge.  Ces sévices sont trop souvent le prélude à l’assassinat pur et simple par pendaison ou par la mise au bûcher.
Ce qui peut paraître effrayant, c’est que, quelques années après la fondation du groupe, c’est plus de 500 000 membres qui investissent les rangs du KKK. Entre 1866 et 1914, environ 4600 personnes furent tuées par le KKK. Il faut cependant l’assassinat d’un sénateur blanc en 1871, pour que les autorités daignent se préoccuper du phénomène et décident de rendre le KKK hors-la-loi. Mais malgré l’anathème, le KKK continue ses activités. Peu de ses membres sont inquiétés faute de preuves. De plus, de nombreuses lois ségrégationnistes sont adoptées par les démocrates au pouvoir. Par exemple, les mariages interraciaux sont interdits, la séparation des noirs et des blancs est imposée dans les transports, les lieux publics, les écoles, les hôpitaux, etc. Les démocrates vont aussi tenter de dissuader les noirs de voter en adoptant des mesures comme des taxes à payer par les noirs aux bureaux de votation, des tests d’alphabétisation pour avoir le droit de voter et imposent un découpage électoral défavorisant les populations noires. Après 1915, le KKK redevient légal et reprend de la vitalité en combattant tout ce qui peut nuire aux WASP (White Anglo Saxons Protestants). Que ce soit le communisme, le féminisme, l’athéisme, du syndicalisme, le KKK est toujours fin prêt pour combattre ces nouvelles idéologies. Les membres usent donc des mêmes techniques que celles utilisées au siècle précédent. Dans les années 1920, le KKK compte environ cinq millions de membres. Leur influence commence à gêner les autorités qui adoptent des mesures pour les contraindre. À titre d’exemple. il devient interdit de porter des masques lors de fêtes. En 1928, le KKK est de nouveau rendu illégal. Mais lors de la 2e guerre mondiale, certains de ses sympathisants appuient les politiques nazies. En 1944, le KKK disparaît par une mise en faillite. Depuis ce temps, il n’est jamais réapparu comme une forte organisation. L’on a plutôt affaire à des groupuscules d’extrême-droite. Et vous savez quoi, la plupart d’entre-eux se réclament de… Donald Trump.

Ma suggestion de lecture:

LES SECRETS DU KU KLUX KLAN
Auteur : Raphaël COUNE
Éditeur : 50minutes
Paru : 5 janvier 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur le Ku Klux Klan en moins d’une heure ! 

Si tout le monde a entendu parler du Ku Klux Klan et des actes de violence perpétrés par ses membres, peu nombreux sont ceux à savoir ce qu’est réellement le KKK. Formée un siècle avant le décès de Martin Luther King, la société secrète avait pour vocation de défendre les femmes et les orphelins sudistes. Vêtus de draps, les membres se réunissaient la nuit, défilaient dans les rues et effrayaient les Noirs. Mais ce qui n’était à l’origine que de simples plaisanteries se transforme en séances d’intimidation et en lynchages. Les débordements ont rapidement lieu et bientôt plusieurs personnes perdront la vie…

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :


   • L’histoire du Ku Klux Klan
   • Ses membres les plus éminents
   • Les buts et le fonctionnement du KKK
   • Les controverses et scandales dans lesquels le Ku Klux Klan est impliqué

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES Société secrètes », Raphaël Coune nous présente l’histoire du Ku Klux Klan. Si tout le monde se représente bien l’accoutrement de ses membres et les croix enflammées qui les caractérisent tant, les véritables objectifs du KKK restent à bien des égards assez mystérieux. Entre volonté de protéger veuves et orphelins et sauvegarde de la suprématie blanche, le Ku Klux Klan n’a pas encore révélé tous ses secrets. » Stéphanie Dagrain

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Sociétés secrètes
La série Sociétés secrètes de la collection « 50MINUTES » présente une dizaine d’organisations mystérieuses qui ont défrayé les chroniques. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d’un sujet précis, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire. 

 

La retraite de Russie de Napoléon (1812)

Après avoir conquis l’Europe, Napoléon décide, en 1812,  de s’attaquer à la Russie du tsar Alexandre 1er. Adversaire un peu désorganisée au début de l’invasion française, l’armée russe, ne dit pas son dernier mot après les multiples avancées de l’empereur. Mais avant tout, voyons les forces en présence. Du côté français, la Grande armée de Napoléon peut compter sur 650 000 hommes dont 450 000 français, 95 000 polonais, 90 000 allemands, 25 000 italiens, 12 000 suisses, 4800 espagnols, 3500 croates et 2000 portugais. De l’autre côté, l’armée impériale russe compte sur 350 000 hommes au début du conflit et 900 000 plus tard au cours de la campagne.  Aujourd’hui, les historiens ne s’entendent pas sur les raisons du repli des russes : stratégie ou peur de l’affrontement? Toujours est-il que plus la Grande armée avance en territoire russe, plus elle s’affaiblit. Pas à cause du froid, mais plutôt à cause des problèmes de ravitaillement.  Napoléon prévoyait s’approvisionner en Prusse et en Pologne. Mais la population hostile de Prusse et les faibles récoltes polonaises expliquent en partie pourquoi tant de soldats tombent malades. Le choc des températures entre le jour et la nuit n’aide pas non plus.  Ce qui fait que les cadavres de soldats de la Grande armée s’accumulent déjà avant même l’affrontement avec les russes. C’est 5000 à 6000 hommes qui sont perdus à chaque jour… En septembre 1812, Napoléon réussit finalement à prendre Moscou qui a été évacuée de sa population. Mais par malheur, des incendies sont allumés par des prisonniers libérés des prisons moscovites. Impossible pour les français d’éteindre les brasiers, les pompes à eau ayant été toutes enlevées par les autorités russes. Cette victoire devient presqu’une défaite pour Napoléon.  Il offre la paix à Alexandre 1er qui prend son temps pour répondre. Il espère ainsi gagner du temps afin que la Grande armée soit battue définitivement par le meilleur allié de la Russie : l’hiver. Napoléon, anxieux, quant au sort de son armée, n’attend plus la réponse du tsar. Il sonne la retraite. Ce repli de la Grande armée est probablement l’événement le plus connu des guerres napoléoniennes. La France perd, durant le recul de Napoléon, un très grand nombre de soldats. Le froid (-30 Celsius) et la faim (les cosaques appliquent la stratégie de la terre brûlée) sont les principales causent de l’hécatombe. Les attaques russes devenant de plus en plus pressantes, on forme autour de l’empereur un escadron de 600 cavaliers ayant encore leur monture. Ce groupe est appelé l' »escadron sacré ». On croit que l’horreur achève. Mais cela c’est sans compter sur le passage du fleuve la Bérézina. L’armée de Napoléon en tentant de franchir ce cours d’eau est pressée par les troupes de Koutouzov. Celui-ci est repoussé et 50 000 soldats français réussissent le passage de ce fleuve charroyant d’énormes blocs de glace. Mais les blessés en arrière garde se bousculent et beaucoup d’entre eux tombent et se noient. Considérant les événements, Napoléon décide de regagner Paris et laisse le commandement de ce qui reste de sa Grande armée à son beau-frère Murat. Et comble de l’ironie, le grand empereur français termine sa course dans une voiture de poste payée à crédit, car lui et sa garde rapprochée ne possèdent, à eux tous, que 80 francs. Durant cette triste campagne, les pertes de Napoléon sont évaluées par les spécialistes à 200 000 morts, à 150 000, à 190 000 prisonniers et de 130 000 déserteurs. Du côté russe, les pertes sont de 210 000 morts (170 000 soldats et 40 000 miliciens). Les Français demandèrent le retour de leurs compatriotes abandonnés en territoire russe. Mais peu revinrent car la plupart s’établirent et fondèrent des familles. Il y a même un certain Jean-Baptiste Savin qui devint Mikhail Andréïevitch Savine et qui s’éteignit à l’âge vénérable de 123 ans dans la ville de Saratov.

Mes suggestions de lecture :

NAPOLÉON ET LA CAMPAGNE DE RUSSIE, 1812
Auteur : Jacques-Olivier BOUDON
Éditeur : Armand Colin
Paru : 2 mai 2012
Format Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

« Bérézina ! » Ce mot aujourd’hui passé dans le langage courant illustre à lui seul combien l’’expérience de la campagne de Russie est ancrée dans la mémoire nationale. Cette mémoire est, du reste, partagée par les Russes qui font de 1812 un élément fondateur de leur Histoire. L’affrontement de deux empires, alliés depuis 1807, qui se déroule dans la démesure avant de tourner au désastre, offre une dramaturgie qui se prête au récit : phase de préparation, début de la campagne jusqu’à son apothéose lors de l’entrée dans Moscou, bientôt en flammes, puis chute, avec cette lente retraite dramatique effectuée pour l’essentiel à pied, dans le froid glacial de l’hiver russe. Au-delà de la narration des principaux épisodes de cette expédition, une réflexion s’impose sur le traumatisme qu’a représenté cette tragique campagne. A travers des sources nombreuses, une littérature riche, Jacques-Olivier Boudon s’attache à croiser les approches pour nous aider à comprendre le rôle majeur de cet épisode dans la construction des mémoires européennes. 


LES SOUVENIRS DE LA GRANDE ARMÉE. T. 4 : LES CHASSES DU COMTE JOUKHOV
Auteur : Michel DUFRANNE et Alexis ALEXANDER
Éditeur : Delcourt
Paru : 15 février 2012
Format : Papier
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Archambault, Renaud-Bray, Leslibraires.ca

Résumé :

Le lieutenant Godart vient de rendre son dernier soupir.
Il laisse à son fils ses précieux carnets. Mais ce dernier n’y voit que les élucubrations d’un vieux soldat qui a préféré les champs de bataille à sa famille. En quête de réponse sur cet homme absent, il entreprend la lecture et découvre le récit des événements de l’hiver 1812, durant lequel son père croise le chemin de redoutables cosaques

 

Le vatican des espions – La guerre secrète de Pie XII contre Hitler

LE VATICAN DES ESPIONS – LA GUERRE SECRÈTE DE PIE XII CONTRE HITLER
Auteur : Mark RIEBLING
Éditeur : TALLANDIER
Paru : 20 octobre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Numilog (pdf, ePUB),  Archambault (ePUB), Renaud-Bray (ePUB, pdf), Leslibraires.ca (pdf, ePUB), Kobo

Résumé :

De 1939 à 1945, le Vatican joua un rôle essentiel dans la lutte contre le IIIe Reich. Pie XII a été accusé après la guerre d’être resté silencieux face aux crimes nazis mais Mark Riebling raconte aujourd’hui une partie de l’histoire qui n’avait jamais été révélée. Car le jour où le pape choisit de ne plus prononcer publiquement le mot « juif » fut aussi celui où il décida d’aider à assassiner Hitler. Pour protéger les catholiques d’Allemagne, Pie XII ne dévoile pas son jeu.
Tandis qu’il envoie des cartes d’anniversaire à Hitler, il apporte son soutien à la Résistance intérieure allemande : des jésuites volent des plans militaires à Berlin, plusieurs tentatives d’assassinat du Führer s’organisent et le pape relaie des missives secrètes et des enregistrements clandestins aux Alliés. Pendant toute la guerre, le Saint- Siège se transforme en une agence d’espionnage, dont l’avocat bavarois Josef Müller est la figure héroïque. Après dix ans de recherche et grâce à de nombreux documents inédits, Mark Riebling nous emmène au coeur des cryptes du Vatican pour nous faire découvrir les coulisses de la guerre secrète que Pie XII mena contre Hitler.

 

Les soldats de l’Everest – Mallory, la Grande Guerre et la conquête de l’Himalaya

LES SOLDATS DE L’EVEREST – MALLORY, LA GRANDE GUERRE ET LA CONQUÊTE DE L’HIMALAYA
Auteur : Wade DAVIS
Éditeur : Les Belles Lettres
Paru : 12 février 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Kobo

Résumé :

Le 6 juin 1924, 7 000 m d’altitude : deux hommes quittent leur camp perché sur une vire de glace. Objectif : le sommet de l’’Everest, encore jamais gravi.
On ne les reverra pas vivants. Avec George Mallory, âgé de 37 ans, le monde perd le meilleur alpiniste britannique de sa génération.
Qui sont ces hommes partis, quelques années après la Première Guerre mondiale, au cœur d’un Himalaya inconnu des cartes ? C’est ce que nous raconte Wade Davis, qui nous emmène de l’Angleterre aux Indes, des tranchées de 14-18 aux confins encore inexplorés du Tibet, des sables ensanglantés d’Irak et de Gallipoli aux sommets immaculés de l’’Himalaya.
Intrigues diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Russie tsariste et bolchévique, négociations secrètes entre le Raj indien et le Dalaï-lama : l’aventure de l’Everest ne fut pas qu’’un haut fait de l’’alpinisme ; après une victoire militaire qui laissait les vainqueurs aussi exsangues que les vaincus, elle représenta, pour les rares soldats revenus vivants mais à jamais meurtris, et pour un pays qui avait perdu toute foi en lui-même, un puissant symbole d’’espoir et de rédemption nationale.
Grâce à Wade Davis, nous découvrons ces hommes remarquables qui ont mené cette aventure à bien, anciens soldats pour la plupart, géographes, médecins, explorateurs, naturalistes et alpinistes. Ils ont parcouru à pied, à dos de mule et de cheval des milliers de kilomètres dans un territoire jamais exploré, affrontant les chaleurs de l’’Inde et les rigueurs glacées du Tibet, l’’œil fixé sur un nouveau Graal : le sommet de l’’Everest.

Wade Davis a reçu de nombreuses distinctions comme la Golden Medal of the Royal Canadian Geographical Society (2009), la Lowell Thomas Medal (2002), la Explorers Medal (2011) ou encore la David Fairchild Medal for Plant Exploration (2012).
En 2012, ce livre a remporté le prix Samuel Johnson, la plus haute distinction britannique pour un ouvrage de non-fiction. Il a été traduit en Chine, au Japon, en Hollande et en Espagne.
(Résumé tiré du site Babelio)

La bataille de Londres

LA BATAILLE DE LONDRES
Auteur : Frédéric BASTIEN
Éditeur : Boréal
Paru : 8 avril 2013
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB, pdf), Archambault (ePUB), Renaud-Bray (ePUB, pdf), Kobo

Résumé :

Au lendemain du référendum de 1980, Pierre Elliott Trudeau reprend son vieux rêve de rapatrier la Constitution. Il demandera donc au parlement britannique d’adopter une loi qui fera enfin du Canada un pays pleinement indépendant. Les provinces, le Québec au premier chef, qui voient leurs prérogatives menacées et veulent stopper l’initiative du fédéral, multiplient ambassades et délégations à Londres, tentant de séduire les députés et lords anglais à coups de grands vins et de plats fins. Affluent également dans la capitale anglaise les Indiens, qui se sentent trahis par la couronne britannique, et les stratèges fédéraux, bien déterminés à voir triompher leur cause. S’en mêlent le Labour anglais, qui rêve de faire tomber Thatcher, les députés conservateurs d’arrière-ban qui défient la Dame de fer, au plus bas de sa popularité juste avant la guerre des Malouines, et tout ce qui grouille, scribouille, grenouille au Canada et en Angleterre, pendant que les tribunaux, des deux côtés de l’Atlantique, s’apprêtent à entendre différentes causes touchant ce coup de force constitutionnel. C’est avec une verve irrésistible que l’auteur décrit cette foire d’empoigne, au-dessus de laquelle vogue le couple improbable que forment Pierre Trudeau et Margaret Thatcher, opposés sur le plan politique et pourtant liés par une complicité aussi inattendue qu’indéfectible. Frédéric Bastien est le premier historien qui se penche sur ces événements en s’appuyant sur une étude systématique des archives, notamment les documents secrets du Foreign Office. C’est grâce à ces derniers que nous apprenons que Trudeau, dans son entêtement, est allé jusqu’à enfreindre une règle fondamentale des gouvernements démocratiques, soit celle de la séparation des pouvoirs, compromettant d’emblée la légitimité du nouveau régime constitutionnel.

 

Être un enfant en Égypte ancienne

ÊTRE UN ENFANT EN ÉGYPTE ANCIENNE
Auteur : Amandine MARSHALL
Éditeur : Éditions du Rocher
Paru : 12 mai 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (pdf)

Résumé :

Il n’y a pas de société, pas de famille, pas de reconnaissance sociale sans enfant.. La façon dont les enfants étaient perçus, intégrés et élevés au sein de la famille et de la communauté établit les fondements même de la société égyptienne. Si la vie quotidienne des jeunes Egyptiens ayant dépassé le stade de la petite enfance est le propos central du livre, il ne sera toutefois pas question d’une plongée dans leur univers.
En effet, les sources antiques émanent principalement d’adultes masculins peu enclins à s’intéresser à la condition d’enfant. Le ressenti des jeunes Egyptiens et tout ce qui se rapporte à la sphère affective ne pourra donc jamais être déduit des sources. En revanche, la confrontation de quelque 6 600 documents établis sur une période de 3 500 ans aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l’enfant dans la civilisation égyptienne.
Quels enseignements peut-on tirer de la façon dont. l’enfant était représenté dans l’iconographie ? Comment était-il considéré par ses aînés ? Quels étaient ses rapports avec le monde adulte ? Quel était le quotidien d’un fils d’artisan ? Quel était celui d’un fils de fonctionnaire ? Quels jeux et jouets divertissaient les enfants ? Les enfants étaient-ils vraiment. enrôlés très jeunes dans l’armée comme plusieurs textes le soulignent ? Quels moyens étaient engagés pour protéger les enfants des maladies, des démons et des revenants ? L’enfant avait-il un statut particulier au regard de la loi, de la société et à celui de l’Etat égyptien ? Richement documenté et illustré par presque deux cents planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l’enfance en Egypte ancienne.

L’éruption du Krakatoa

Dormant depuis 1680, le volcan Krakatoa, en Indonésie, se réveille le 20 mai 1883 en laissant échapper un long panache de fumée et de cendres. Les semaines suivantes, l’activité sismique diminue pour recommencer le 19 juin avec de nouvelles explosions. Par la suite, au mois d’août, de nouveau le volcan laisse s’échapper plusieurs panaches.  Malgré ces signes annonciateurs, les habitants n’évacuent pas vers des endroits plus sûrs. Finalement, l’éruption fatidique commence le 26 août par une énorme explosion dont le bruit est perçu jusqu’à 50 km. Mais c’est le lendemain, que l’horreur frappe. Après plusieurs explosions dont la force vont en s’intensifiant, une énorme explosion survient vers 22h00. Les experts croient que le bruit de cette effroyable détonation est probablement la manifestation auditive la plus forte de l’histoire de l’humanité. En effet, le son de l’explosion est entendu à 4800 km.  Les habitants les plus proches développent des troubles permanents de l’audition.  Cette déflagration entraîne par la suite un énorme tsunami. Beaucoup de personnes ayant survécu à l’explosion trouvent la mort lorsque les énormes vagues frappent les côtes à répétition les deux journées du 26 et 27 août.  Le mouvement des eaux engendrés par l’explosion sont perceptibles jusqu’en dans le golfe de Gascogne.
Cette catastrophe naturelle, ayant libéré l’énergie équivalent à 13 000 bombes atomiques, cause la mort de plus de 36 000 personnes et est considérée comme l’une des éruptions volcaniques les plus meurtrières de l’histoire, après celles de Théra (Santorin) en Grèce et de Tambora en Indonésie.

Ma suggestion de lecture :

KRAKATOA : 27 AOÛT 1883, LE JOUR OÙ LA TERRE EXPLOSA
Auteur : Simon WINCHESTER
Éditeur : JC Lattès
Paru : 24 mars 2005
Format : papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Archambault, Renaud-Bray

Résumé :

Le 27 août 1883, au large de java et de Sumatra, la plus importante éruption que le monde moderne ait connue va pulvériser le Krakatoa et ses environs. On estime à quarante mille le nombre de victimes de l’explosion et de ses retombées : projection de lave, tsunami avec des vagues de plus de trente mètres de haut… Près de deux cents villages ont été rayés de la carte et de nombreux navires se sont retrouvés à plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. Par-delà ses effets dévastateurs, l’éruption a changé le monde à bien des égards. De la poussière a tourbillonné autour de la planète, provoquant une chute des températures et donnant aux couchers de soleil des couleurs exceptionnelles. Les effets des vagues se sont fait ressentir jusqu’en France. Le bruit de l’explosion a été entendu en Australie, en Inde… à des milliers de kilomètres. C’est aussi l’explosion du Krakatoa qui a contribué à déclencher, à java, la première révolte meurtrière des musulmans fondamentalistes contre les intérêts hollandais.

Palmyre, l’irremplacable trésor

PALMYRE, L’IRREMPLACABLE TRÉSOR
Auteur : Paul VEYNE
Éditeur : Albin Michel
Paru : 28 octobre 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (papier), Amazon.fr (papier), Amazon.ca (papier), Kobo, Archambault (ePub), Nook, Numilog (ePub)

Résumé :

« Ayant eu pour métier l’étude de l’Antiquité gréco-romaine, je n’ai cessé de rencontrer Palmyre sur mon chemin professionnel. Avec la destruction de Palmyre par l’organisation terroriste Daech, tout un pan de notre culture et mon sujet d’étude viennent brutalement de voler en éclats. Malgré mon âge avancé, c’était mon devoir d’ancien professeur et d’être humain de dire ma stupéfaction devant ce saccage incompréhensible et d’esquisser un portrait de ce que fut la splendeur de Palmyre qu’on ne peut plus désormais connaître qu’à travers les livres. »

C’est cette histoire de la « Venise du désert » que nous peint Paul Veyne ; avec lui, nous découvrons cet immense vestige d’un monde aboli.