Le massacre de Deerfield et Eunice Williams

raid_DeerfieldQuinze ans après le massacre de Lachine perpétré par des Iroquois le 5 août 1689, il y a un événement du même genre, mais moins connu, qui se déroula dans le nord-est de l’Amérique : Le massacre ou le raid de Deerfield.  Le 29 février 1704, au petit matin, une bande de 50 français et de 250 Abénakis munis de raquettes et de plusieurs armes, franchirent la palissade cernant le village de Deerfield au Massachusetts.  Les habitants, pour la plupart, furent surpris dans leur sommeil.  Les hommes tentèrent de réagir rapidement.  Plusieurs, retranchés dans la maison des Sheldon, tinrent en respect les agresseurs. Mais les attaquants étaient trop nombreux.  Plusieurs habitants furent tués et l’on mit le feu à quelques-unes des maisons du village. Plus d’une centaine de personnes furent faites prisonnières et entraînées sur les chemins menant au Canada.  Le voyage était très pénible et certains moururent en route.  C’est le cas d’une jeune femme enceinte qui fut abattue, car l’épreuve était au-dessus de ses forces. Beaucoup d’enfants faisaient partie du groupe de marcheurs.  Les Français et les Abénakis partagèrent leur rations avec eux et beaucoup réussirent ainsi à survivre. C’est le cas de beaucoup d’enfants.  Ceux-ci furent adoptés par des tribus autochtones ou par des familles françaises.  Ils durent se convertir au catholicisme.  Ils reçurent ainsi de nouveaux noms, faisant plus « catholique ».  Certains refusant de se convertir furent renvoyés en Nouvelle-Angleterre, en échange d’une rançon.

Parmi tous ces individus, il y a une jeune fille de sept ans qui fut adoptée par une famille iroquoise installée à Khanawake près de Ville-Marie (Montréal).  Elle s’appelait Eunice Williams et était la fille du ministre puritain de Deerfield.  Elle fut baptisée et nommée Marguerite. Devenue adulte, elle épousa un iroquois nommé François-Xavier Arosen.  Elle demeura toute sa vie en Nouvelle-France et ne donna pas suite aux demandes répétées de sa famille qui offrait une rançon en échange de se libération.  Elle vécut jusqu’à l’âge vénérable de 89 ans.

Pour lire plus en détails, un livre en anglais est disponible en format numérique:

unredeemed_captiveTHE UNREDEEMED CAPTIVE : A FAMILY STORY FROM EARLY AMERICA
Auteur : John DEMOS
Éditeur : Vintage
Paru : 28 mars 1995
Disponible : Amazon.com (Kindle), Amazon.ca (Kindle)

Résumé :

The setting for this haunting and encyclopedically researched work of history is colonial Massachusetts, where English Puritans first endeavoured to « civilize » a « savage » native populace. There, in February 1704, a French and Indian war party descended on the village of Deerfield, abducting a Puritan minister and his children. Although John Williams was eventually released, his daughter horrified the family by staying with her captors and marrying a Mohawk husband.

Out of this incident, The Bancroft Prize-winning historian John Devos has constructed a gripping narrative that opens a window into North America where English, French, and Native Americans faced one another across gilfs of culture and belief, and sometimes crossed over.


Il y a aussi un roman intéressant sur le massacre comme tel :

1704
Auteur : Mylène GILBERT-DUMAS
Éditeur : VLB Éditeur
Paru : Juin 2010
Format : Ebook
Disponible : Kobo, Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub)

Résumé :

Alice Morton, jeune Anglaise timide et modeste, mène une vie paisible à Deerfield, en Nouvelle-Angleterre, où elle a des parents, des amis, un fiancé. Mais, le 29 février 1704, sa vie bascule lorsque son village est attaqué par des Français et des Indiens. Ces derniers font une centaine de prisonniers, dont Alice. Durant deux mois, elle est contrainte à une marche forcée qui la conduit au Canada, où l’on prévoit la vendre. Au cours de ce voyage périlleux, Alice voit des amis et des voisins mourir sous ses yeux, les uns succombant aux difficultés de la route, les autres victimes des brutalités de leurs maîtres indiens, tandis qu’elle-même se découvre un courage insoupçonné. Peu à peu, elle en vient à comprendre la colère légitime du peuple indien, à deviner l’humanité de son maître, Mamôtkas. Et le lecteur assiste à la progressive et fascinante transformation d’une jeune fille obéissante et effacée en une femme décidée et courageuse. Tirée d’une légende née dans la région de Sherbrooke, cette histoire bouleversante, riche en rebondissements et en fines observations sur le comportement humain, transporte le lecteur dans l’Amérique encore sauvage du début du XVIIIe siècle.

 

 

Brunehaut, reine franque

Nous sommes au VIe siècle après J.C. C’est l’époque où la dynastie des Mérovingiens est au pouvoir. Le royaume franc est divisé, tel que l’avait décidé Clovis, en quatre royaumes : Paris, Soissons, Reims et Orléans.  En 561, le partage entre les fils de Clothaire 1er se fait de la manière suivante : le royaume de Reims à Sigebert, le royaume de Soissons à Chilpéric, le royaume de Paris à Caribert et celui d’Orléans à Gontran. Quelques années auparavant, naissait en 547, une petite fille qui allait devenir une femme extrêmement puissante au sein de ce royaume frabrunehautgile.  Issue du royaume wisigoth d’Espagne, elle est la fille de Athanagilde 1er.  En 566, elle épousa Sigebert 1er, roi d’Austrasie.  Sa sœur aînée, Galswinthe quant à elle, épousa Chilpéric, roi de Neustrie. Cette dernière fut assassinée quelques années plus tard sur ordre de Frédégonde, une simple suivante et concubine du roi Chilpéric, qui aspirait à devenir reine.  Elle le devint en épousant Chilpéric quelques jours après le meurtre de la reine Galswinthe.  Ce crime entraîna un conflit entre les royaumes d’Austrasie et de Neustrie. Avec l’aide de son beau-frère Gontran, Brunehaut réussit à obtenir compensation pour la perte de sa sœur.  On lui donna l’équivalent de la dot de Galswinthe, soit plusieurs possessions en Aquitaine.  Mais Chilpéric, peu de temps après, déclara la guerre à son frère Sigebert. Au moment ou ce dernier était en passe de dominer Chilpéric, celui-ci le fait assassiner.  Brunehaut devenue veuve, fut faite prisonnière par Chilpéric à Paris. Mais ce n’était pas le dernier mot de cette femme.  Elle épousa le fils de Chilpéric, Mérovée.  Furieux, le roi de Neustrie le fait assassiner lui-aussi.  Brunehaut réussit peu après à s’enfuir et rejoignit son fils Childebert.  En 584, Chilpéric, est à son tour assassiné.  Cette disparition donna un répit à Brunehaut.  Dans les années qui suivirent, son fils atteignit sa majorité et en plus de l’Austrasie, il devint roi de Burgondie, à la mort de son oncle Gontran.  Brunehaut assura le pouvoir à travers son fils.  Elle fit donc face à Frédégonde, régente de Neustrie.  À la mort de son fils, Brunehaut, continua de régner pour ses deuxbunehaut_mort petits-fils Thibert et Thierry qui se séparèrent les deux royaumes: Thibert recut l’Austrasie, tandis que Thierry hérita de la Burgondie.  Les deux frères finirent par s’entredéchirer.  À la mort de Thibert, Thierry devint roi d’Austrasie.  Il mourrut en 612.  Brunehaut poussa l’un de ses arrière-petit-fils sur le trône.  Mais, une révolte en Austrasie fit fuir Brunehaut.  Elle fut capturée par Clotaire II qui la fit mettre à mort.  Elle fut suppliciée et l’on attacha un de ses bras et une de ses jambes à la queue d’un cheval sauvage.  Elle mourut de ses blessures.  Elle fut par la suite brulée et ses cendres furent enterrées dans l’Abbaye St-Martin d’Autun, institution qu’elle avait fondée.

Pour livre un ouvrage sur la vie de cette femme de légende, je vous recommande :

BRUNEHAUT, ÉPOUSE DE SIGEBERT 1ER anne_bernet_brunehaut
(Histoire des reines de France)
Auteur : Anne BERNET
Éditeur : Pygmalion
Paru : 25 février 2014
Disponible : Archambault (Epub),

L’expédition Lewis et Clark

Après l’expédition d’Alexander McKenzie en 1793, qui avait permis pour le première fois à un européen d’atteindre l’Océan Pacifique, une deuxième expédition est imaginée par Thomas Jefferson au tout début du XIXe siècle. Lewis_and_ClarkL’achat, par les Etats-Unis de la Louisiane en 1803 permit au projet de prendre forme.  Cette aventure était l’occasion d’étudier les tribus amérindiennes, la flore, la faune, la géologie en plus de permettre la découverte d’un passage fluvial vers le Pacifique.  Thomas Jefferson choisit Meriwether Lewis pour commander cette expédition, qui lui choisit William Clark pour l’accompagner et l’assister.  En décembre 1803, 45 hommes sont rassemblés à Saint-Louis.  Ils prirent place dans 3 embarcations et le Corps of Discovery commença son long périple le 14 mai 1804. Accompagné de son chien Seaman, Lewis dirigea son groupe vers le nord en suivant le cours sinueux de la rivière Missouri.  Ils atteignirent Fort Mandan, dans ce qui est aujourd’hui le Dakota du Nord, où ils passèrent l’hiver 1804-1805. trajet_expedition_lewis_clarkIls repartirent au printemps.  Et comme ils s’engageaient sur des territoires autochtones peu connus, ils décidèrent d’embaucher un canadien-français Toussaint Charbonneau et sa femme Sacagawea (autochtone Shoshone) comme interprètes. C’est probablement à cette dernière qu’il faut attribuer la réussite de cette expédition.  En effet, par deux fois, elle sauva l’expédition.  La première fois en sauvant des vivres et des documents importants des eaux et la seconde en parlementant avec les Shoshone, une tribu particulièrement réfractaire au passage du groupe sur leur territoire.  Mais comme Sacagawea avait pour frère un des chefs, cela facilita les pourparlers.  Et pour ajouter à l’exploit, elle accoucha d’un fils, Jean-Baptiste durant le voyage.  L’expédition Sacagaweaput donc poursuivre son chemin à travers les Rocheuses en empruntant les rivières Clearwater, Snake et Columbia.  Ils passèrent les chutes de Celilo et l’emplacement de ce qu’est aujourd’hui la ville de Portland. Ils atteignirent le Pacifique en décembre 1805.  Pour marquer cet exploit, Clark grava le texte suivant sur le tronc d’un arbre : William Clark December 3rd 1805.  Au printemps suivant ils repartirent et arrivèrent à Saint-Louis le 23 septembre 1806.
Cette expédition permit de parfaire les connaissances géographiques de l’Ouest, d’identifier de nombreuses tribus indiennes inconnues jusque là, et devint la référence pour les années à venir qui virent l’ouverture des territoires de l’Ouest.

Pour en lire d’avantage sur cette expédition, vous pouvez lire l’ouvrage suivant:

AMERICA : L’EXPÉDITION DE LEWIS ET CLARK ET LA NAISSANCE D’UNE americaNOUVELLE PUISSANCE
Auteur : Denis VAUGEOIS
Éditeur : Septentrion
Paru : 2002
Disponible : Septentrion (pdf), Archambault (pdf)

 

L’année 2003 permettra aux Américains de rappeler l’acquisition de l’immense territoire de la Louisiane en 1803. On dira sans doute que « sous l’impulsion du président Jefferson », les États-Unis doublaient ainsi leur superficie.

Puis, ce sera le rappel de la fameuse expédition de Lewis et Clark qui avaient reçu le mandat de trouver une voie navigable vers le Pacifique. Partis en mai 1804 de Saint-Louis à l’embouchure du Missouri, ils reviendront en septembre 1806, après avoir passé deux hivers chez les Indiens. On dira alors tous les mérites des deux capitaines, mais sans doute peu de chose des Indiens qui ont accueilli les explorateurs ou des Canadiens qui ont servi de guides, de chasseurs et d’interprètes.

Depuis plusieurs années, Denis Vaugeois se passionne pour l’Amérique française, les rivalités franco-anglaises et les alliances franco-indiennes. De longues recherches poursuivies sur le terrain l’ont conduit sur les traces de Lewis et Clark et l’ont amené à questionner de façon personnelle l’expédition elle-même et sa portée. Il en est sorti America.

La déclaration d’indépendance de 1783 commençait par ces mots : « We the people of the United States ». Un demi-siècle plus tard, la formule aurait été « We are America ». À partir de 1803, les Américains prennent possession d’une partie du continent, mais n’hésitent pas à se prendre pour tout le continent. Ils sont les Américains. Ils sont l’Amérique. Ils le sont de droit divin. C’est leur « manifest destiny ». Aujourd’hui, elle leur suggère de se faire les gendarmes de la planète.

« America » est un nom qui a été créé en France en 1507. Denis Vaugeois a choisi d’en faire le titre général de son essai dont le sous-titre est L’expédition de Lewis et Clark et la naissance d’une nouvelle puissance.

Un livre bien documenté qui corrige bien des questions. Ainsi, l’interprète Toussaint Charbonneau n’est pas né en 1759, mais en 1767; malgré sa vie déréglée, il a fait baptiser son fils. Si Lewis le traitait avec un certain mépris, il était par ailleurs très apprécié de William Clark. Jefferson, pour sa part, a été un extraordinaire président, un homme des lumières, mais aussi un raciste dont les propos sur les Noirs sont absolument déroutants. Surtout si on jette un regard sur sa vie personnelle. Il n’avait jamais eu l’intention d’acheter la Louisiane!

America est aussi un cours de géographie politique avec ses quelque 25 cartes et l’occasion de découvrir des artistes tels Karl Bodmer, Alfred Jacob Miller et George Catlin ou des intellectuels tels John James Audubon et Francis Parkman.

Solidement documenté, America reste un ouvrage accessible et de lecture agréable.

Aspasie, une féministe de l’Antiquité

Née en -470 en Asie mineure à Milet et décédée en -400, Aspasie est une hétaïre (courtisane) grecque.  Il semble, d’après Plutarque, qu’elle aie tenu une maison close de grande classe.  Ayant reçu une très bonne éducation, cela faisait d’elle une véritable attraction.  En effet, beaucoup d’hommes fréquentaient son commerce. Femme cultivée et intelligente, elle fut très admirée par les hommes illustres de son temps.  À titre d’exemple, elleaspasie comptait Socrate parmi ses admirateurs.  N’étant pas athénienne de naissance, Aspasie put vivre sa vie en toute liberté. Contrairement aux autres femmes, elle n’était pas astreinte au foyer familial.  Elle participait, tel un citoyen, aux débats publics. Un peu plus tard, elle fit la connaissance de Périclès, homme politique très en vue à l’époque.  Elle devint sa compagne. Périclès divorça de sa première femme pour en faire sa concubine officielle.  Il voulait l’épouser mais cela était impossible.  En effet, Milet, la ville d’origine d’Aspasie, ne détenait pas le droit d’épigamie (un droit dévolu par Athènes et qui permettait aux citoyens d’une ville de contracter mariage en dehors des murs de leur ville). Elle eut un fils de Périclès, Périclès le Jeune.  Il est certain qu’elle a su influencer la politique athénienne de sont temps, de par sa relation avec Périclès. Certains ont même avancé l’hypothèse qu’elle ait convaincu son amant de ne pas attaquer Mpericlesilet, avec laquelle, Athènes était en guerre. Très influente, cette notoriété avait tout de même un prix.  Elle fut condamnée par la population pour son style de vie.  On lui attribua les premières défaites militaires de Périclès.  La mort de ce dernier en -429, ne lui fit pas perdre son influence.  Elle prit comme amant un homme de plus basse extraction, Lysiclès et en fit un homme très influent d’Athènes.
En fait, nous ne savons que peu de choses sur cette femme singulière.  Le peu d’information que nous ayons sur sa vie nous est parvenu par les écrits d’auteurs masculins.  Il est donc avisé, de relativiser un peu ces informations émanant d’une époque que l’on ne pourrait qualifier de féministe.

 

Pour lire un bon roman sur cette héroïne, je vous conseille le livre suivant:

JE M’APPELLE ASPASIEmappelle_aspasie
Auteur : Frank SENNINGER
Éditeur : Anfortas
Paru : 10 janvier 2015
Disponible : Amazon.fr (Kindle), Ebookez-vous (pdf, Epub)

Aspasie est l’unique femme dont l’antiquité ait gardé le nom en mémoire. Née cinq siècles avant notre ère, elle a connu les plus grands hommes politiques, les plus grands artistes et les plus grands penseurs de son temps, tels que Périclès, le sculpteur Phidias ou encore le célèbre philosophe Socrate.

Cependant, derrière cette période, qui voit naître les premiers pas de la démocratie, se profilent une intransigeance religieuse des plus extrême ainsi qu’une misogynie redoutable.

Afin de déjouer tous ces pièges, Aspasie fera preuve d’un courage insolent en se liant avec ceux qui comptent le plus à Athènes. Ses ennemis tenteront alors de l’atteindre à travers les siens. Peu à peu, l’étau se resserrera sur elle…

Au cœur des fondements du monde occidental, Franck Senninger nous entraîne, à travers l’histoire palpitante d’Aspasie, dans un véritable hymne à la liberté de pensée et à la gloire des femmes.

Prix de l’Orvanne littéraire 2015

 

 

 

Le nombre Dieu

En Espagne, l’évêque de Burgos est bien décidé à faire ériger la plus
grande et la plus lumineuse cathédrale du pays. Il fait alors appel au jeune
maître bâtisseur Henri de Rouen, qui détient le très précieux secret du
nombre d’or. Teresa, jeune peintre aux origines cathares doit s’adapter à
ces nouvelles règles architecturales qui ne laissent que peu de place à la
peinture. Son art et l’atelier qu’elle dirige y survivront-ils ?
À l’aube du XIIIe siècle, alors que les rois d’Europe lancent les dernières
croisades en terre Sainte, les évêques portent tous en eux le rêve d’ériger
leur propre cathédrale. Avec Chartres, Rouen et Notre-Dame-de-Paris,
la France a lancé un mouvement architectural sans précédent et plus
personne ne peut imaginer un édifice sans y laisser toute sa place à la
lumière. Nous sommes aux débuts de l’art gothique.
En Espagne, l’évêque de Burgos est bien décidé à faire ériger la plus
grande et la plus lumineuse cathédrale du pays. Il fait alors appel au jeune
maître bâtisseur Henri de Rouen, qui détient le très précieux secret du
nombre d’or. Teresa, jeune peintre aux origines cathares doit s’adapter à
ces nouvelles règles architecturales qui ne laissent que peu de place à la
peinture. Son art et l’atelier qu’elle dirige y survivront-ils ?
Dans cette parenthèse médiévale où la femme jouit d’une grande liberté,
dans cette période lumineuse du culte de l’amour et de l’intelligence,
Teresa va réussir à faire de Henri de Rouen son allié et bien plus encore.
Mais leur amour va-t-il pouvoir dépasser tous les diktats pour faire de
cette cathédrale l’oeuvre de leur vie ?

LE NOMBnombre_dieuRE DIEU
Auteur : Jose-Luis CORRAL
Éditeur : HC Éditions
Paru : 26 février 2015
Disponible : Amazon.fr (Kindle),

Carnaval

Si la Nouvelle-Orléans est la plus française des capitales américaines, elle est aussi considérée par beaucoup comme la face obscure du pays, enfouie au cœur du sud profond. Construite sur des marécages sous le niveau de la mer, la ville est depuis toujours la proie de tornades, d’’ouragans, d’inondations, d’’épidémies. La nature du sol en fait une cité qui se fissure, où même les morts ne peuvent être enterrés normalement. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Ses habitants ont ainsi depuis longtemps l’’habitude de la menace. Et pourtant… Lorsqu’’en 1919 la ville devient la proie d’un mystérieux serial killer qui laisse sur les lieux de ses crimes d’étranges lames de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant toutes d’origine sicilienne, les rivalités ethniques s’exacerbent. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, et Ida, une jeune métisse, secrétaire de l’agence Pinkerton, vont tout faire pour résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets bien gardés. Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, l’Ange de la mort, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

CARNAVALcarnaval
Auteur : Ray CÉLESTIN
Éditeur : Le Cherche-Midi
Paru : 22 juin 2015
Disponible : Amazon.ca (Kindle), Amazon.fr (Kindle), Archambault (Epub)

Le choc de Carnac

– 4700 avant J. C. Les environs de Carnac sont occupés par deux groupes d’humains. Les Nomades des forêts vivent de chasse et de cueillette comme leurs ancêtres les plus lointains. Les Pêcheurs de la côte se sont fixés là où l’ampleur de la marée permet d’abondantes récoltes de poissons à l’aide de barrages de pierres. Un équilibre s’est instauré entre les deux groupes, fait d’échanges (de nourritures, de biens et de femmes) et aussi de conflits qui cessent au premier sang versé.
Mais voilà que de nouveaux venus incendient les forêts, bâtissent des maisons et interdisent le passage sur de vastes territoires. Ils retiennent prisonniers des animaux inconnus. Ils domestiquent la terre qui leur offre de grosses quantités de céréales. Ce sont les Cultivateurs des vallées.
Le conflit semble inévitable quand, Longues-jambes, le commerçant voyageur (qui connaît déjà les trois groupes) propose sa médiation. Il est assassiné. Cette fois, la guerre est déclarée et des humains visent à mort d’autres humains ‘ une nouveauté effrayante.
Le soir de cette première bataille, au milieu des cadavres et des blessés, trois femmes s’interposent : Sourire-de-lynx chez les Nomades, Paruline chez les Pêcheurs, Ardente chez les Cultivateurs. Elles proposent de découvrir ensemble qui a tué le commerçant : le meurtrier porte la responsabilité de la guerre. Chacune garantira pour son groupe l’impartialité de l’enquête. Le coupable et son peuple devront quitter la région, laissant les deux autres se la partager. Persuadé que l’assassin se trouve chez ses ennemis, chacun accepte cette issue radicale.choc_carnac

LE CHOC DE CARNAC
Auteur : Sophie MARVAUD
Éditeur : Nouveau Monde
Paru : 25 juin 2015
Disponible : Amazon.fr (Kindle),  Archambault (Epub)

Arthur Phillip et son rôle dans la fondation de l’Australie

arthur_phillips

Arthur Phillip

Arthur Phillips (1738-1814) est le premier gouverneur de l’Australie (1788-1792). Il est aussi le fondateur de la ville de Sydney.
En 1770, le navigateur James Cook atteint la côte est de l’Australie, que l’on nomma la Nouvelle-Galles du Sud. À la demande de Lord Sydney (ministre de l’Intérieur d’Angleterre), Arthur Phillip commande la First Fleet dont la mission est de fonder une colonie pénitentiaire à la Nouvelle-Galles du Sud.  Il atteint les côtes de la nouvelle colonie le 26 janvier 1788 après 8 mois de navigation.  Cette date est demeurée importante pour les Australiens car elle correspond aujourd’hui à leur fête nationale. L’accompagne, 11 navires et environ 700 prisonniers (petits voleurs principalement de Londres) et gardiens.  Considérant le premier site très pauvre pour l’agriculture et trop exposé pour en assurer une défense convenable, il opte pour le site de Port Jackson (aujourd’hui le port de Sydney). 

port_jackson

Port Jackson

Les débuts de la colonie sont très difficiles à cause, entre autres, de la pauvreté du sol et du peu d’expertise de la population en matière d’agriculture.  Ces lacunes laissent toujours planer l’ombre de la famine sur la colonie. Mais tant bien que mal, celle-ci se maintient en s’approvisionnant dans d’autres ports à proximité.  Peu à peu, les prisonniers acquièrent leur liberté et se font attribuer des terres pour l’exploitation agricole. Mais l’arrivée incessante de nouveaux prisonniers, teste toujours les capacités de la colonie.  Cependant, les choses se stabilisent, surtout avec la mise sur pied de l’industrie baleinière ainsi que celle de l’élevage du mouton, suite à l’importation de plusieurs bêtes.
Arthur Phillip, noua au cours de ses années comme gouverneur, de bonnes relations avec les autochtones.  Les Eoras, quoique très belliqueux, se montrèrent respectueux envers l’homme et sa mission.  Il noua même des liens avec un des chefs Bennelong.
En 1792, Phillips, dont la santé décline à cause d’une malnutrition chronique est finalement rappelé en Angleterre.  Il en profite pour emmener avec lui son ami Bennelong.  Il traîne aussi dans ses cales, de nombreuses espèces végétales inconnues en Occident.  Il finit ses jours paisiblement à Bath en Angleterre.

Pour en apprendre davantage sur l’homme et sur la fondation de l’Australie, je vous recommande le livre suivant :phillip_spy_novel

ARTHUR PHILLIP SAILOR, MERCENARY,
GOVERNOR, SPY
Auteur : Michael PEMBROOKE
Éditeur : Hardie Grant Books
Paru : 1er août 2013
disponible : Amazon (kindle), Amazon.ca (Kindle)

 

Les débuts de la marine française

Vers les années 1660, la France n’est pas encore une force navale redoutable.  Par le passé, les rois de France ont utilisé à outrance les armées de terre pour envahir de nouveaux territoires ou se protéger d’envahisseurs.  Le développement de la marine est dû principalement à l’opinarsenal_rochefortiâtreté de négociants et d’armateurs privés.  Ce sont surtout des normands, marseillais, basques, bretons et parmi ceux-ci, beaucoup d’huguenots qui naviguent sur les mers en portant les couleurs de la France.  Le cardinal de Richelieu, premier ministre du roi Louis XIII, constatant cette situation déplorable veut pallier à cette grande lacune de la France. Le cardinal juge en effet,que la marine française est rétrograde lorsque comparée avec celles de l’Angleterre et de l’Espagne. Mais en voulant moderniser esa marine, le cardinal, il poursuit un autre objectif. Il veut éradiquer la présence huguenote à La Rochelle.  Depuis les guerres de religion du XVIe siècle, une partie de la noblesse huguenote française est retranchée à La Rochelle et nargue le pouvoir royal. Elle sympathise avec l’ennemi anglais, ce que Richelieu trouve intolérable.  Il tente de construire de nombreux navires au Havre, à Brest et à Toulon, mais cet effort est insuffisant.  En 1627-1628, il entreprend le siège de La Rochelle.  Cette expérience, le persuada par la suite d’entreprendre le développement de la marine dans la région. Plusieurs années plus tard, après la guerre de Trente Ans et la période tumultueuse de la Fronde, Louis XIV, chargea Colbert de trouver un endroit sur la côte atlantique afin d’y construire un arsenal qui servirait comme un refuge, à la défense et l’approvisionnement.  En 1665, le site de Rochefort est choisi.  En 1666, le château de Rochefort est rasé pour laisser place aux travaux qui serviront à abriter la flotte du Ponant.  arsenal_largeurLa corderie royale est construite peu après. Cet édifice de 374 mètres de long était dédié à la fabrication des cordages. La ville de Rochefort prend rapidement de l’expansion sous l’impulsion de Colbert de Terron et de Michel Bégon.  Jusqu’à la fin du siècle, la construction des navires se poursuit de façon ininterrompue pour atteindre jusqu’à 350 bâtiments de guerre.

Voici un roman dont l’intrigue se situe à l’Arsenal de Rochefort.

COMPLOTS À LA CORDERIE ROYALEcomplots_corderie
Auteur : Gérard HUBERT-RICHOU
Éditeur : Pygmalion
Paru : 12 janvier 2009
Disponible : Papier

 

Les janissaires

Janissaire. Ayant souvent entendu ce terme, je ne m’étais jamais penché sur sa signification et ce à quoi il pouvait référer.  Mes recherches m’ont plongé dans l’empire ottoman, un empire peu connu de nous, occidentaux.  Les janissaires est un corps d’élite de l’infanterie ottomane.  Les Turcs, un groupe ethnique provenant des steppes asiatiques ont surtoujanissairest développer au fil du temps leurs habilités comme cavaliers.  Mais leur aptitude comme soldat de terre a toujours laissé à désirer. Cela explique pourquoi ils ont voulu à un certain moment, pallier à cette lacune en créant un nouveau groupe de militaires, qui ne serait constitué que de soldats d’élite.  Le nom même de janissaire (yeniçeri) veut dire en turc « Nouvelle milice ».  Pour constituer ces groupes de janissaires, les Turcs n’ont pas hésité à utiliser des esclaves chrétiens de 10 à 15 ans.  Ceux-ci étaient choisis au sein des territoires conquis par l’empire.  Il était donc normal d’y retrouver des grecs, bulgares, serbes, russes, ukrainiens, roumains, albanais, croates, hongrois, arméniens et géorgiens. Pour « prélever » leurs recrues, les ottomans ont mis au point une règle.  Celle-ci appelée « devchirmé » consistait à sélectionner un fils sur quarante. Les familles des 39 autres garçons devaient assumer les dépenses du voyage de l’élu vers la capitale de l’empire.  Créée en en 1334 par Orkhon, fils d’Osman 1er, cette nouvelle faction de l’armée mit peu de temps à se distinguer. Tant et si bien qu’elle devint le cœur même de l’armée ottomane. Faciles à identifier, les janissaires portaient un haut turban blanc orné de plumes. Leur simple costume suffisait à imposer le respect. Puis, les années passant, ils devinrent si puissants qu’ils formaient presque un pouvoir que les sultans ne pouvaient contourné.  Vers le début du XVIIIe siècle, le rapt d’enfants chrétiens cessa et le recrutement se fit de plus en plus au sein même de la communauté turque.  On cessa de les considérer comme des esclaves.  Les janissaires obtinrent même le droit de fonder des familles.  Avec leurs nouveaux privilèges, se développa en leur sein une forme résistance au pouvoir.  Ils se mirent à se révolter et devinrent une réelle menace pour le pouvoir du sultan. Cela explique pourquoi au XIXe siècle, le sultan Mahmoud II décida de se débarrasser de ce groupe encombrant et menaçant.  En juin 1826, les janissaires sont massacrés.  Cette tuerie fit plus de 8000 morts parmi le corps d’élite.  Les jours suivants, d’autres furent exécutés, exilés et massacrés.  En tout, cette tuerie fit 120 000 morts.  Certains survécurent mais leur pouvoir de jadis ne ressuscita jamais.

Un bon livre sur les janissaires est le suivant : complot_janissaires

LE COMPLOT DES JANISSAIRES : L’EUNUQUE HACHIM MÈNE L’ENQUÊTE
Auteur : Jason GOODWIN
Éditeur : Plon
Paru : Avril 2007

Résumé :
Au coeur de l’Empire ottoman en 1836, une série de meurtres menace le fragile équilibre du pouvoir. Une concubine est étranglée dans le harem du palais et un jeune officier est retrouvé assassiné dans les rues d’Istanbul.

Hachim, un détective peu ordinaire – c’est un eunuque -, connu pour sa rare intelligence et sa discrétion, va mener l’enquête pour trouver le coupable. Il nous guide à travers les luxueux sérails du palais et les rues grouillantes de la cité, et s’appuie tour à tour sur un ambassadeur polonais grincheux, un danseur transsexuel et une reine créole native des îles. Et surtout il nous introduit dans le cercle très fermé des Janissaires, auxquels le sultan a fini par enlever tout pouvoir.

Mais les Janissaires ne seraient-ils pas en train d’échafauder le plan d’un retentissant retour ?

Ce polar historique marque l’entrée remarquée du jeune historien Jason Goodwin dans le domaine romanesque. Ce livre est le premier d’une série d’enquêtes menées par Hachim, le détective ottoman.

Jason Goodwin a étudié l’histoire byzantine à l’université de Cambridge. Il est l’auteur d’une histoire de l’Empire ottoman et d’un récit de voyage intitulé Chemins de traverse (Phébus, 1995).