Le mythique Taj Mahal

Situé à Agra en Inde, le célèbre palais Taj Mahal est un incontournable lors d’un voyage dans le pays de Gandhi. Il borde la rivière Yamuna dans l’État de l’Uttar Pradesh au nord du pays. Son nom signifie en perse « Le palais de la Couronne ».
Il s’agit d’un mausolée construit par le shah Jahan en mémoire de son épouse préférée Mumtaz Mahal. Il reflète plusieurs styles architecturaux : islamique, iranien, perse et indien.
En marbre blanc ciselé, sa construction s’échelonne de 1631 à 1643. Il abrite encore aujourd’hui les dépouilles du shah Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal. Accompagnant son époux dans nombre de ses déplacements, même durant ses campagnes militaires, Mumtaz Mahal succombe en 1631, en mettant au monde un enfant-mort-né, leur quatorzième. Anéanti, le shah porte son deuil durant environ deux ans. Il fait venir les meilleurs architectes de son empire et entreprend les travaux de ce palais. Pour réaliser ce chef-d’oeuvre, il doit employer 20 000 travailleurs pendant douze ans. En plus d’utiliser le marbre, le shah désire aussi que des pierres précieuses et semi-précieuses soient incrustées dans les murs afin que la lumière puisse se refléter davantage sur le bâtiment. Et que dire du grand canal qui s’étire tout droit devant le mausolée? Lors de beau temps, le Taj Mahal s’y reflète remarquablement. Il ne faut pas se surprendre que tant de touristes se fassent photographier au bout du canal. La vue est vraiment imprenable. Enfin, il faut souligner les quatre minarets qui entourent le Taj Mahal. Ils sont érigés de façon à ce qu’ils ne tombent pas sur le palais en cas de tremblements de terre.
Considéré comme un trésor national, les autorités indiennes prennent plusieurs dispositions afin de le protéger. C’est ainsi qu’en 1942, on érige des échafaudages dans le but de réduire au maximum les effets des bombardements de l’aviation allemande et japonaise. La même chose est tentée en 1965 lors de la guerre indo-pakistanaise. On voulait ainsi induire le pilotes en erreur. Plus récemment, c’est-à-dire, suite aux attentats du 11 septembre 2001, il même été envisagé de couvrir le Tag Mahal d’une toile devant réduire le repérage d’une telle cible pour des terroristes. Enfin, aujourd’hui, la plus grande menace vient de la pollution qui terni le marbre. Pour pallier à cette situation, les autorités ont décidé de créer une zone de protection de 10 400 km2 appelée Zone Taj Trapèze (TTZ). Cette zone permet de réduire les émissions des voitures et des industries autour du Taj Mahal.

Suggestion de lecture :

UN PARFUM DE TAJ MAHAL
Auteur : Christian PETIT
Éditeur : Fayard
Paru : 30 avril 2008
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé : 

Mars 1644. Évadée d’un couvent de Saint Malo où sa famille l’avait cloîtrée, Siriane Francine, fille de Thomas Francine, est retrouvée presque morte sur la plage de Surat, en Inde, par Sanjana, princesse Radjpoute et Tara, sa fille adoptive. L’attaque et le naufrage de son navire, La Cathelijn, l’ont séparée de son fiancé, Clément de Saint-Ange, qu’elle croit noyé. Ce dernier, bien vivant, également persuadé que sa fiancée a péri en mer, s’engage comme canonnier au service du prince Aurangzeb, fils puîné de l’empereur moghol Shah Jahan.
Recueillie par la famille de Sanjana, Siriane part à Agra. Cadette d’une lignée de fontainiers du roi de France, elle va proposer ses services à l’empereur Shah Jahan pour travailler aux jardins et aux fontaines du Taj Mahal. Sous le nom de Simren, habillée en garçon, elle va s’efforcer de combler les voux du souverain, en construisant pour lui un automate à eau, à l’effigie de sa défunte épouse : Mumtaz Mahal.
Hélas, cette réalisation va lui valoir des inimitiés et la haine d’Aurangzeb. Clément va se trouver à son corps défendant, chargé d’arrêter cette femme qu’on accuse d’avoir comploté contre l’empire. L’intrigue de ce roman a pour toile de fond l’affrontement entre Shah Jahan et son fils, Aurangzeb, dévot intégriste, rongé par la jalousie et l’ambition, qui n’hésitera pas à usurper le pouvoir, en faisant assassiner ses trois frères avant de séquestrer son propre père.
Son règne marquera le déclin de l’empire moghol. Toutefois les vrais héros, ce sont les jardins moghols, dessinés à l’image du paradis céleste. Ces jardins venus de Perse et de Mésopotamie il y a plusieurs millénaires se sont répandus à travers le monde arabe jusqu’en Andalousie. Les Espagnols à leur tour les ont reproduits à Naples. De là ils se sont imposés dans toute l’Italie à la Renaissance, puis en France.
Babur, le premier empereur Mogol est passé par la Perse et a été à l’origine de la création des premiers jardins en Inde du Nord, surtout au Cachemire. Les Francine ont bel et bien existé. Ce sont eux qui ont conçu et réalisé l’hydraulique des jardins de la villa d’Este à Tivoli, puis les parcs de Vaux le Vicomte et de Versailles. Le Jardin du Clair de Lune subsiste de nos jours en face du Taj Mahal.
Il est sûr que l’empereur s’y rendait, seul pour s’y recueillir devant le mausolée de sa défunte épouse. Le reste appartient à la fiction.