Le sceau du Roy – Nouvelle-France

LE SCEAU DU ROY – NOUVELLE-FRANCE
Auteur : Michel Jean GAUTHIER
Éditeur : Éditions ADA
Paru : 23 janvier 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub, Pdf), Leslibraires.ca (ePub, Pdf), Kobo, Nook

Résumé :

XVIIe siècle La guerre entre les catholiques et les protestants a laissé La Rochelle dans un état précaire. Joachim Reguindeau doit quitter cette ville où il n’a plus d’attache. Grâce à de faux papiers, l’orphelin se fait engager par les marchands Grignon, Gaigneur et Masse et se rend en Amérique. Arrivé à Trois-Rivières, il se trouve un emploi de domestique dans une riche famille. Il y fait alors la connaissance du gouverneur Pierre Boucher de qui il se lie d’amitié. Lorsque, quelques années plus tard, Boucher quitte la gouvernance pour fonder Boucherville, il lui fait une offre qu’il ne peut pas refuser. Germain Gauthier est prédisposé à devenir un tisserand. Cependant, il rêve d’actions et d’aventures. Il s’engage alors dans l’armée, malgré la désapprobation de son père. Ses qualités militaires uniques lui permettent d’adhérer rapidement aux rangs du plus prestigieux régiment d’Europe, lequel est envoyé en Amérique pour combattre les Iroquois. Après le traité de paix de 1667, le régiment est démantelé. Contrairement aux autres, Germain entreprend de faire la tournée des villages de Nouvelle-France pour organiser une milice paroissiale pouvant rétablir l’ordre dans la colonie. À la demande de Boucher, il établit son quartier général à Boucherville.

Le maître des orphelins

LE MAÎTRE DES ORPHELINS
Auteur : Jean ZIMMERMAN
Éditeur : 12-21
Paru : 2 mai 2013
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Un thriller historique foisonnant au coeur de l’Amérique coloniale du XVIIe siècle, savant mélange d’aventures, de romance et d’espionnage sur fond de traque sanglante. 1663, Manhattan, Nouvelle-Amsterdam : des orphelins disparaissent et leurs corps sont retrouvés marqués d’un étrange symbole algonquin. L’ombre du Witika, un démon amérindien cannibale, plane sur le port de commerce hollandais. Seuls Blandine van Couvering, jeune négociante elle-même sans famille, et le noble Edward Drummond, envoyé par la couronne d’Angleterre pour traquer les régicides de Charles Ier, semblent se préoccuper de cette affaire. Les suspects sont pourtant légion… À commencer par le maître des orphelins, chargé de trouver un foyer à ses ouailles en provenance de l’ancien continent. Commence alors une incroyable épopée à travers les terres hostiles d’Amérique, au-delà des remparts de la colonie, dans ce Nouveau Monde édénique et sauvage où tout était encore possible.

Le dernier capitaine de la Nouvelle-France

Son nom est Louis Groston de Saint-Ange et de Bellerive. Né en 1700 à Montréal, il est le fils de Robert Groston de Saint-Ange et de Marguerite Crevier. Vers l’âge de vingt ans, il quitte Montréal avec sa famille pour l’Ouest. Son père est nommé officier en charge du fort Saint-Jean au Michigan (aujourd’hui Fort Niles). En 1723, il accompagne son père et Étienne de Véniard de Bourgmond au fort d’Orléans sur le Missouri. Pendant plusieurs années, il y occupe divers postes militaires et dirige même des détachements. Il demeure au Missouri jusqu’en 1736.  Ensuite, il obtient, grâce aux démarches de son père auprès du gouverneur de la Louisiane, Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville, une charge de lieutenant et est nommé en charge du Fort Ouabache (Indiana). Il y demeure jusqu’en 1764. Pendant son service, il doit faire face à plusieurs escarmouches avec les autochtones. Ses exploits ne sont pas connus. Mais il sort de son quasi anonymat en étant le dernier capitaine français à remettre aux britanniques, le dernier fort français, en l’occurrence, celui de Chartres en Illinois. Malgré la réticence du chef autochtone Pontiac, il remet le fort au capitaine Thomas Stirling le 10 octobre 1765. Il termine sa carrière dans l’armée espagnole. En effet, les autorités espagnoles ont de la difficulté à traiter avec les autochtones. Le capitaine Saint-Ange, les assiste dans cette tâche. On lui confie même la direction de Saint-Louis jusqu’à l’arrivée de Pedro Josef Piernas en 1770. Par la suite, il demeure conseiller auprès des espagnols jusqu’à son décès qui survient en 1774.

Pour en connaître davantage sur cette figure obscure de l’histoire de la Nouvelle-France, je vous invite à lire :

CAPITAINE PERDU, TOME 1
Auteur : Jacques TERPANT
Éditeur : Glénat
Paru : 9 septembre 2015
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePUB fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

« Décolonisation forcée… 1763. Suite au traité qui met fin à la guerre de Sept Ans, Le Roi de France cède l’Amérique aux Anglais. Mais contrairement à ce que pensait Voltaire, il ne s’agit pas de quelques arpents de neige, mais de l’équivalent du Canada d’aujourd’hui et d’une vingtaine d’États des États-Unis. Alors que les soldats français, peu nombreux, abandonnent leurs possessions aux tuniques rouges, les Indiens se soulèvent, et sous le drapeau à fleurs de lys du Roi de France, menés par le chef Pontiac, ils reprennent les fortifications des Français.
À fort de Chartres, sur les bords du Mississippi, le dernier des capitaines français en place, devra remettre l’ultime fort à l’Anglais. Mais comment abandonner ses alliés Indiens avec lesquels on a vécu, et parfois pris femme ? Comment obéir aux ordres du Roi sans les trahir ? Comment les aider sans se perdre ? Mais au fond, que veut vraiment le Roi ? Après l’adaptation des romans de Jean Raspail (Sept Cavaliers), c’est dans l’un de ses livre de voyages que Jacques Terpant apprend l’existence, sur les bords du Mississippi, de Saint Ange, le dernier des capitaines français qui dut remettre aux Anglais les clés de toute l’Amérique.
Il signe en deux tomes et en couleurs directes une fresque de cette épopée ignorée, qui signa la fin du premier empire colonial. En fin d’album, un cahier documentaire de 8 pages revient en détail sur le contexte historique développé dans le récit. »

Le pays de la liberté

LE PAYS DE LA LIBERTÉ
Auteur : Ken FOLLET
Éditeur : Robert Laffont
Paru : 11 octobre 2012
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Nook

Résumé :

Depuis sa plus tendre enfance, Mack McAsh passe ses heures de veille au fond du puits de la mine de charbon des Jamisson, en Ecosse. Alors que le jeune homme brûle du désir de s’évader de cet enfer sur terre, il trouve un appui inespéré en la personne de Lizzie Hallim, une jeune aristocrate aussi belle qu’impulsive, qui ne sait comment échapper au poids des traditions et du mariage de convention auquel elle a dû consentir.
Dans la société anglaise étriquée du XVIIe siècle, l’un et l’autre n’ont de choix qu’entre la soumission ou la révolte. Animé par une soif de justice inaltérable, Mack entre en conflit avec son propriétaire, puis avec le gouvernement britannique et se voit condamner à la déportation en Amérique. Le destin remet alors Mack et Lizzie l’un en face de l’autre, sur une terre de liberté à la mesure de leur passion.

Vente de la Louisiane

Aujourd’hui un simple État américain, mais jadis, la Louisiane couvrait une partie immense du continent nord-américain.  Qu’est-ce qui a donc poussé Napoléon 1er à se départir de cette terre et de la vendre aux États-Unis? Pour mieux apprécier l’importance de cette transaction, commençons avec un court historique du développement de la Louisiane.
L’aventure louisianaise commence en 1682 lorsque René-Robert Cavelier de La Salle explore le cours de la rivière Mississipi jusqu’à son embouchure. Il baptise ce large bassin hydrographique Louisiane en l’honneur du roi Louis XIV.
Cependant, ce n’est qu’en 1699 que commencent les efforts de colonisation avec la fondation de la ville de Biloxi par Pierre Lemoyne d’Iberville.  À l’époque, le territoire de la Louisiane couvrait les États actuels de l’Arkansas, du Dakota du Sud, Dakota du Nord, de l’Iowa, du Kansas, Missouri, Montana, Nebraska et de l’Oklahoma. En 1718, la ville de la Nouvelle-Orléans est fondée par Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville. Plusieurs années plus tard, en 1762, la France, après avoir perdu la guerre de Sept ans, cède la Louisiane à l’Espagne.  Beaucoup d’Acadiens expulsés de chez eux sont accueillis en Louisiane avec l’autorisation des autorités espagnoles. En 1800, la Louisiane est restituée à la France par les Espagnols. Le 3 mai 1803, Napoléon vend la Louisiane aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.  Mais pourquoi cette vente ? Pour la simple raison que Napoléon avait besoin de fonds rapidement pour financer sa guerre contre l’Angleterre. Il fit procéder, par ailleurs, à la signature de l’acte de vente sans obtenir l’assentiment de l’Assemblée nationale, qui aurait fort probablement refusé que la France se départisse d’un si important territoire. Et fait à noter, sur les 80 millions transigés, 20 millions étaient destinés au compte personnel de Talleyrand. L’on peut penser que tout cet argent contribua en partie aux succès de Napoléon, alors qu’il s’imposa en l’Autriche, en Prusse et sur une partie importante de l’Europe. Les Etats-Unis, de leur côté, tout en s’endettant, firent probablement l’achat du siècle…

Ma suggestion de lecture :

LE ROMAN DE LA LOUISIANE
Auteur : Jacqueline MONSIGNY et Edward MEEKS
Éditeur : Éditions du Rocher
Paru : 30 juin 2011
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon,ca (kindle), Numilog (ePub, pdf), Archambault (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Ah ! la Louisiane française… Un espace immense, conquis au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Un vaste empire s’étendant du golfe du Mexique jusqu’au Canada. Un véritable pays, de langue et de culture françaises, en plein coeur du continent nord-américain. Mais pourquoi Bonaparte a-t-il donc vendu la Louisiane à la jeune Amérique en 1803 ?! Coin de paradis, terre maudite ou  » cadeau  » empoisonné ? Dans tous les cas, quel destin exceptionnel que celui de ce territoire convoité, creuset des peuples et des cultures ! Embarquez à bord des steamers, ces authentiques bateaux à roue qui sillonnent le légendaire Mississippi, et remontez le temps ! Aventures amoureuses et guerrières ; exploration et conquête d’une nature sauvage, imprévisible et hostile; choc des civilisations, drame de l’esclavage et guerre de Sécession ; personnages hauts en couleur, tels Mark Twain, Talleyrand, Thomas Jefferson, le chef amérindien Grand Soleil, les frères Le Moyne et tant d’autres…
Entre épopée historique et anecdotes insolites, voici le fascinant roman de la Louisiane française !

Le grand dérangement

À mes yeux, la déportation des Acadiens, survenue en 1755 et durant les années subséquentes, représente l’événement historique le plus traumatisant de l’histoire canadienne. Se pencher sur cette page d’histoire est douloureux, mais il me semble important de se la remémorer afin que nous ne l’oublions jamais. Les autorités britanniques n’ont toujours pas présenté d’excuses officielles au peuple acadien. Pourtant, les événements survenus au 18e siècle, relèvent du « nettoyage ethnique ». Les conditions subies par les Acadiens à l’époque, sont à se point effroyables, qu’il est surprenant que la couronne britannique ne daigne y reconnaître sa grande part de responsabilité.  Car bien sûr, les britanniques ne sont pas les seuls responsables de cette déportation.  Les autorités de la Nouvelle-Angleterre, ont aussi participé au « nettoyage » de l’Acadie.  Leurs motivations? Neutraliser une possible menace acadienne et amérindienne pouvant venir du nord. Les colons britanniques voient donc d’un bon œil cette opération de prise de contrôle. Pour saisir les prémisses de la déportation, il faut remonter à 1713. Le Traité d’Utrecht, qui met fin à la guerre de Succession d’Espagne, prévoit la cession des terres les plus populeuses de l’Acadie à l’Angleterre.  Afin de gagner la docilité des Acadiens, les britanniques exigent d’eux qu’ils prêtent un serment d’allégeance à la couronne britannique. Mais désirant demeurer neutres dans le conflit opposant l’Angleterre à la France, ils refusent. Dès 1720, on commence donc à penser et à planifier la déportation de sujets qui ne seront jamais de « loyaux britanniques ». Après la fondation d’Halifax, les nouveaux colons venus de l’Angleterre convoitent les terres des Acadiens, qui grâce à la techniques des aboiteaux, sont extrêmement fertiles. Les débuts triomphants de la France durant le guerre de Sept ans les inquiètent au plus haut point.  Les plans de la déportation sont donc mis de l’avant.  En 1754-1755, le gouverneur Charles Lawrence discute avec les colonies américaines afin de prévoir la venue de colons américains afin de remplacer les Acadiens.  Des troupes sont donc envoyées et celles-ci ont pour mission de confisquer embarcations et armes aux habitants. Après une nouvelle demande de signature du serment d’allégeance et le refus des Acadiens, l’ordre de déportation est signé et les évacuations commencent en juillet 1755. L’ordre de déportation prévoit que les Acadiens doivent être envoyés dans les différentes colonies de Nouvelle-Angleterre. On forme donc des groupes par âge et par sexe, tout en sachant pertinemment que cela divise les familles.  On embarque donc les divers groupes sur des navires en partance pour les colonies britanniques ou même l’Angleterre, la France, la Louisiane ou les Antilles françaises. Environ 10 000 personnes ont ainsi été déplacées.  Les acadiens qui tentèrent de fuir furent traqués et exécutés.  Beaucoup de fugitifs trouvent la mort durant leurs errances en hiver et environ la moitié de la population acadienne trouve la mort durant les années 1755 à 1763…

Ma suggestion de lecture :

LE SAULE DE GRAND-PRÉ
Auteur : René VERVILLE
Éditeur : Fides
Paru : 1er mars 2001
Format : Papier
Disponible : Archambault, Renaud-Bray, Amazon.ca, Amazon.fr, Leslibraires.ca

Résumé :

Rivière-aux-Canards, bassin des Mines, 1755

En cette terre d’eau, de sel, de flux et de reflux, au milieu des prés aux riches moissons, la famille Brault vit, heureuse, en Acadie de la Nova Scotia. Comme des milliers d’autres en ce coin du monde, Alexis Brault est un cultivateur de la mer. Il a appris à dompter les marées et à vivre des prés endigués. Mais, depuis quelque temps, un grand malheur couve à Halifax. Milieu d’août, il éclate. Envoyés par le gouverneur Lawrence, arrivent Monckton, Winslow et Handfield. Tout chavire. Éradiquée de sa glèbe, morcelée et dispersée en des lieux hostiles, la famille Brault sera dérangée dans son âme et dans sa chair.
Salha, le légendaire saule de Grand-Pré, surplombe l’immensité du bassin des Mines. Témoin des événements tragiques de l’automne 1755, il en a conservé tous les détails en mémoire. C’est à travers tout ce que Salha « a vu, entendu et perçu » que l’auteur raconte le Grand Dérangement.

Né à Nicolet en 1932, René Verville est ingénieur-électricien de métier. Depuis toujours, la généalogie et l’histoire, principalement celle de la Nouvelle-France, ont occupé ses loisirs. Ce vif intérêt s’est rapidement transformé en passion lorsque, en établissant l’arbre généalogique de sa famille, il s’est découvert un ancêtre acadien… le héros de ce roman.

Gagnant du concours littéraire La Plume d’Argent.

Iroquois

IROQUOIS
Auteur : Patrick PRUGNE
Éditeur : Daniel Maghen
Paru : 25 août 2016
Format : Papier
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Renaud-Bray

Résumé : En 1608, Québec n’est qu’un nom griffonné sur une vague carte d ‘Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d’âmes s’apprêtent à passer leur premier hiver. La France d’Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages. Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n’envisage nullement l’installation d’une colonie.
Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n’aura alors de cesse de défendre « son » Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes (Hurons, Alguonquins, Montagnais) et Français. De ces relations naîtra un commerce florissant. Peaux de castors et de loutres s’échangent à bas prix contre marmites, haches, clou et autres divers objets en fer. Ce juteux commerce ne dure qu’un temps… Les raids meurtriers incessants que mènent les Iroquois dans la vallée du Saint Laurent contre les convois de pelleterie hurons ou algonquins exaspèrent très vite la petite communauté française.
Soucieux de consolider l’alliance faite avec ses alliés amérindiens, Champlain prend le sentier de la guerre à leurs côtés et part pour l’Iroquoisie. C’est dans ce contexte que se situe l’histoire qui suit. Le long de la Rivière des Iroquois, sur le lac Champlain, un mois de juillet 1609 en Nouvelle France.

 

Ines de Suarez

Jeune espagnolesuarez née en 1507 à Plasencia, Ines de Suarez est une figure historique importante du Chili.  Elle a, en effet, contribué à fonder la ville de Santiago.  Elle est une conquistadora. Elle a grandi en Espagne et a épousé Juan de Malaga.  Celui-ci quitta le vieux continent pour aller rejoindre les frères Pizarro en Amérique du sud.  Après dix ans d’absence, Ines quitta à son tour l’Espagne en 1537 pour tenter de retrouver son mari en Amérique.  Après une longue quête dans divers territoires sud-américains, elle arriva au Chili où elle apprit la mort de son époux.  Il semble qu’il ait trouvé la mort en mer. En 1539, on la retrouva toujours au Chili où elle obtint un lot de terre à Cuzco ainsi que plusieurs indiens. Rapidement après son installation, elle devint la maîtresse de Pedro de Valdivia, le conquérant du Chili.
Son amant fit d’elle un membre d’une expédition d’espagnols devant rejoindre le sud du pays. Durant le trajet les menant à leur destination, Suarez a sauvé la vie de Valdivia en déjouant une tentative d’assassinat.  Ines_de_SuarezEn décembre 1540, les membres de l’expédition repérèrent un endroit stratégique pour établir la capitale du pays.  Pour tenter d’acheter la paix avec les indigènes établis sur le territoire, Valvidia leur donna des cadeaux.  Mais les autochtones les refusèrent et attaquèrent les espagnols.  Ces derniers débordés, crurent que la situation était perdue jusqu’au moment où les indigènes se retirèrent.  Ils dirent avoir aperçu descendant du ciel un chevalier sur un chevalier blanc les chargeant. Cette victoire, les espagnols l’attribuèrent à une apparition miraculeuse de Santo Iago.  Et c’est en son honneur qu’ils baptisèrent la ville Santiago. Mais c’est ce qu’elle a accompli plus tard qui rendit Ines célèbre.  En effet, à l’été 1541, Valvidia invita 7 autochtones à discuter des mesures d’approvisionnement en nourriture et matériel.  Une fois arrivés, Valvidia les garda comme otages.  Il voulait ainsi s’assurer que les indigènes ne faillissent pas à leur tâche. À l’automne, Valvidia se rendit sur la côte avec plusieurs hommes afin de mâter une rébellion des indigènes.  Pendant son absence, Suarez dut faire face à un encerclement de la ville par les indiens.  Ces derniers comptant sur plusieurs milliers d’attaquants, étaient à peu près certains de soumettre la cité.  Face à cette situation dramatique, Suarez proposa d’exécuter les otages et de lancer leur tête dans la foule des attaquants.  Elle se chargea elle-même des exécutions en décapitant les victimes.  Et pour faire bonne mesure, elle accompagna ses hommes, montée sur son destrier blanc, en dehors de la ville pour affronter les indigènes.  Ces derniers, déconcertés par la tournure des événements et voyant cette femme sur un destrier blanc conclurent encore une fois à une intervention divine.  Désorganisés, ils furent battus par les espagnols. Après ces événements, Suarez continua de vivre avec Valvidia jusqu’au procès de ce dernier.  Celui-ci était accusé d’adultère.  Sa sentence consista à faire venir sa réelle épouse au Chili.  Celle-ci arriva après sa mort.  En 1549, Suarez épousa un capitaine de Valvidia, Rodrigo de Quiroga. Sa vie, fut dès lors paisible et elle se dévoua au sort des démunis.

Il existe un très bon livre sur sa vie:

ines_ameINES DE MON ÂME
Auteur : Isabel ALLENDE
Éditeur : Livre de poche
Paru : Mars 2010
Format: Papier
Disponible : Renaud-Bray, Amazon.ca

RÉSUMÉ: Inés Suarez est une héroïne au destin extraordinaire et peu connu. Au milieu du XVIe siècle, cette jeune et belle couturière participe à la conquête du royaume du Chili. Embarquée pour le Nouveau Monde sur les traces de son mari parti chercher fortune de l’autre côté de l’Atlantique, elle apprend sa mort en accostant au Pérou après une traversée mouvementée. Une nouvelle vie commence : Inés se joint à une troupe de conquistadores en route pour le Chili. Dans ce roman épique, l’amour accorde une trêve à la violence d’une époque historique tourmentée. Après Fille du destin et Portrait sépia, un nouveau grand roman d’Isabel Allende. (Tiré du site d’Amazon)

Colonie perdue de Roanoke

L’on croit à tort que la première tentative de colonisation du continent américain fut celle de Jamestown en 1607, un an avant la fondation de Québec au Canada. En fait, si l’on exclut les tentatives espagnoles en Floride, en 1583, il y a eu une première tentative à Saint-John, Terre-Neuve.  Sir Humphrey Gilbert, explorateur et aventurier, tenta d’établir un premier lieu de peuplement, mais il se noya avant d’avoir pu réalisé son objectif. Plusieurs années plus tard, son demi-frère, Sir Walter Raleigh, un favori de la reine Elizabeth, repris l’idée d’établir une colonie de peuplement en Amérique.  Avec l’approbation de la reine Elizabeth 1, qui désirait envoyer un message quant au sérieux des prétentions de l’Angleterre en Amérique, il chargea en 1584 une expédition d’exproanoke_settlementlorer les rives de l’Amérique. Les membres de l’expédition s’arrêtèrent sur  l’Île de Roanoke le 4 juillet de la même année, dans ce qui est aujourd’hui l’archipel des Outer Banks.  Ils prirent contact avec les autochtones locaux.  Sur le chemin du retour, ils avaient à bord deux indiens Powhatans. L’année 1585, fut celle de la première tentative d’établir un colonie. Une colonie militaire, afin de tenir en respect les espagnols plus au sud. Une flotte de cinq navires, dirigée par sir Richard Grenville prit la mer au printemps et se dirigea vers l’Île de Roanoke.  Une tempête dispersa la flotte mais elle atteignit tout de même les côtes. Les membre de l’expédition bâtirent plusieurs bâtiments sur un site sur l’Île de Roanoke. Mais rapidement, les relations avec les autochtones se dégradèrent à tel point que l’on décida de retourner en Angleterre . En 1587,  Raleigh organise un nouveau voyage et une flotte amenant 115 colons traversa l’Atlantique et les colons s’établirent sur le même site déserté. John White, qui était du précédent voyage, est nommé chef de l’expédition.  Durant la période où le groupe se trouve à Roanoke, la fille de White accoucha d’une petite fille, Virginia Dare.  Il s’agit de la première enfant née en sol américain. White décida de rentrer en Angleterre afin de convaincre les autorités d’envoyer de nouveaux colons ainsi que du matériel. Lorsqu’il revint en 1590, la colonie était désertée.  Ils ne purent trouver personne dans les alentours.  La seule chose qu’ils trouvèrent, est une inscription « Croatoan » sur un poteau. croatoan Que sont devenus les colons?  Cela demeure encore aujourd’hui un mystère.  Des recherches archéologiques et génétiques se poursuivent présentement afin de découvrir le destin de ces hommes et de ces femmes.  Certaines études laissent penser que le groupe de colons auraient déménager vers un site moins exposé, environ 60 miles à l’ouest de Roanoke. La disparition des colons sembla étrange aux gens de l’époque.  Des explications ésotériques ont même été avancées pour expliquer la disparition des colons.  Encore aujourd’hui, cette « colonie perdue » inspire toujours les adeptes d’idées paranormales.

white_seedWhite Seed: The Untold Story of the Lost Colony of Roanoke
Auteur : Paul CLAYTON
Éditeur : Amazon Digital Services LLC
Disponible : Amazon.ca (Kindle)

 

 

Le massacre de Deerfield et Eunice Williams

raid_DeerfieldQuinze ans après le massacre de Lachine perpétré par des Iroquois le 5 août 1689, il y a un événement du même genre, mais moins connu, qui se déroula dans le nord-est de l’Amérique : Le massacre ou le raid de Deerfield.  Le 29 février 1704, au petit matin, une bande de 50 français et de 250 Abénakis munis de raquettes et de plusieurs armes, franchirent la palissade cernant le village de Deerfield au Massachusetts.  Les habitants, pour la plupart, furent surpris dans leur sommeil.  Les hommes tentèrent de réagir rapidement.  Plusieurs, retranchés dans la maison des Sheldon, tinrent en respect les agresseurs. Mais les attaquants étaient trop nombreux.  Plusieurs habitants furent tués et l’on mit le feu à quelques-unes des maisons du village. Plus d’une centaine de personnes furent faites prisonnières et entraînées sur les chemins menant au Canada.  Le voyage était très pénible et certains moururent en route.  C’est le cas d’une jeune femme enceinte qui fut abattue, car l’épreuve était au-dessus de ses forces. Beaucoup d’enfants faisaient partie du groupe de marcheurs.  Les Français et les Abénakis partagèrent leur rations avec eux et beaucoup réussirent ainsi à survivre. C’est le cas de beaucoup d’enfants.  Ceux-ci furent adoptés par des tribus autochtones ou par des familles françaises.  Ils durent se convertir au catholicisme.  Ils reçurent ainsi de nouveaux noms, faisant plus « catholique ».  Certains refusant de se convertir furent renvoyés en Nouvelle-Angleterre, en échange d’une rançon.

Parmi tous ces individus, il y a une jeune fille de sept ans qui fut adoptée par une famille iroquoise installée à Khanawake près de Ville-Marie (Montréal).  Elle s’appelait Eunice Williams et était la fille du ministre puritain de Deerfield.  Elle fut baptisée et nommée Marguerite. Devenue adulte, elle épousa un iroquois nommé François-Xavier Arosen.  Elle demeura toute sa vie en Nouvelle-France et ne donna pas suite aux demandes répétées de sa famille qui offrait une rançon en échange de se libération.  Elle vécut jusqu’à l’âge vénérable de 89 ans.

Pour lire plus en détails, un livre en anglais est disponible en format numérique:

unredeemed_captiveTHE UNREDEEMED CAPTIVE : A FAMILY STORY FROM EARLY AMERICA
Auteur : John DEMOS
Éditeur : Vintage
Paru : 28 mars 1995
Disponible : Amazon.com (Kindle), Amazon.ca (Kindle)

Résumé :

The setting for this haunting and encyclopedically researched work of history is colonial Massachusetts, where English Puritans first endeavoured to « civilize » a « savage » native populace. There, in February 1704, a French and Indian war party descended on the village of Deerfield, abducting a Puritan minister and his children. Although John Williams was eventually released, his daughter horrified the family by staying with her captors and marrying a Mohawk husband.

Out of this incident, The Bancroft Prize-winning historian John Devos has constructed a gripping narrative that opens a window into North America where English, French, and Native Americans faced one another across gilfs of culture and belief, and sometimes crossed over.


Il y a aussi un roman intéressant sur le massacre comme tel :

1704
Auteur : Mylène GILBERT-DUMAS
Éditeur : VLB Éditeur
Paru : Juin 2010
Format : Ebook
Disponible : Kobo, Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub)

Résumé :

Alice Morton, jeune Anglaise timide et modeste, mène une vie paisible à Deerfield, en Nouvelle-Angleterre, où elle a des parents, des amis, un fiancé. Mais, le 29 février 1704, sa vie bascule lorsque son village est attaqué par des Français et des Indiens. Ces derniers font une centaine de prisonniers, dont Alice. Durant deux mois, elle est contrainte à une marche forcée qui la conduit au Canada, où l’on prévoit la vendre. Au cours de ce voyage périlleux, Alice voit des amis et des voisins mourir sous ses yeux, les uns succombant aux difficultés de la route, les autres victimes des brutalités de leurs maîtres indiens, tandis qu’elle-même se découvre un courage insoupçonné. Peu à peu, elle en vient à comprendre la colère légitime du peuple indien, à deviner l’humanité de son maître, Mamôtkas. Et le lecteur assiste à la progressive et fascinante transformation d’une jeune fille obéissante et effacée en une femme décidée et courageuse. Tirée d’une légende née dans la région de Sherbrooke, cette histoire bouleversante, riche en rebondissements et en fines observations sur le comportement humain, transporte le lecteur dans l’Amérique encore sauvage du début du XVIIIe siècle.