La saga de codex Millenarius : L’Abbaye des cent crimes

LA SAGA DU CODEX MILLENARIUS : L’ABBAYE DES CENT CRIMES
Auteur : Marcello SIMONI
Éditeur : Michel Lafon
Paru : 5 avril 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Une nouvelle épopée par le maître du thriller historique italien. Ferrare, 1347. Le chevalier Maynard de Rocheblanche enquête sur le meurtre du moine Facio di Malaspina, détenteur d’informations sur le légendaire Lapis exilii, une mystérieuse relique, source de toutes les convoitises et promesse de toute-puissance. Pour faire la lumière sur cet assassinat et empêcher que l’objet sacré tombe entre de mauvaises mains, Maynard se voit dans l’obligation de gagner la confiance du marquis Obizzo, seigneur de Ferrare et vicaire du pape, aussi puissant que cruel. Déjà menacé par les intrigues et complots qui se trament autour de lui, Maynard doit affronter une épidémie de peste noire qui ravage l’Italie et le contraint à s’exposer un peu plus à ses ennemis pour mieux protéger le secret du Lapis exilii et les intérêts de l’Europe.

La malédiction de Gabrielle, T.2 : À l’ombre du diable

LA MALÉDICTION DE GABRIELLE, T.2 : À L’OMBRE DU DIABLE
Auteur : Andrea H. JAPP
Éditeur : Flammarion
Paru : 2 novembre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, pdf), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub, pdf), Leslibraires.ca (ePub, pdf), Kobo

Résumé :

1348. La peste fait rage dans Paris et l’épidémie a changé la face du royaume. Aurait-elle aussi changé Gabrielle ? Déterminée à être maîtresse de son propre destin, plus rien n’arrête cette femme bafouée par son mari, joueur acharné qui dépensait leurs quelques sous dans les pires tripots et les plus sombres bordels. Elle quitte la capitale avec sa fidèle Adeline, emportant avec elle une peinture mystérieuse que les puissants veulent posséder coûte que coûte.
Dans une France en panique, tout est possible. Peut-elle s’installer dûment dans cet hôtel étrange ? Quel rôle la place de Grève et le « parloir aux bourgeois » jouent-ils dans son destin ? Qui sont le dominicain louche, la noble fourbe et le nain coutelier qui s’inscrivent dans son sillage ? Duperies, menaces, maladies, secrets. rien n’est épargné à la Dame d’Aurillay. La malédiction de Gabrielle se prolonge, plus dangereuse que jamais.
Un thriller médiéval dont le pire des fléaux n’est pas la peste.

La malédiction de Gabrielle, T.1 : Le fléau de Dieu

LA MALÉDICTION DE GABRIELLE, T.1 : LE FLÉAU DE DIEU
Auteur : Andrea H. JAPP
Éditeur : Flammarion / Poche
Paru : 30 septembre 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub, pdf), Kobo

Résumé :

La peste ! Le fléau de Dieu qui tue tous les hommes, les purs comme les âmes noires, les doux comme les fourbes, les saints comme les traîtres. Sans distinction de richesse ou de classe. La peste ! Quand elle s’abat sur le royaume de France, en 1347, personne ne veut y croire. Mais lorsqu’elle gagne Paris, elle bouleverse les âmes et les consciences, révèle le véritable tempérament de ceux qu’elle effraie ou… qui en jouent. Les pires instincts se réveillent. Et les ordres établis vacillent. Même la cour du roi succombe à ses pires démons. Gabrielle d’Aurillay, tout récemment arrivée dans la capitale, pourra-t-elle sauver sa vie et celle de son enfant ? Parviendra-t-elle à comprendre la personnalité de son mari ? Le diptyque mystérieux que ce dernier gagne au jeu est-il un talisman ou une malédiction supplémentaire ? Et pourquoi rend-il fou tant d’hommes de foi ?La fortune offrira-t-elle une autre chance à Gabrielle, contrainte de devenir la femme qu’elle ne rêvait pas d’être : celle qui décide et se prend en main… au péril de sa vie ? Dans cette saga aussi réussie qu’intrigante, où les vérités d’un jour ne sont plus celles du lendemain, le destin de chacun peut basculer d’un coup. Amours, trahisons, mystères, superstitions, disparitions suspectes… à croire que la peste n’est pas le mal le plus terrifiant du royaume de France.

La peste noire

La peste noire est un épisode s’étalant sur cinq années (1347-1352) et qui peut être considéré comme un réel cataclysme.  Il s’agit d’une vague initiale, car la peste est réapparue sporadiquement jusqu’au XIXe siècle. Cette épidémie est foudroyante et touche près de la moitié de la population européenne.
Elle provient de Chine et se manifeste pour la première fois en 1334. Elle se répend en quelques années pour atteindre les européens en 1346 alors qu’elle arrive à Caffa, comptoir commercial génois en Crimée (Ukraine d’aujourd’hui), via les hordes de Mongols venus pour assiéger la ville.  Ces derniers utilisent contre les Génois une arme terrible, ils catapultent les têtes de leurs soldats décédés de la peste. C’est ainsi que les Génois contractent la terrible maladie.  Les navires génois, retournant en Italie, répandent la maladie dans tous les ports où ils s’arrêtent.  Par leur entremise, la peste atteint Gênes et Marseille en novembre 1347. En janvier 1348, c’est au tour d’Avignon. Par la suite, elle chemine vers l’ouest en touchant les villes de Toulouse, Béziers, Narbonne, Perpignan et finit par atteindre Bordeaux.  C’est à partir de ce port qu’elle gagne l’Angleterre. Paris est aussi touchée par des gens infestés arrivant de Rouen et de Pontoise. En 1349, c’est l’Allemagne, qui est à son tour frappée par le fléau. Celui-ci poursuit son parcours pour atteindre la Scandinavie vers l’est et l’Écosse, l’Irlande et l’Islande en 1350.  Elle finit sa course en Russie et se butte aux larges étendues inhabitées. Étrangement, certaines villes et régions sont épargnées. C’est le cas de Nuremberg, Bruges et Milan ainsi que le Béarn et la Pologne.
Il n’existe alors pas encore de traitements pour soigner la peste. En plus, la maladie frappe de façon très rapide, d’autant plus que les organismes sont affaiblis par la famine. Les gens peuvent se lever en bonne santé et mourir la nuit suivante. Les médecins qui tentent de sauver des vies, se munissent d’un attirail impressionnant pour éviter la contagion. C’est ainsi que le masque à long bec apparaît, figure qui est parvenue jusqu’à nous.
Le bilan de cette pandémie fulgurante est encore incertain, mais il semble qu’entre 30% à 50% de la population, soit entre 25 à 45 millions de personnes ont trouvé la mort. Par ailleurs, des villes entières sont décimées et mêmes abandonnées. Il faudra au moins une génération pour endiguer les effets néfastes de l’épidémie.

Ma suggestion de lecture :

LA PESTE NOIRE, T.1 : LA CONJURATION DES LYS
Auteur : Gilles BORDES
Éditeur : XO Editions
Paru : 18 janvier 2007
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Renaud-Bray, Leslibraires.ca

Résumé :

1348. Une terrible maladie venue d’Asie ravage la France. Son nom est dans toutes les bouches : la peste noire. Annoncé par d’énormes rats noirs, ce fléau n’épargne personne, tuant dans d’atroces souffrances, même les plus robustes. Au même moment, dans un village de Gascogne, une toute jeune femme, Eugénie d’Eauze, apprend la vérité sur sa naissance illustre : élevée parmi les paysans, elle est pourtant née des amours de l’ancienne reine de France et d’un troubadour Alors le destin d’Eugénie bascule : sacrifiant mari et famille, elle part reconquérir son rang usurpé et prend la tête d’une conjuration qui a juré de remettre sur le trône les vrais héritiers de la couronne. Mais la peste, la mal-mort, semble suivre les pas d’Eugénie, tuant ses ennemis et parfois ceux qu’elle aime, à croire qu’une force surnaturelle accompagne cette jeune fille royale, qui porte en elle la beauté du diable…


LA PESTE NOIRE, T.2 : LE ROI CHIFFONNIER
Auteur : Gilbert BORDES
Éditeur : XO Editions
Paru : 12 février 2007
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Renaud-Bray, Leslibraires.ca

Résumé :

Eugénie est la femme la plus recherchée du Royaume. Les espions du roi sont à ses trousses : si elle est prise, elle sera brûlée vive comme une sorcière. Mais où cette fille de reine peut-elle se réfugier dans un pays à feu et à sang, ravagé par la peste, dévasté par la guerre et les complots ? Ses amis tombent un à un sous la hache sanguinolente du roi de France ; son mari, le géant invincible, est pris dans les filets du plus sournois personnage de la cour ; son fils, le seul que la peste ne lui a pas ravi, est devenu amnésique et ne se souvient plus de sa propre mère. Pourtant, Eugénie ne renonce pas, plus déterminée que jamais à se venger. Seule contre tous, elle doit se cacher comme une voleuse, vivre au milieu des lépreux, livrer des combats désespérés, au mépris de tout danger. Heureusement, un mystérieux chevalier blanc veille sur elle et la protège… Mais que peut-il face à la folle obstination de la jeune femme qui ne sait pas que son ennemi le plus féroce est son propre frère, l’héritier légitime du trône, celui pour qui elle s’est battue et a donné sa vie ?

 

 

Danse de Saint-Guy

Nous utilisons l’expression « Danse de St-Guy » communément pour décrire quelqu’un qui a la bougeotte, qui ne cesse de bouger.  Mais en réalité c’est beaucoup plus que cela. Il s’agit d’un mal maintenant identifié sous plusieurs vocables.  On l’appelle la « manie dansante », « la chorée de Sydenham ».  Il s’agit d’une maladie neurologique, contractée suite à une infection au streptocoque, et qui provoque des mouvements involontaires, incontrôlables et anormaux.  L’origine de l’expression de la « danse de St-Guy », remonte au IXe siècle au moment où les reliques de Saint-Guy furent transférées de Saint-Denis à la Saxe.  À cette occasion, il y eut plusieurs guérisons miraculeuses.  Et c’est à partir de ce moment que l’on associa le saint aux guérisons des épileptiques.

Dans l’histoire, il y a eu quelques manifestations collectives de ce mal. Le plus notable est ce que l’on appelle l’épidémie dansante de 1518.  Elle eut lieu dans la ville de Strasbourg en Alsace, qui faisait partie à l’époque du Saint-Empire germanique.  Le mal fut introduit par une femme du nom de Frau Toffea.  Le 14 danse_st_guyjuillet, cette dame commença à danser seule dans les rues de la cité.  Elle continua ainsi, pendant six jours et six nuits.  Malgré les suppliques de sa famille et les pieds en sang, elle ne pouvait pas s’arrêter, sauf pour prendre quelques siestes.  Entretemps, d’autres habitants se joignirent à elle. Le 25 juillet, cinquante danseurs étaient touchés par le mal.  La ville constatant que rien ne semblait arrêter les danseurs, décida de leur faire grande place en pensant qu’ils puissent s’arrêter par épuisement.  Elle fit ériger des estrades et une piste de danse. Erreur!  Les gens continuèrent tout de même.  Certains même, en décédèrent. En fait, jusqu’à quinze danseurs succombèrent chaque jour durant cette épidémie.  Leur mort fut attribuée principalement à la déshydratation et à des accidents cardiovasculaires.  En tout quatre cents habitants furent touchés.  L’épidémie perdura jusqu’à ce que l’on transfère les malades dans une autre ville.

Cette manifestation intéresse encore les spécialistes car il s’agit d’un événement réel, décrit par plusieurs observateurs de l’époque.

En tout, l’histoire retient environ une vingtaine de cas d’épidémies dansantes entre 1200 et 1600.  La plus récente s’est déclarée à Madagascar en 1863.  L’Italie connut une variante de la danse de St-Guy.  On l’appelle le « tarentisme ».  En effet, l’épidémie semble cette fois avoir été initiée par la morsure d’une tarentule.  Et le traitement indiqué était la danse la tarentelle…

Un auteur s’est intéressé à ce sujet, voici le livre qu’il a publié:

LES DANSEURS FOUS DE STRASBOURG
Auteur : John WALLERdanseurs_fous
Éditeur : La nuée bleue
Paru : Avril 2016
Disponible : Papier, Renaud-Bray, Archambault, Amazon.fr

RÉSUMÉ (tiré d’Amazon)
Le 14 juillet 1518, Frau Troffea sortit dans les rues de Strasbourg et se mit à danser des jours durant sans s arrêter, entraînant avec elle une foule frénétique de plusieurs centaines de gens. Insensibles à la fatigue et à la douleur, les pieds ensanglantés et les visages extatiques, les danseurs moururent par dizaines. L historien de la médecine John Waller (professeur à l’Université du Michigan, USA) décrypte cet étrange phénomène de transe spontanée que le médecin humaniste Paracelse avait observé en son temps et que Bosch, Dürer et Bruegel fixèrent dans des visions cauchemardesques. Terrassés par la misère, irrités par les cruelles inégalités sociales de la fin du Moyen Âge, égarés par leurs croyances surnaturelles, les danseurs de Strasbourg exprimaient un désespoir qui connut, quelques années plus tard, une forme politique avec les grandes révoltes paysannes de 1525, et religieuse avec la Réforme.