Le carnaval de Venise

Les origines du célèbres carnaval de Venise remontent au moyen-âge, plus précisément au Xe siècle. Au départ, cette fête populaire est initiée pour profiter des plaisirs de la vie durant les quelques jours précédant le Carême. Le premier Doge  qui autorise cette manifestation est Faliero en 1094. Mais la tenue de ce carnaval n’est pas seulement motivée par le besoin de réjouissances mais aussi par un but purement politique, celui d’unifier les différents quartiers de la ville, très jaloux de leur identité et de leur indépendance. En effet, à l’époque, Venise et son agglomération, est formée de quartiers ou secteurs très indépendants les uns des autres.  En 1269, le jour précédent le carême devient officiellement un jour de fête : Mardi gras.  Par la suite, au cours des siècles suivants, le carnaval est organisé par les aristocrates.  La mascarade est souvent l’occasion pour les gens de changer, pour l’espace de quelques jours, de classe sociale.  Les pauvres aimaient devenir de riches citoyens tandis que les gens de la noblesse, prenaient plaisir à se déguiser en gens du peuple. Le port du masque devint donc important.  Cela explique pourquoi les masques sont tellement associés au carnaval de Venise. 
Par ailleurs, l’imaginaire associé au carnaval remonte au XVIIIe siècle, à cause de nombreux tableaux de peintres comme Pietro Longhi, illustrant des scènes typiques de la manifestation. Avec l’arrivée des troupes de Napoléon, les festivités perdent peu à peu de leur splendeur. L’occupant craint d’éventuels rebelles cachés sous les costumes des fêtards. C’est le début de la fin de ce carnaval mythique.  Il faudra attendre les années 1970 pour que les fêtes reprennent de leur éclat.

Ma suggestion de lecture:

LE CARNAVAL DES ASSASSINS (LES MYSTÈRES DE VENISE, T.6)
Auteur : Frédéric LENORMAND
Format : Ebook
Disponible : Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Kobo

Résumé :

Quand la Sérénissime République apprend que le nouvel ambassadeur du Monténégro a été assassiné à Trieste avant même d’avoir atteint la lagune, elle confie l’affaire à son meilleur espion, Ottorino, secondé par Leonora et Flaminio. Hélas, le malheureux émissaire du doge est tué à son tour sous les yeux de nos héros, qui décident de rentrer poursuivre l’enquête à Venise. Flaminio se fera passer pour l’ambassadeur auprès des Monténégrins, installés dans un palais gothique où tout n’est que secrets, luxe et intrigues. De fêtes costumées en batailles de gondoles, il faudra toute l’ingéniosité de Leonora pour dénouer les fils d’une énigme périlleuse, entre canaux et campaniles.

Frédéric Lenormand nous entraîne à nouveau dans ses Mystères de Venise  à l’époque des doges et du carnaval. Cinq tomes sont parus aux éditions Fayard et au Livre de Poche : Leonora agent du doge, La Nuit de San Marco, Confessions d’un masque vénitien, Crimes, gondoles et pâtisserie, Les Iles mystérieuses.

Bal des Ardents

Aussi surnommé le « Bal des sauvages », le Bal des Ardents est un événement tragique qui se déroula le 28 janvier 1393 à la cour du roi Charles VI de France.  Il s’agit d’une fëte organisée par la femme du roi, la reine Isabeau de Bavière, à l’occasion du remariage de l’une de ses dames d’honneur.
Longtemps, l’on a cru que ces festivités eurent lieu à la résidence royale parisienne, l’Hôtel Saint-Pol. Mais en fait, elles se déroulèrent plutôt à un endroit surnommé l’Hôtel de la Dame blancbal_des_ardentshe, construit par Marguerite de Provence, veuve de Saint-Louis (les reines veuves portaient le blanc).  L’endroit correspond au quartier actuel des Gobelins.  Un jeune noble du nom de Hugonin de Guisay proposa l’idée d’une sorte de charivari. Plusieurs autres jeunes hommes (Jean III comte de Joigny, Yvain de Foix, le fils de Gaston Phébus, Ogier de Nantouillet et Aymard de Poitiers) se joignèrent à lui et se déguisèrent de façon à n’être pas reconnus des convives.  Pour ce faire, ils enfilèrent une combinaison sur laquelle de la poix fut appliquée.  On y ajouta ensuite des plumes.  Un masque fabriqué des mêmes matériaux fut aussi utilisé pour compléter le costume.
Avant que la danse des « sauvages » commence, le roi interdit l’usage des torches proches des danseurs.  Elles devaient demeurer accrochées aux murs.  Mais cela c’était sans compter le comportement du frère du roi, Louis d’Orléans, qui fit irruption dans la salle accompagné de plusieurs charles_vicompagnons.  Ivres, ils s’approchèrent de trop près des 6 sauvages et une torche occasionna un embrasement.  Les six danseurs qui étaient reliés par une chaîne, n’eurent aucune chance. Ils périrent tous sauf le roi qui eut la vie sauve grâce à l’intervention de la Duchesse du Berry qui éteignit les flammes en le couvrant de son long manteau.
Déjà atteint d’une forme de folie, qui se traduisait par des épisodes de démence, son état mental empira suite à cet épisode tragique.  C’est pourquoi il passa à la postérité sous le non de Charles VI le Fol.  Mais malgré cet handicap, il fut bien-aimé de son peuple.

Pour en lire davantage sur le sujet, voici un ouvrage imprimé

Auteur : Pierre Gascar
Éditeur : Gallimard
Paru : 1977
Format : Papier
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