Le Ku Klux Klan

Le Ku Klux Klan est une organisation prônant la supériorité de la race blanche. Elle est née aux Etats-Unis en 1865 en réaction à la défaite sudiste lors de la guerre de sécession. Certains sudistes ont mal réagi à l’imposition par le nord de politiques égalitaires qui venaient directement en contradiction avec leur mode de vie. Les fondateurs de ce regroupement sont six anciens soldats sudistes : J. Calvin Jones, Frank O. McCord, Richard R. Reed, John B. Kennedy, John C. Lester, James R. Crowe. C’est l’un d’eux qui a eu l’idée d’utiliser les mots Ku Klux. Ils viennent du mot grec kuklos, qui veut dire cercle de lumière. Et comme les fondateurs étaient d’origine écossaise, ils ont a décidé d’ajouter le mot Klan, venant de Clan, à la fin. Donc, après la Guerre de Sécession, il y a plus de quatre millions de personnes qui sont libérées du joug de l’esclavage.  Pour certains blancs, cette situation s’avère intolérable. C’est pourquoi ils se regroupent et fondent le Ku Klux Klan. Ils décident de se doter d’un costume constituer d’une longue robe blanche et d’une cagoule pointue de la même couleur qu’ils revêtent la nuit lors d’équipées organisées dans le but de terroriser les populations noires. L’organisation se dote aussi d’un objectif politique. Celui d’investir le parti démocrate qui est pro-esclavage et de faire prévaloir des politiques qui sont favorables aux blancs au détriment des noirs et de défaire toute initiative égalitaire. Mais le Ku Klux Klan ne se résume pas uniquement à cet objectif. La nuit, les membres, des hommes de bonnes familles, se transforment en persécuteurs.  Ils se plaisent à torturer les personnes qui ne cadrent pas dans la définition de l’homme blanc supérieur. C’est ainsi que des juifs, des homosexuels, des catholiques, des prostituées, des alcooliques sont persécutés. L’on assiste alors à toutes sortes de violences : marches forcées humiliantes (très souvent les personnes sont nues), flagellations, émasculations, éventrations de femmes enceintes, viols, marques au fer rouge.  Ces sévices sont trop souvent le prélude à l’assassinat pur et simple par pendaison ou par la mise au bûcher.
Ce qui peut paraître effrayant, c’est que, quelques années après la fondation du groupe, c’est plus de 500 000 membres qui investissent les rangs du KKK. Entre 1866 et 1914, environ 4600 personnes furent tuées par le KKK. Il faut cependant l’assassinat d’un sénateur blanc en 1871, pour que les autorités daignent se préoccuper du phénomène et décident de rendre le KKK hors-la-loi. Mais malgré l’anathème, le KKK continue ses activités. Peu de ses membres sont inquiétés faute de preuves. De plus, de nombreuses lois ségrégationnistes sont adoptées par les démocrates au pouvoir. Par exemple, les mariages interraciaux sont interdits, la séparation des noirs et des blancs est imposée dans les transports, les lieux publics, les écoles, les hôpitaux, etc. Les démocrates vont aussi tenter de dissuader les noirs de voter en adoptant des mesures comme des taxes à payer par les noirs aux bureaux de votation, des tests d’alphabétisation pour avoir le droit de voter et imposent un découpage électoral défavorisant les populations noires. Après 1915, le KKK redevient légal et reprend de la vitalité en combattant tout ce qui peut nuire aux WASP (White Anglo Saxons Protestants). Que ce soit le communisme, le féminisme, l’athéisme, du syndicalisme, le KKK est toujours fin prêt pour combattre ces nouvelles idéologies. Les membres usent donc des mêmes techniques que celles utilisées au siècle précédent. Dans les années 1920, le KKK compte environ cinq millions de membres. Leur influence commence à gêner les autorités qui adoptent des mesures pour les contraindre. À titre d’exemple. il devient interdit de porter des masques lors de fêtes. En 1928, le KKK est de nouveau rendu illégal. Mais lors de la 2e guerre mondiale, certains de ses sympathisants appuient les politiques nazies. En 1944, le KKK disparaît par une mise en faillite. Depuis ce temps, il n’est jamais réapparu comme une forte organisation. L’on a plutôt affaire à des groupuscules d’extrême-droite. Et vous savez quoi, la plupart d’entre-eux se réclament de… Donald Trump.

Ma suggestion de lecture:

LES SECRETS DU KU KLUX KLAN
Auteur : Raphaël COUNE
Éditeur : 50minutes
Paru : 5 janvier 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur le Ku Klux Klan en moins d’une heure ! 

Si tout le monde a entendu parler du Ku Klux Klan et des actes de violence perpétrés par ses membres, peu nombreux sont ceux à savoir ce qu’est réellement le KKK. Formée un siècle avant le décès de Martin Luther King, la société secrète avait pour vocation de défendre les femmes et les orphelins sudistes. Vêtus de draps, les membres se réunissaient la nuit, défilaient dans les rues et effrayaient les Noirs. Mais ce qui n’était à l’origine que de simples plaisanteries se transforme en séances d’intimidation et en lynchages. Les débordements ont rapidement lieu et bientôt plusieurs personnes perdront la vie…

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :


   • L’histoire du Ku Klux Klan
   • Ses membres les plus éminents
   • Les buts et le fonctionnement du KKK
   • Les controverses et scandales dans lesquels le Ku Klux Klan est impliqué

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES Société secrètes », Raphaël Coune nous présente l’histoire du Ku Klux Klan. Si tout le monde se représente bien l’accoutrement de ses membres et les croix enflammées qui les caractérisent tant, les véritables objectifs du KKK restent à bien des égards assez mystérieux. Entre volonté de protéger veuves et orphelins et sauvegarde de la suprématie blanche, le Ku Klux Klan n’a pas encore révélé tous ses secrets. » Stéphanie Dagrain

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Sociétés secrètes
La série Sociétés secrètes de la collection « 50MINUTES » présente une dizaine d’organisations mystérieuses qui ont défrayé les chroniques. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d’un sujet précis, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire. 

 

Deadline

DEADLINE
Auteur : Laurent Frédéric BOLLÉE, Christian ROSSI
Éditeur : Glénat BD
Paru : 2013
Genre: Bande dessinée
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

« Tu vois la rambarde, là, qui forme une ligne ? Ça, mon pote, c’est la deadline ! Le doigt de Dieu… »

Camp d’Anderson, Georgie, août 1864. Dans cette gigantesque prison à ciel ouvert, alors que la guerre de Sécession fait rage, le monde se divise en deux catégories : les geôliers sudistes et les captifs nordistes. Entre les deux, la deadline. Le prisonnier qui franchit cette ligne gagne un aller simple pour l’enfer. Parmi eux, un soldat noir au calme insolent, le regard fier, intrigue le jeune confédéré Louis Paugham, affecté à la surveillance du camp…

Sur fond de guerre civile américaine, Laurent-Frédéric Bollée signe avec Deadline un western allégorique et intime qui prend aux tripes, sublimement mis en images par un habitué du genre : Christian Rossi, héritier direct de Jean Giraud et probablement l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération. L’événement BD de 2013 !

9 avril 1865 : Fin de la Guerre de sécession

Le 9 avril 1865, la bataille d’Appomattox, mettait fin à la Guerre de sécession aux Etats-Unis.
Après la prise de la ville de Richmond par le général Grant, l’armée sudiste, avec à sa tête, le général Robert Edward Lee, ne compte plus que 26 000 soldats épuisés et affamés.  Pressé par les troupes de Grant et de Sheridan, il est forcé à tenter une ultime manoeuvre afin de se sortir de cette situation intenable.  Il vise une sortie près du village d’Appomattox Court House. Dès le début de l’affrontement, l’armée sudiste semble en bonne position après avoir enfoncer la ligne ennemie.  Mais d’autres régiments de confédérés se tenaient tapis et les ont encerclé.  Face à cette situation, le général Lee n’a eu d’autre choix que de se rendre.

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