Le rabbin de Salonique

LE RABBIN DE SALONIQUE
Auteur : Michèle KAHN
Éditeur : Éditions du Rocher
Paru : 15 avril 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, Pdf), Archambault (ePub), Leslibraires.ca (ePub, Pdf), Kobo, Nook

Résumé :

En 1941, les blindés allemands investissent Salonique, jadis surnommée la Jérusalem des Balkans « . Deux ans plus tard, 45 000 Juifs, soit 95 % d’entre eux, sont acheminés vers les camps de la mort. Le Grand Rabbin de Salonique avait la charge de veiller au respect des ordres de l’occupant au sein de sa communauté. A-t-il livré les siens aux nazis pour  » sauver sa peau  » et celle de ses proches, comme on l’a prétendu de manière injurieuse, ou au contraire s’est-il sacrifié en espérant les protéger ? Qui fut Zvi Koretz ? Un traître ou un héros ? Michèle Kahn réhabilite ce personnage complexe et fascinant, dont le courage, dissimulé derrière une apparence de froideur, le conduira au camp de Bergen-Belsen, puis dans le Train perdu, enfin à la mort. Dans le procès post mortem qu’on lui a intenté, elle voit une tragédie grecque et une insulte à la fraternité humaine. Un paradoxe déchirant qui illustre l’aveuglement des hommes dès lors que l’amour ne les unit plus. »

Irena, Juste parmi les nations

Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, est une héroïne polonaise, qui par son action humanitaire, a participé au sauvetage de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Fille d’un médecin qui s’est dévoué à la cause des familles pauvres, elle a appris de lui qu’il y a dans le monde deux catégories de personnes: les bons et les méchants. L’origine ethnique, l’affiliation religieuse ou la nationalité des êtres humains ne doivent en aucun cas représenter un frein à l’aide humanitaire.  Militante de gauche, elle est particulièrement sensible aux démonstrations antisémites. Cela explique pourquoi elle a participé, avant la guerre, à des manifestations visant à dénoncer les injustices vécues par les étudiants juifs à l’Université de Varsovie. Lorsque les Allemands envahissent la Pologne, beaucoup d’activistes se mobilisent pour protéger les Juifs. Irena s’enrôle dans un groupe clandestin d’aide aux enfants abandonnés et particulièrement aux enfants sortis du ghetto de Varsovie. Dans ce dernier cas, les enfants sont sauvés de différentes façons : sortis par des trous creusés dans le mur, dans des ambulances, dans des camions de pompiers, dans les camions à ordures. Une fois extraits du ghetto, les membres du groupe clandestin s’affairent à constituer de faux papiers afin de les faire admettre dans des orphelinats ou des familles d’accueil. En 1942, la Commission d’aide aux juifs (Zegota), la nomme à la tête du département d’aide à l’enfance. Elle oeuvre à ce poste jusqu’à son arrestation par la gestapo le 20 octobre 1943. Elle est torturée lors des interrogatoires. Ses bras et jambes sont fracturées (elle en gardera des séquelles toute sa vie). Elle est condamnée à mort mais elle est sauvée in extremis par Zegota lorsque des gardiens sont achetés. Fait tout particulier, elle écrit les noms de tous les enfants qu’elle a contribué à sauver et les met dans une jarre qu’elle enterre dans sa cour. À la fin de la guerre, elle participa à l’immense tâche de réunir les familles. Mais comme la plupart des parents avaient succombé dans les chambres à gaz, les enfants furent adoptés. En 1965, elle a été reconnue « Juste parmi les nations », un prix remis par l’État d’Israël aux personnes ayant mis leur vie en danger afin de sauver des Juifs. Très peu reconnue dans le monde, ce n’est que récemment que son apport à la cause des Juifs a été mise au jour. En effet, des étudiantes américaines, travaillant sur un projet dont l’objectif était de faire connaître des héros de la Shoah, tombèrent sur le nom d’Irena qui était associé au sauvetage de 2000 enfants juifs. Ils allèrent la rencontrer en Pologne. Revenus aux Etats-Unis, ils rédigèrent une pièce de théâtre intitulée « Life in a Jar ». Cette pièce fut reconnue aux États-Unis et dans le monde par la suite. Irena est décédée le 12 mai 2008 à l’âge vénérable de 98 ans.  Un film sur sa vie a été réalisé en 2009. Il est intitulé « The Courageous Heart of Irena Sandler » avec Anna Paquin dans le rôle d’Irena.

Ma suggestion de lecture :

IRENA, TOME 1 : LE GHETTO
Auteurs : Jean-David MORVAN, Séverine TRÉFOUËL, David EVRARD
Éditeur : Glénat
Paru : 4 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (Fixed), Kobo

Résumé ;

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien A ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition.
Ici, tout le monde la connaît, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas A tenir tête aux gardiens, A faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête A risquer sa vie. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.
Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel…
Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

 

Génocide arménien

Pour ceux ou celles qui doutent encore du génocide arménien, lisez ces quelques lignes et faites-vous votre propre opinion.
Après avoir subis quelques années de brutalités aux mains des turcs, les arméniens en 1915, sont à la veille de devenir les victimes du premier génocide du XXe siècle.
En effet, vers la fin du XIXe siècle, les derniers sultans de l’empire ottoman, tentent de raffermir leur autorité en attisant les haines interraciales. C’est ainsi que des violences font environ 250 000 morts entre 1894 et 1896, au moment où les arméniens requièrent des réformes. Un million d’entre eux sont dépouillés de leurs biens et plusieurs milliers sont convertis à l’islam de force. De plus, des centaines d’églises sont détruites ou transformées en mosquées. Durant le seul mois de juin 1896, pas moins de 300 villages sont détruits et rayés de la carte. Pour éviter la condamnation internationale, le sultan paie les agences de presse européennes pour garder secrètes, ces exactions. Toutes ces massacres constituent les premiers signes du génocide à venir.
Dès le début de la guerre en 1914, les turcs font preuve de violences envers les chrétiens qui se trouvent sur le passage de leur armée. En agissant ainsi, les arméniens tournent leur allégeance vers la Russie, ennemie de la Turquie, afin de se venger en quelque sorte de leur mère patrie. Cette prise de position entraîne l’exécution des milliers de soldats arméniens dont l’armée turque est composée. C’est dans ce contexte, que les arméniens déclarent unilatéralement un état arménien autonome le 7 avril 1915. Les autorités turques ripostent en assassinant 600 nobles arméniens à Constantinople (Istanbul), capitale de la Turquie.  C’est le début du génocide.  Les turcs, considérant l’Asie mineure comme le foyer national de la nation turque, commencent à massacrer les arméniens qui sont nombreux dans cette partie du Proche-Orient. Commence ensuite l’étape des déportations. Les arméniens sont envoyés dans la région d’Alep en Syrie.  Il s’agit clairement d’une opération de nettoyage ethnique.  Les marches imposées aux arméniens sont inhumaines et causent la mort de milliers de personnes. Dans cet enfer, certaines personnes sont épargnées. Les plus belles jeunes femmes et adolescentes sont vendues comme esclaves ou mariées de force à des turcs. Pendant l’été de 1915, les deux tiers de la population arménienne turque est éliminée. En 1916, un ultime effort est donné afin de terminer la tâche. Les 700 000 survivants des différentes marches de la mort, sont liquidés.  Les autorités turques, afin de bien paraître aux yeux des européens, ont fait valoir que ces déplacements étaient nécessaires pour des raisons militaires. Appuyées par leur allié allemand, beaucoup d’informations sont dissimulées afin d’éviter que le scandale éclate. Il faut attendre les années 1980 afin que le souvenir de cette page d’histoire remonte à la surface.

Ma suggestion de lecture:

LE CANTIQUE DES LARMES
Auteur : Annick ASSO
Éditeur : Table ronde
Paru : 18 mai 2005
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Archambault, Renaud-Bray

Résumé :

En 1915, le gouvernement Jeune-Turc décidait d’exterminer les Arméniens. Ce fut le premier des génocides du XXe siècle. Quatre-vingt-dix ans après l’horreur, des voix sortent des décombres. Ce sont les rescapés qui parlent. Ils racontent les déportations, les camps, les massacres. Ils disent l’indicible. Arrachés à l’anéantissement, leurs récits de survivants sont des paroles de vie. Il faut les lire. Pour que soit reconnu le crime et que soit connue la vérité. Pour que disparaisse le mensonge et que ne réapparaisse pas le mal. Pour que les morts sans sépulture connaissent enfin la paix. Car il est temps que les vivants puissent envisager le deuil et le pardon. Monument de mémoire et document pour l’histoire, ce recueil, à la manière des chœurs de la tragédie antique, inscrit dans l’éternité l’abîme éprouvé par tout un peuple. Et avec, par l’entière humanité.

Biographie
Professeur agrégé de lettres modernes, enseignante à l’Université, spécialiste des représentations des génocides dans la littérature, Annick Asso collabore, entre autres, au magazine France-Arménie. Cet ouvrage est le fruit de ses recherches dans les bibliothèques et les fonds d’archives en Europe et dans le monde.

Sommaire

* Mémoires oubliées.
* 1 500 000 victimes.
* 24 avril 1915 : l’élite arménienne décapitée.
* La déportation.
* La résistance à la déportation et aux massacres.
* Les camps de concentration.
* Après les massacres : l’exil

Rafle du Vel d’Hiv

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1942, se déroula la plus importante arrestation collective de la seconde guerre mondiale en France.  Les autorités françaises, à la demande des nazis, arrêtent 13 152 personnes, dont 4000 enfants à Paris. Malgré le chiffre impressionnant, c’est la moitié du quota exigé. La plupart des personnes sont embarquées dans des autobus.  Les familles sont dirigées vers le Vélodrome d’Hiver, tandis que les personnes seules et les couples sans enfants sont envoyés au camp de Drancy au nord de Paris. C’est environ 8000 personnes, qui sont entassées au Vélodrome. Leur conditions de détention sont exécrables: pas de nourriture, pas de couchage, pas d’eau potable et sont exposées à un éclairage éblouissant tant le jour que la nuit.  Après quelques jours d’attente, les 8000 détenus sont envoyés sans les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. Au mois d’août, les femmes sont envoyées dans les camps de concentration de Pologne. Deux semaines plus tard, c’est au tour des enfants.  Ceux-ci sont dirigés vers Auschwitz-Birkenau, devenu tout récemment, un camp d’extermination à grande échelle. Personne de reviendra de cet exil vers l’est.  Les gens internés à Drancy prennent par la suite le même chemin et très peu d’entre eux survivront.
Ce n’est qu’en 1996, que le Président Jacques Chirac reconnait officiellement cette page horrible de l’histoire française :  »(…) que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

Ma suggestion de lecture:

ELLE S’APPELAIT SARAH
Auteur : Tatiana de Rosnay
Éditeur : Héloïse d’Ormesson
Paru : 24 janvier 2013
Format : Ebook
Disponible Amazon.fr (Kindle)

Résumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avce ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.

« Elle s’appelait Sarah », c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès internationnal, avec des traductions dans trente-quatre pays.

Le cœur d’Auschwitz

Petite chose gardée précieusement cachée pendant cinquante ans, le cœur d’Auschwitz est une toute petite carte de vœux que Fania Steiner reçut de ses co-détenues au camp de concentration d’Auschwitz en décembre 1944 à l’occasion de ses vingt ans.coeur_Auschwitz  Cette carte en forme de cœur et pliée à la façon d’origami, est un témoignage édifiant de l’amitié et du courage que les prisonnières ont fait preuve durant ces jours sombres de leur existence. Douze d’entre elles, à l’aide de papier volé et de colle de fortune, ont écrit des petits mots pour Fania. On retrouve des phrases comme : « Notre victoire, ce sera de ne pas mourir » ou « Avec les autres, il faut rire. Quand tu pleures, cache-toi ».
Cette petite cartecoeur_origami fut préservée et cachée à la vue des nazis.  Si découverte, il est à peu près certain que les 12 jeunes filles auraient été exécutées. Même lors de la Marche de la Mort en janvier-février 1945, Fania a porté le précieux cadeau sous son aisselle pour qu’il ne soit pas découvert.  Elle survécut à cette épreuve surhumaine qui emporta la moitié des prisonniers obligés d’évacuer les camps de concentration trop près du front.  Elle dut cependant marcher pendant plusieurs jours, même si elle était épuisée et qu’elle était exposée à un froid polaire.  Elle fut éventuellement libérée et elle refit sa vie au Canada, à Toronto.  Longtemps, pour protéger sa fille, elle a gardé en elle le récit de sa vie à Auschwitz.  Ce n’est que plusieurs années plus tard, qu’elle ressentit le besoin de partager un peu de son expérience et fit don de son petit cœur.  Il est maintenant exposé au Centre commémoratif de l’Holocauste de Montréal.
Carl Leblanc, un documentariste, en visitant le Centre en 1998, est bouleversé par ce petit cœur semblant porter tant d’histoires en lui. Des questions lui passent par la tête : « Qui étaient ces femmes? », « Qui est cette Fania », « Comment ce petit objet s’est rendu jusqu’à nous? »  Pour répondre à ces questions, il décide de faire un film sur cette histoire touchante. Pour ce faire, il a dû procéder à une véritable enquête afin de retrouver les survivantes.  Son film intitulé « Le cœur d’Auschwitz » est le récit de cette quête.

En 2012, il publie une oeuvre de fiction, relatant son expérience.  Il s’agit du livre:artefeact

ARTÉFACT
Auteur : Carl LEBLANC
Éditeur : XYZ Éditeur
Paru : 1er novembre 2012
Disponible :  Archambault (Epub), Amazon.ca (Kindle), Amazon.fr (Kindle)