Le mystère du château d’Escoire

Alors que la deuxième guerre mondiale bat son plein en Europe, la France en 1941, connaît un drame qui demeure encore aujourd’hui non élucidé.
Le 25 octobre 1941 au matin, Georges Girard, sa sœur Amélie ainsi que Louise Soudeix, la bonne de la famille, sont retrouvés gisant dans leur sang dans le château familial d’Escoire dans le Périgord, près de Périgueux. Les trois vicitmes ont été tuées à l’aide d’une serpe appartenant à Romain Taulu, le gardien du domaine.
Un suspect est rapidement identifié. En effet Henri Girard, le fils de l’homme assassiné aurait utilisé la serpe pour élaguer des arbustes quelques heures avant le drame. Durant la nuit du drame, Henri Girard, ne se trouve pas proche des siens. Il clame qu’ne pouvait entendre les cris des victimes. Il s’était retrouvé dans une autre partie du château et se serait assoupi en lisant l’ouvrage « Le sens de la mort » de Paul Bourget.
Cet étrange comportement met la puce à l’oreille des enquêteurs. Il faut aussi mentionner que Henri Girard, héritier de la fortune de son père, se trouve à cette époque presque ruiné. Il n’en faut pas plus aux policiers pour y trouver le mobile du meurtre. De plus, d’autres soupçons tendent à orienter les inspecteurs vers Henri Girard : il n’y a aucune trace d’effraction et aucun vol ne semble avoir été perpétré. De plus, l’on retrouve un gant du suspect taché de sang.
Peu après les funérailles de son père, Henri Girard, est arrêté et incarcéré sans qu’il ne soit passé aux aveux. De plus, très peu de preuves sont produites au dossier. Pendant dix-neuf mois, l’enquête piétine. Finalement, le procès débute. Pendant l’instance, les jurés sont transportés sur les lieux du crime. C’est à ce moment que certains d’entre eux découvrent des indices, non relevés par les policiers et qui tendent à atténuer la culpabilité de Girard.
Il est défendu par un excellent plaideur, ami de son père qui accepte de le représenter. Me Maurice Garçon réussi à semer le doute chez les jurés en démontrant la pauvreté du dossier de la poursuite. Il fait si bien la défense de son client, que les jurés délibèrent seulement pendant 10 minutes, un record dans les annales judiciaires et en arrive à un verdict d’acquittement.
Depuis cette date, aucun autre suspect n’a été arrêté et poursuivi dans cette affaire. Le mystère demeure entier…

 

Suggestion de lecture :

LA SERPE
Auteur : Philippe JAENADA
Éditeur : Julliard
Paru : 17 août 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Un matin d’octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n’est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l’unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l’arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d’un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l’enquête abandonnée. Alors que l’opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s’exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d’Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d’Henri Girard, jusqu’à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu’à ce qu’un écrivain têtu et minutieux s’en mêle…
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu’Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l’inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu’il n’y paraît), il s’est plongé dans les archives, a reconstitué l’enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l’issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans..