Irena, Juste parmi les nations

Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, est une héroïne polonaise, qui par son action humanitaire, a participé au sauvetage de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Fille d’un médecin qui s’est dévoué à la cause des familles pauvres, elle a appris de lui qu’il y a dans le monde deux catégories de personnes: les bons et les méchants. L’origine ethnique, l’affiliation religieuse ou la nationalité des êtres humains ne doivent en aucun cas représenter un frein à l’aide humanitaire.  Militante de gauche, elle est particulièrement sensible aux démonstrations antisémites. Cela explique pourquoi elle a participé, avant la guerre, à des manifestations visant à dénoncer les injustices vécues par les étudiants juifs à l’Université de Varsovie. Lorsque les Allemands envahissent la Pologne, beaucoup d’activistes se mobilisent pour protéger les Juifs. Irena s’enrôle dans un groupe clandestin d’aide aux enfants abandonnés et particulièrement aux enfants sortis du ghetto de Varsovie. Dans ce dernier cas, les enfants sont sauvés de différentes façons : sortis par des trous creusés dans le mur, dans des ambulances, dans des camions de pompiers, dans les camions à ordures. Une fois extraits du ghetto, les membres du groupe clandestin s’affairent à constituer de faux papiers afin de les faire admettre dans des orphelinats ou des familles d’accueil. En 1942, la Commission d’aide aux juifs (Zegota), la nomme à la tête du département d’aide à l’enfance. Elle oeuvre à ce poste jusqu’à son arrestation par la gestapo le 20 octobre 1943. Elle est torturée lors des interrogatoires. Ses bras et jambes sont fracturées (elle en gardera des séquelles toute sa vie). Elle est condamnée à mort mais elle est sauvée in extremis par Zegota lorsque des gardiens sont achetés. Fait tout particulier, elle écrit les noms de tous les enfants qu’elle a contribué à sauver et les met dans une jarre qu’elle enterre dans sa cour. À la fin de la guerre, elle participa à l’immense tâche de réunir les familles. Mais comme la plupart des parents avaient succombé dans les chambres à gaz, les enfants furent adoptés. En 1965, elle a été reconnue « Juste parmi les nations », un prix remis par l’État d’Israël aux personnes ayant mis leur vie en danger afin de sauver des Juifs. Très peu reconnue dans le monde, ce n’est que récemment que son apport à la cause des Juifs a été mise au jour. En effet, des étudiantes américaines, travaillant sur un projet dont l’objectif était de faire connaître des héros de la Shoah, tombèrent sur le nom d’Irena qui était associé au sauvetage de 2000 enfants juifs. Ils allèrent la rencontrer en Pologne. Revenus aux Etats-Unis, ils rédigèrent une pièce de théâtre intitulée « Life in a Jar ». Cette pièce fut reconnue aux États-Unis et dans le monde par la suite. Irena est décédée le 12 mai 2008 à l’âge vénérable de 98 ans.  Un film sur sa vie a été réalisé en 2009. Il est intitulé « The Courageous Heart of Irena Sandler » avec Anna Paquin dans le rôle d’Irena.

Ma suggestion de lecture :

IRENA, TOME 1 : LE GHETTO
Auteurs : Jean-David MORVAN, Séverine TRÉFOUËL, David EVRARD
Éditeur : Glénat
Paru : 4 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (Fixed), Kobo

Résumé ;

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien A ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition.
Ici, tout le monde la connaît, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas A tenir tête aux gardiens, A faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête A risquer sa vie. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.
Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel…
Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

 

Ernest Shackleton, un explorateur des glaces

Dès sa plus tendre enfance, Ernest Shackleton, très curieux, est attiré par l’aventure.  Il dévore les livres mis à sa disposition. L’école lui pèse cependant beaucoup. Il la quitte à l’âge de quinze pour entrer dans la Marine marchande. Il sillonne les mers pendant quatre ans, à titre d’élève sur un voilier. Il y apprend  tous les rudiments de la navigation. À vingt-deux ans, avec toute l’expérience accumulée, il obtient son titre de capitaine au long cours.  Ceci lui permet de commander un navire britannique partout dans le monde. Durant une affectation lors de la guerre des Boers, ou il transporte des troupes, il fait la rencontre d’un homme qui influencera le reste de sa vie.  Il s’agit de Llewellyn Longstaff, père de l’un de ses compagnons et financier de l’expédition Discovery vers l’Antarctique. Il tente, par tous les moyens, de se faire accepter dans l’expédition.  Ce qu’il réussi à faire.  Il est alors nommé, à la demande de Llewellyn Longstaff, troisième officier sur le navire RSS Discovery. L’expédition quitte Londres le 31 juillet 1901. En novembre 1902, il participe, à partir de la Géorgie du sud à une marche vers le Pôle sud afin d’atteindre la plus haute latitude. Durant cette marche, plusieurs hommes souffrent d’engelures et de scorbut.  Shackleton n’y échappe pas. Devenu tellement faible, il ne peut suivre le rythme et doit être installé dans un traîneau.  Il retourne en Grande-Bretagne par la suite afin de recouvrir la santé.  En 1907, il tente sa chance encore une fois dans une expédition polaire. L’expédition Nimrod a pour objectif l’atteinte du pôle sud géographique et du pôle nord magnétique. La première cible est atteinte, tandis que la seconde ne l’est qu’approximativement lors de l’ascension du mont Erebus. Quelques années plus tard, il prépare une nouvelle expédition qui vise la traversée de l’Antarctique.  Il part malgré le déclenchement de la Première guerre mondiale. En janvier 1915, le navire de Schackleton est pris dans les glaces. Le printemps suivant, la fonte des glaces endommage la coque du navire.  Cela entraîne l’abandon du navire qui coule en novembre 1915.  L’équipage est donc forcé de camper sur la banquise. Lors de la fonte des glace, l’équipage entreprend un voyage vers la Géorgie du Sud, en empruntant le plus solide des canots de sauvetage « le John Caird ». Ils réussissent mais les compagnons de Shackleton sont mal en point.  Après quelques jours de repos, il reprend la mer afin d’aller secourir des membres de son équipage laissés sur une île.  Ils sont finalement rapatrier en Amérique du Sud.  Ernest Shackleton, un peu diminué par ces voyages d’endurance, meurt d’une crise cardiaque lors d’une quatrième expédition.  Son corps est enseveli, à la demande de sa femme, en Géorgie du Sud, où tout avait commencé…

Ma suggestion de lecture :

SUR LES BORDS DU NORD : L’ODYSSÉE DE SIR ERNEST SHACKLETON
Auteur : Jean-François HENRY
Éditeur : Bamboo
Paru : 26 mars 2010
Format : Ebook
Disponible : Amazon.ca (Kindle)

Le Schindler britannique

Beaucoup de gens ont sûrement vu le beau film de Steven Speilberg « La liste de Schindler ». Ce film raconte l’histoire d’Oskar Schindler, industriel autrichien, qui, pendant toute la durée de la deuxième guerre mondiale, pu réussir à sauver environ 1200 juifs, en les faisant travailler dans son usine de fabrication de munitions.  Il a même acheté le silence de nombreux officiers nazis afin de préserver la vie de ses travailleurs.  Cette histoire n’est pas unique.  Il est bon de savoir qu’il a existé d’autres héros de la trempe de Mr. Schindler lors de cette période affreuse de l’histoire de l’humanité.nicholas_winton
Un de ces héros est un britannique : Nicholas Winton.  En fait son vrai nom est Nicholas Wertheim.  Sa famille est d’origine juive allemande, mais elle s’est installé en Grande-Bretagne et s’est convertie au christianisme. Afin de mieux s’intégrer à leur nouveau pays, ils ont pris le nom de Winton.
En 1938, alors employé de la bourse de Londres il est de passage à Prague pour visiter un ami. Il est sensibilisé au sort des enfants juifs en visitant un camp de réfugiés pendant son séjour.  Son ami tchécoslovaque participe à des sauvetages d’enfants et cela lui donne l’idée d’en faire de même.  Il monta donc une petite entreprise qui permit à plusieurs centaines d’enfants d’éviter les âffres du régime nazi.  Pour atteindre son but, il travailla à convaincre les autorités britanniques d’accepter de recevoir des enfants, mêmes si ceux-ci ne pouvaient pas tous présenter des papiers d’identité conformes.  Une fois que Londres accepta de baisser ses exigences, il commença à organiser des convois.  Il réussit à évacuer 669 enfants répartis dans 8 convois.  Une ombre au tableau, le 9e train ne put jamais partir et 250 enfants disparurent à tout jamais.
Pendant longtemps, plusieurs de ces rescapés et leurs familles ne surent à qui ils devaient la vie.  Ce n’est que 50 ans plus tard, que le tout est révélé au monde.  C’est sa femme qui trouva dans une vieille sacoche remisée au grenier, la liste des enfants et la correspondance entre son mari et les parents de ces enfants.
En septembre 2009, un train en partance de Prague, avec à son bord plusieurs des enfants, atteignit Londres où les attendait leur sauveur.
Il reçu de nombreuses distinctions et s’éteignit paisiblement le 1er juillet 2015 à nicholas_winton_livrel’âge de 106 ans.

Pour en apprendre davantage, vous pouvez lire le livre écrit par sa fille Barbara Winton : « If it’s not Impossible : The Life of Nicholas Winton », paru chez l’éditeur Troubador Publishing Ltd. 
Disponible : Amazon.ca (Kindle), Amazon.com (Kindle)