Génocide arménien

Pour ceux ou celles qui doutent encore du génocide arménien, lisez ces quelques lignes et faites-vous votre propre opinion.
Après avoir subis quelques années de brutalités aux mains des turcs, les arméniens en 1915, sont à la veille de devenir les victimes du premier génocide du XXe siècle.
En effet, vers la fin du XIXe siècle, les derniers sultans de l’empire ottoman, tentent de raffermir leur autorité en attisant les haines interraciales. C’est ainsi que des violences font environ 250 000 morts entre 1894 et 1896, au moment où les arméniens requièrent des réformes. Un million d’entre eux sont dépouillés de leurs biens et plusieurs milliers sont convertis à l’islam de force. De plus, des centaines d’églises sont détruites ou transformées en mosquées. Durant le seul mois de juin 1896, pas moins de 300 villages sont détruits et rayés de la carte. Pour éviter la condamnation internationale, le sultan paie les agences de presse européennes pour garder secrètes, ces exactions. Toutes ces massacres constituent les premiers signes du génocide à venir.
Dès le début de la guerre en 1914, les turcs font preuve de violences envers les chrétiens qui se trouvent sur le passage de leur armée. En agissant ainsi, les arméniens tournent leur allégeance vers la Russie, ennemie de la Turquie, afin de se venger en quelque sorte de leur mère patrie. Cette prise de position entraîne l’exécution des milliers de soldats arméniens dont l’armée turque est composée. C’est dans ce contexte, que les arméniens déclarent unilatéralement un état arménien autonome le 7 avril 1915. Les autorités turques ripostent en assassinant 600 nobles arméniens à Constantinople (Istanbul), capitale de la Turquie.  C’est le début du génocide.  Les turcs, considérant l’Asie mineure comme le foyer national de la nation turque, commencent à massacrer les arméniens qui sont nombreux dans cette partie du Proche-Orient. Commence ensuite l’étape des déportations. Les arméniens sont envoyés dans la région d’Alep en Syrie.  Il s’agit clairement d’une opération de nettoyage ethnique.  Les marches imposées aux arméniens sont inhumaines et causent la mort de milliers de personnes. Dans cet enfer, certaines personnes sont épargnées. Les plus belles jeunes femmes et adolescentes sont vendues comme esclaves ou mariées de force à des turcs. Pendant l’été de 1915, les deux tiers de la population arménienne turque est éliminée. En 1916, un ultime effort est donné afin de terminer la tâche. Les 700 000 survivants des différentes marches de la mort, sont liquidés.  Les autorités turques, afin de bien paraître aux yeux des européens, ont fait valoir que ces déplacements étaient nécessaires pour des raisons militaires. Appuyées par leur allié allemand, beaucoup d’informations sont dissimulées afin d’éviter que le scandale éclate. Il faut attendre les années 1980 afin que le souvenir de cette page d’histoire remonte à la surface.

Ma suggestion de lecture:

LE CANTIQUE DES LARMES
Auteur : Annick ASSO
Éditeur : Table ronde
Paru : 18 mai 2005
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Archambault, Renaud-Bray

Résumé :

En 1915, le gouvernement Jeune-Turc décidait d’exterminer les Arméniens. Ce fut le premier des génocides du XXe siècle. Quatre-vingt-dix ans après l’horreur, des voix sortent des décombres. Ce sont les rescapés qui parlent. Ils racontent les déportations, les camps, les massacres. Ils disent l’indicible. Arrachés à l’anéantissement, leurs récits de survivants sont des paroles de vie. Il faut les lire. Pour que soit reconnu le crime et que soit connue la vérité. Pour que disparaisse le mensonge et que ne réapparaisse pas le mal. Pour que les morts sans sépulture connaissent enfin la paix. Car il est temps que les vivants puissent envisager le deuil et le pardon. Monument de mémoire et document pour l’histoire, ce recueil, à la manière des chœurs de la tragédie antique, inscrit dans l’éternité l’abîme éprouvé par tout un peuple. Et avec, par l’entière humanité.

Biographie
Professeur agrégé de lettres modernes, enseignante à l’Université, spécialiste des représentations des génocides dans la littérature, Annick Asso collabore, entre autres, au magazine France-Arménie. Cet ouvrage est le fruit de ses recherches dans les bibliothèques et les fonds d’archives en Europe et dans le monde.

Sommaire

* Mémoires oubliées.
* 1 500 000 victimes.
* 24 avril 1915 : l’élite arménienne décapitée.
* La déportation.
* La résistance à la déportation et aux massacres.
* Les camps de concentration.
* Après les massacres : l’exil