Ines de Suarez

Jeune espagnolesuarez née en 1507 à Plasencia, Ines de Suarez est une figure historique importante du Chili.  Elle a, en effet, contribué à fonder la ville de Santiago.  Elle est une conquistadora. Elle a grandi en Espagne et a épousé Juan de Malaga.  Celui-ci quitta le vieux continent pour aller rejoindre les frères Pizarro en Amérique du sud.  Après dix ans d’absence, Ines quitta à son tour l’Espagne en 1537 pour tenter de retrouver son mari en Amérique.  Après une longue quête dans divers territoires sud-américains, elle arriva au Chili où elle apprit la mort de son époux.  Il semble qu’il ait trouvé la mort en mer. En 1539, on la retrouva toujours au Chili où elle obtint un lot de terre à Cuzco ainsi que plusieurs indiens. Rapidement après son installation, elle devint la maîtresse de Pedro de Valdivia, le conquérant du Chili.
Son amant fit d’elle un membre d’une expédition d’espagnols devant rejoindre le sud du pays. Durant le trajet les menant à leur destination, Suarez a sauvé la vie de Valdivia en déjouant une tentative d’assassinat.  Ines_de_SuarezEn décembre 1540, les membres de l’expédition repérèrent un endroit stratégique pour établir la capitale du pays.  Pour tenter d’acheter la paix avec les indigènes établis sur le territoire, Valvidia leur donna des cadeaux.  Mais les autochtones les refusèrent et attaquèrent les espagnols.  Ces derniers débordés, crurent que la situation était perdue jusqu’au moment où les indigènes se retirèrent.  Ils dirent avoir aperçu descendant du ciel un chevalier sur un chevalier blanc les chargeant. Cette victoire, les espagnols l’attribuèrent à une apparition miraculeuse de Santo Iago.  Et c’est en son honneur qu’ils baptisèrent la ville Santiago. Mais c’est ce qu’elle a accompli plus tard qui rendit Ines célèbre.  En effet, à l’été 1541, Valvidia invita 7 autochtones à discuter des mesures d’approvisionnement en nourriture et matériel.  Une fois arrivés, Valvidia les garda comme otages.  Il voulait ainsi s’assurer que les indigènes ne faillissent pas à leur tâche. À l’automne, Valvidia se rendit sur la côte avec plusieurs hommes afin de mâter une rébellion des indigènes.  Pendant son absence, Suarez dut faire face à un encerclement de la ville par les indiens.  Ces derniers comptant sur plusieurs milliers d’attaquants, étaient à peu près certains de soumettre la cité.  Face à cette situation dramatique, Suarez proposa d’exécuter les otages et de lancer leur tête dans la foule des attaquants.  Elle se chargea elle-même des exécutions en décapitant les victimes.  Et pour faire bonne mesure, elle accompagna ses hommes, montée sur son destrier blanc, en dehors de la ville pour affronter les indigènes.  Ces derniers, déconcertés par la tournure des événements et voyant cette femme sur un destrier blanc conclurent encore une fois à une intervention divine.  Désorganisés, ils furent battus par les espagnols. Après ces événements, Suarez continua de vivre avec Valvidia jusqu’au procès de ce dernier.  Celui-ci était accusé d’adultère.  Sa sentence consista à faire venir sa réelle épouse au Chili.  Celle-ci arriva après sa mort.  En 1549, Suarez épousa un capitaine de Valvidia, Rodrigo de Quiroga. Sa vie, fut dès lors paisible et elle se dévoua au sort des démunis.

Il existe un très bon livre sur sa vie:

ines_ameINES DE MON ÂME
Auteur : Isabel ALLENDE
Éditeur : Livre de poche
Paru : Mars 2010
Format: Papier
Disponible : Renaud-Bray, Amazon.ca

RÉSUMÉ: Inés Suarez est une héroïne au destin extraordinaire et peu connu. Au milieu du XVIe siècle, cette jeune et belle couturière participe à la conquête du royaume du Chili. Embarquée pour le Nouveau Monde sur les traces de son mari parti chercher fortune de l’autre côté de l’Atlantique, elle apprend sa mort en accostant au Pérou après une traversée mouvementée. Une nouvelle vie commence : Inés se joint à une troupe de conquistadores en route pour le Chili. Dans ce roman épique, l’amour accorde une trêve à la violence d’une époque historique tourmentée. Après Fille du destin et Portrait sépia, un nouveau grand roman d’Isabel Allende. (Tiré du site d’Amazon)