Le maître des peines, T.1 : Le jardin d’Adélie

LE MAÎTRE DES PEINES, T.1 : LE JARDIN D’ADÉLIE
Auteur : Marie BOURASSA
Éditeur : JCL / Coup d’Oeil (Rodel)
Paru : 30 juin 2008
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé : 

Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l’un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d’acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l’un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d’amour, s’il s’efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d’être apprécié par Firmin, son père, qui s’obstine malheureusement à ne voir en lui qu’un indigne successeur. Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s’apprête à provoquer la pire épidémie de l’histoire occidentale, c’est pourtant par l’ouvre d’un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. 
Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d’y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d’abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s’insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu’il leur a lancés. 
Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C’est ainsi qu’un destin hors du commun l’amènera à devenir l’un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

Enfants de la liberté

ENFANTS DE LA LIBERTÉ
Auteur : Alain LÉONARD
Éditeur : De Borée
Paru : 5 avril 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

1783. La vie est rude pour ceux qui cultivent la terre, tributaires du climat, des mauvaises récoltes et accablés d’impôts. Catherine, fille du puisatier du village, se voit forcée de quitter sa famille acculée à la misère, et d’entrer au service des nobles locaux, les Saint-Val. Elle suivra ses maîtres à Paris où la colère populaire, qu’attisent la faim et des décennies d’injustices, sera à l’origine des événements de 1789 qui conduiront à des changements radicaux dans la société française. 
Du statut de femme de chambre, puis de fugitive à celui d’héroïne de la Bastille, Catherine, jeune fille au caractère entier et rebelle, connaîtra un destin hors du commun. 
A travers son épopée, entre joies, peines et amours, c’est un pan de la Révolution française et de la société du XVIIIe siècle qui nous est dévoilé.

(Résumé tiré du site Babelio)

L’été des quatre rois

L’ÉTÉ DES QUATRE ROIS
Auteur : Camille PASCAL
Éditeur : Plon
Paru : 30 août 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Nook

Résumé :

Camille Pascal nous plonge au cour d’un été inédit dans l’histoire de France : celui où quatre rois se sont succédé sur le trône. « Il y avait ce matin-là beaucoup de monde à Saint-Cloud, la Cour bien-sûr, mais aussi les ministres, il jurait même que monsieur de Talleyrand avait fait sonner dès la première heure son pied bot cerclé de fer sur les marbres de l’escalier d’honneur. La galerie d’Apollon n’avait jamais été aussi peuplée, et les jardins s’animaient de femmes heureuse d’y promener leurs traînes. 
Le grand lever serait long, et l’on entreprenait déjà le premier gentilhomme de la chambre pour obtenir les entrées. À l’évocation de son grand chambellan, le roi sourit : si même le diable boiteux courait à Saint-Cloud lui présenter ses hommages de gentilhomme et prendre sa place de courtisan, alors la France était prête. » Ainsi commence L’Été des quatre rois. Juillet-août 1830, la France a connu deux mois uniques dans son histoire avec la succession sur le trône de Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. Dans cette fresque foisonnante, à l’écriture ciselée, tandis que le peuple de Paris s’enflamme, Hugo, Stendhal, Dumas, Lafayette, Thiers, Chateaubriand, la duchesse de Berry, Madame Royale assistent à l’effondrement d’un monde. 
Des « Trois Glorieuses » à l’avènement de la monarchie de Juillet, Camille Pascal nous plonge dans le roman vrai de la révolution de 1830.

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

TOUTE LA LUMIÈRE QUE NOUS NE POUVONS VOIR
Auteur : Anthony DOERR
Éditeur : LGF/Livre de poche
Paru : 28 septembre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé : 

Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.

(Résumé tiré du site Babelio)

Le vent des steppes

LE VENT DES STEPPES
Auteur : Penny WATSON-WEBB
Éditeur : VFB Éditions
Paru : 27 août 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (Multi-format), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Kobo

Résumé :

450 – Gaule romaine.

Alors qu’Attila et ses hordes envahissent la Gaule, un seul homme se dresse devant l’envahisseur afin de protéger un empire en déclin : Aétius. Le général romain détient une carte maîtresse dans sa main, une femme venue d’Éthiopie, Makéna, héritière de la reine de Saba, qui, par son courage et sa volonté, saura faire fléchir Laudaric, prince des Vandales à qui elle a été promise. Ennemis devenus époux, ils devront déjouer les complots et les trahisons avant de chercher ensemble une réponse : où se trouve l’avenir du monde ? Dans ce qui reste de l’Empire romain et les espoirs de l’Église ou dans les yeux du Fléau de Dieu ?

Dans ce contexte politique et guerrier, les hommes et les femmes des deux clans se battent bien plus que pour un territoire : ils se battent pour la civilisation.

Le dernier bain

LE DERNIER BAIN
Auteur : Gwenaële ROBERT
Éditeur : Robert Laffont
Paru : 23 août 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Nook

Résumé :

Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur. Jane, une jeune Anglaise cachée dans l’appartement d’aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris… Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République. Il ignore que certains d’entre eux souhaitent sa mort et qu’il ne lui reste plus que trois jours à vivre. Par cette fiction qui nous propulse dans le coeur battant de l’Histoire, Gwenaële Robert détruit l’image sublime et mensongère que David nous a laissée de son ami Marat.
Du bout de sa plume, grâce à un dispositif romanesque et à un sens de la reconstitution impressionnants, elle gratte le vernis de la peinture pour révéler la réalité du monstre.

La grosse Bertha

À la fin de la 1ere guerre mondiale, la ville de Paris est assiégée par l’armée allemande. En effet, de peur que des renforts américains ne viennent les affaiblir, les allemands décident de s’attaquer à Paris, une ville déjà éprouvée par cette guerre. Ils utilisent alors une nouvelle arme, les « Dicke Bertha », des canons de longue portée. Nommés en l’honneur de Bertha Krupp, petite-fille d’Alfred Krupp, un des plus grands industriels allemands qui construisit ces engins. En France, au sein de la population, ils sont vite appelés « La grosse Bertha ». En Allemagne, l’expression « Pariser Kanonen » est aussi utilisée. Au moment où les Allemands commencent à utiliser ses énormes canons, ils lancent aussi des attaques aériennes sur Paris avec de nouveaux bombardiers, les Gothas.  Au début, les bombardements de ses avions de combat sont attribués à la grosse Bertha. Mais bien vite les gens apprennent à identifier les tirs des canons allemands. Au nombre de sept, ces pièces d’artillerie de longue portée, pouvaient lancer des obus à une distance de 128 kilomètres.  Conçues pour terroriser les français et les forcer à signer une armistice, les Pariser Kanonen sont à l’origine de plusieurs décès dans la capitale française. En effet, 367 obus sont tirés faisant 356 morts et blessant 620 parisiens.  Le tirs débutent le 23 mars alors qu’un obus tombe sur un édifice, au 6 Quai de Seine.  Les Parisiens en demeurent bouche bée. Puis, dix minutes plus tard, la Gare de l’est est touchée à son tour.  Par la suite, les tirs se succèdent aux quarts d’heure. Mais l’évènement le plus marquant de cette campagne de bombardements, est sans contredit celui du bombardement de l’église Saint-Gervais le 29 mars 1918. Vers la fin de l’après-midi et durant la célébration du vendredi saint réunissant plusieurs fidèles, un obus détruit une partie de l’église faisant 91 morts et 68 blessés. C’est suite à ces bombardements spectaculaires que les parisiens baptisèrent ce canon la « Grosse Bertha ».

Suggestion de lecture:

PARIS EN GUERRE, 1914-1918
Auteur : Philippe MELLOT
Éditeur : Omnibus
Paru : 4 septembre 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

La vie au quotidien des Parisiens durant toute la Grande Guerre. Des témoignages de première main illustrés par 1 600 documents d’époque… Un ensemble d’une richesse inouïe ! Paris en guerres 1914-1918 est le premier livre à dévoiler dans le détail, par l’image et les témoignages saisis sur le vif, ce douloureux épisode de notre histoire. Des témoignages rares, 1600 documents, dont de nombreux inédits : photographies, affiches publicitaires et d’information en couleurs, dessins satiriques et caricatures, illustrations issues de livres et de revues illustrant l’actualité… Mois par mois,  » Sur le front « , des encadrés chronologiques qui permettent de replacer la vie à Paris dans le contexte général du conflit en France et dans le monde Des double-pages spéciales sur des sujets particuliers : la presse quotidienne, les magazines et la censure, la presse enfantine, la littérature de propagande, les appareillages pour les grands blessés… Comment vécurent ces Français de l’arrière – femmes, enfants, vieillards – dans la capitale bombardée, rationnée, envahie par les blessés que le front déverse sans discontinuer ? Malgré les mauvaises nouvelles qui les accablent jour après jour, les Parisiens vont traverser l’orage avec un moral, un courage et un humour inépuisables.

L’arbre de nuit

L’ARBRE DE NUIT
Auteur : François BELLEC
Éditeur : JC Lattès
Paru : 29 février 2012
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

François Costentin est l’assistant d’un cartographe de Dieppe. Il dessine la terre, guidant les rois et les navigateurs qui veulent parcourir le monde. Les étagères de son atelier normand sont remplies d’une colonie de livres augustes ; beaucoup racontent l’Inde, en particulier Goa, la plus belle ville du monde d’après les voyageurs qui en reviennent ébahis. François veut la voir lui aussi. Jean Mocquet est apothicaire et chirurgien.
Il a la charge d’intendant du Cabinet des singularités du roi Henri IV. Il a découvert Goa grâce au livre du botaniste portugais Garcia da Orta, qui révèle l’infinité de plantes, d’épices, d’herbes indiennes et leur utilité. Jean n’a qu’un désir : herboriser à Goa. Dona Margarida da Fonseca Serrão est veuve à 24 ans. De haute noblesse, attachée à la cour du vice-roi du Portugal et aux valeurs de sa classe, que peut-elle espérer à présent ? Elle s’est résignée à cette vie de conventions et de rigueur.
Mais une lettre du frère de son défunt mari l’appelle elle aussi en Inde. Dom Alvaro y occupe une haute charge à Goa, il fera d’elle sa femme. Ils embarquent à Lisbonne sur une caraque amirale le 29 mars 1608, chacun sûr de ses choix, de ses rêves. Mais aucun voyageur ne peut prévoir l’horreur d’une traversée de 14 mois, entre tropiques et Atlantique sud, coupée par un hivernage à Mozambique. Avant d’atteindre la Rome de l’Orient, d’apercevoir la richesse des entrepôts de Goa, l’or de ses églises, combien meurent de fièvre, du scorbut, ou sont emportés par les tempêtes et la chute d’un mât ? À Goa, François, Jean et Margarida, rapprochés par le hasard, liés à jamais par la violence de cette aventure, cherchent leur place dans cette société codifiée, hostile, où tous veulent jouir de la vie, s’enrichir, avant de rentrer au Portugal.

Le vol de la Joconde

Le 22 août 1911 au matin, un peintre, comme à son habitude, se rend au Louvre afin de copier certaines oeuvres. Ce jour là, Louis Béroud désire reproduire le fameux tableau de la Joconde. Il se dirige vers le Salon carré où l’oeuvre est exposée. Arrivé à destination, c’est la catastrophe, le tableau a disparu. Seules les quatre agrafes sont encore visibles sur le mur.  Il alerte alors les gardiens du musée. Ceux-ci croient que le tableau est dans les bureaux de la Braun & Co, atelier de photographe installé à l’intérieur même du Louvre. Après vérification, ils en arrivent à la conclusion que la Joconde a disparue, peut-être volée. Une enquête est donc entreprise par le Quai des Orfèvres (Bureau de la sécurité parisienne) dès le début de l’après-midi. C’est environ 60 enquêteurs qui sont mis à contribution afin de retrouver le tableau. Très rapidement, ils mettent la main sur le cadre et la vitre de l’oeuvre. Ils se trouvaient dans l’escalier menant à la cour Visconti. Une empreinte digitale est prélevée sur la vitre. Mais elle ne correspond à aucune empreinte appartenant à un employé du musée. Les recherches se poursuivent mais ne mènent à aucune conclusion. Le directeur du musée est forcé de démissionner. Peu à peu la nouvelle du vol se répand. La presse s’empare de la nouvelle et crée un commotion dans la population. C’est alors que les théories se multiplient pour expliquer la disparition de la Joconde. Certains avancent qu’il s’agit peut-être d’un vol orchestré par le Kaiser Guillaume II ou encore que des juifs seraient responsables. Le juge d’instruction Joseph-Marie Drioux que la presse surnomme « le marri de la Joconde » se perd en conjectures. Il fait même emprisonner Guillaume Apollinaire. Son ami Pablo Picasso est quant à lui identifié comme un possible complice. Finalement, le réel voleur se fait prendre deux ans plus tard en tentant de vendre le tableau à un receleur. Vincenzo Peruggia est arrêté à Florence dans son hotel. Lors de son interrogatoire, il avoue que lors de travaux au Louvre, l’idée lui est venue de restituer l’oeuvre à sa mère patrie l’Italie. Alors qu’il était sur place, il s’est arrangé pour demeurer enfermé dans le musée. Et c’est de cette façon qu’il a pu procéder au vol. Après deux ans d’absence la fameuse Joconde pu réintégrer sa place dans le salon Carré.

Suggestion de lecture:

LOIN DU LOUVRE : LE VOL DE LA JOCONDE
Auteur : Jérôme COIGNARD
Éditeur : FeniXX réédition numérique
Paru : 12 novembre 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub, Pdf), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub, Pdf), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub, Pdf), Kobo

Résumé : 

Le 22 août 1911, la Joconde a été volée. A partir des archives et de la presse de l’époque, l’auteur, historien d’art et journaliste, raconte l’enquête menée sur le vol de ce tableau célèbre. « Copyright Electre »

12, rue Carioca

12, RUE CARIOCA
Auteur : Jean-Paul DELFINO
Éditeur : Passage
Paru : 5 mars 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

À l’aube du XXe siècle, le Brésil est une poudrière. Avec l’avènement de la démocratie et la fin de l’esclavage, le pays bouillonne et se cherche un futur. À Rio de Janeiro, les bandes s’affrontent avec violence pour défendre leurs territoires et la capoeira est encore l’apanage des mauvais garçons. Naissance du cinéma, idéaux anarchistes venus d’Europe, droits des travailleurs et des syndicats bafoués par la force, premières luttes féministes, émergence de la samba, déferlement du carnaval, reconstruction du centre historique : la ville fait table rase du passé, bien décidée à devenir enfin la capitale flamboyante de l’Amérique latine.
Au même moment, entre Vieux-Port, quais de la Joliette et Belsunce, Marseille se glorifie d’être la porte de l’Orient et d’accueillir l’Exposition universelle de 1906. Mais entre les troubles sociaux, le ressentiment envers les premières vagues d’immigrés et les terribles conditions de vie du prolétariat, la cité phocéenne semble prête elle aussi à exploser. C’est là, de Rio de Janeiro à Marseille, que Marina et Filomena vont suivre leurs destins tumultueux.
C’est là encore que vont se faire et se défaire les passions amoureuses de leurs petites-filles, Josefina et Sigisberta. C’est là, enfin, que vont naître et grandir Jean Dimare et Zumbi, les deux héros de Corcovado, premier volet de la Suite brésilienne de Jean-Paul Delfino.