Brunehaut, reine franque

Nous sommes au VIe siècle après J.C. C’est l’époque où la dynastie des Mérovingiens est au pouvoir. Le royaume franc est divisé, tel que l’avait décidé Clovis, en quatre royaumes : Paris, Soissons, Reims et Orléans.  En 561, le partage entre les fils de Clothaire 1er se fait de la manière suivante : le royaume de Reims à Sigebert, le royaume de Soissons à Chilpéric, le royaume de Paris à Caribert et celui d’Orléans à Gontran. Quelques années auparavant, naissait en 547, une petite fille qui allait devenir une femme extrêmement puissante au sein de ce royaume frabrunehautgile.  Issue du royaume wisigoth d’Espagne, elle est la fille de Athanagilde 1er.  En 566, elle épousa Sigebert 1er, roi d’Austrasie.  Sa sœur aînée, Galswinthe quant à elle, épousa Chilpéric, roi de Neustrie. Cette dernière fut assassinée quelques années plus tard sur ordre de Frédégonde, une simple suivante et concubine du roi Chilpéric, qui aspirait à devenir reine.  Elle le devint en épousant Chilpéric quelques jours après le meurtre de la reine Galswinthe.  Ce crime entraîna un conflit entre les royaumes d’Austrasie et de Neustrie. Avec l’aide de son beau-frère Gontran, Brunehaut réussit à obtenir compensation pour la perte de sa sœur.  On lui donna l’équivalent de la dot de Galswinthe, soit plusieurs possessions en Aquitaine.  Mais Chilpéric, peu de temps après, déclara la guerre à son frère Sigebert. Au moment ou ce dernier était en passe de dominer Chilpéric, celui-ci le fait assassiner.  Brunehaut devenue veuve, fut faite prisonnière par Chilpéric à Paris. Mais ce n’était pas le dernier mot de cette femme.  Elle épousa le fils de Chilpéric, Mérovée.  Furieux, le roi de Neustrie le fait assassiner lui-aussi.  Brunehaut réussit peu après à s’enfuir et rejoignit son fils Childebert.  En 584, Chilpéric, est à son tour assassiné.  Cette disparition donna un répit à Brunehaut.  Dans les années qui suivirent, son fils atteignit sa majorité et en plus de l’Austrasie, il devint roi de Burgondie, à la mort de son oncle Gontran.  Brunehaut assura le pouvoir à travers son fils.  Elle fit donc face à Frédégonde, régente de Neustrie.  À la mort de son fils, Brunehaut, continua de régner pour ses deuxbunehaut_mort petits-fils Thibert et Thierry qui se séparèrent les deux royaumes: Thibert recut l’Austrasie, tandis que Thierry hérita de la Burgondie.  Les deux frères finirent par s’entredéchirer.  À la mort de Thibert, Thierry devint roi d’Austrasie.  Il mourrut en 612.  Brunehaut poussa l’un de ses arrière-petit-fils sur le trône.  Mais, une révolte en Austrasie fit fuir Brunehaut.  Elle fut capturée par Clotaire II qui la fit mettre à mort.  Elle fut suppliciée et l’on attacha un de ses bras et une de ses jambes à la queue d’un cheval sauvage.  Elle mourut de ses blessures.  Elle fut par la suite brulée et ses cendres furent enterrées dans l’Abbaye St-Martin d’Autun, institution qu’elle avait fondée.

Pour livre un ouvrage sur la vie de cette femme de légende, je vous recommande :

BRUNEHAUT, ÉPOUSE DE SIGEBERT 1ER anne_bernet_brunehaut
(Histoire des reines de France)
Auteur : Anne BERNET
Éditeur : Pygmalion
Paru : 25 février 2014
Disponible : Archambault (Epub),

Le choc de Carnac

– 4700 avant J. C. Les environs de Carnac sont occupés par deux groupes d’humains. Les Nomades des forêts vivent de chasse et de cueillette comme leurs ancêtres les plus lointains. Les Pêcheurs de la côte se sont fixés là où l’ampleur de la marée permet d’abondantes récoltes de poissons à l’aide de barrages de pierres. Un équilibre s’est instauré entre les deux groupes, fait d’échanges (de nourritures, de biens et de femmes) et aussi de conflits qui cessent au premier sang versé.
Mais voilà que de nouveaux venus incendient les forêts, bâtissent des maisons et interdisent le passage sur de vastes territoires. Ils retiennent prisonniers des animaux inconnus. Ils domestiquent la terre qui leur offre de grosses quantités de céréales. Ce sont les Cultivateurs des vallées.
Le conflit semble inévitable quand, Longues-jambes, le commerçant voyageur (qui connaît déjà les trois groupes) propose sa médiation. Il est assassiné. Cette fois, la guerre est déclarée et des humains visent à mort d’autres humains ‘ une nouveauté effrayante.
Le soir de cette première bataille, au milieu des cadavres et des blessés, trois femmes s’interposent : Sourire-de-lynx chez les Nomades, Paruline chez les Pêcheurs, Ardente chez les Cultivateurs. Elles proposent de découvrir ensemble qui a tué le commerçant : le meurtrier porte la responsabilité de la guerre. Chacune garantira pour son groupe l’impartialité de l’enquête. Le coupable et son peuple devront quitter la région, laissant les deux autres se la partager. Persuadé que l’assassin se trouve chez ses ennemis, chacun accepte cette issue radicale.choc_carnac

LE CHOC DE CARNAC
Auteur : Sophie MARVAUD
Éditeur : Nouveau Monde
Paru : 25 juin 2015
Disponible : Amazon.fr (Kindle),  Archambault (Epub)

Les débuts de la marine française

Vers les années 1660, la France n’est pas encore une force navale redoutable.  Par le passé, les rois de France ont utilisé à outrance les armées de terre pour envahir de nouveaux territoires ou se protéger d’envahisseurs.  Le développement de la marine est dû principalement à l’opinarsenal_rochefortiâtreté de négociants et d’armateurs privés.  Ce sont surtout des normands, marseillais, basques, bretons et parmi ceux-ci, beaucoup d’huguenots qui naviguent sur les mers en portant les couleurs de la France.  Le cardinal de Richelieu, premier ministre du roi Louis XIII, constatant cette situation déplorable veut pallier à cette grande lacune de la France. Le cardinal juge en effet,que la marine française est rétrograde lorsque comparée avec celles de l’Angleterre et de l’Espagne. Mais en voulant moderniser esa marine, le cardinal, il poursuit un autre objectif. Il veut éradiquer la présence huguenote à La Rochelle.  Depuis les guerres de religion du XVIe siècle, une partie de la noblesse huguenote française est retranchée à La Rochelle et nargue le pouvoir royal. Elle sympathise avec l’ennemi anglais, ce que Richelieu trouve intolérable.  Il tente de construire de nombreux navires au Havre, à Brest et à Toulon, mais cet effort est insuffisant.  En 1627-1628, il entreprend le siège de La Rochelle.  Cette expérience, le persuada par la suite d’entreprendre le développement de la marine dans la région. Plusieurs années plus tard, après la guerre de Trente Ans et la période tumultueuse de la Fronde, Louis XIV, chargea Colbert de trouver un endroit sur la côte atlantique afin d’y construire un arsenal qui servirait comme un refuge, à la défense et l’approvisionnement.  En 1665, le site de Rochefort est choisi.  En 1666, le château de Rochefort est rasé pour laisser place aux travaux qui serviront à abriter la flotte du Ponant.  arsenal_largeurLa corderie royale est construite peu après. Cet édifice de 374 mètres de long était dédié à la fabrication des cordages. La ville de Rochefort prend rapidement de l’expansion sous l’impulsion de Colbert de Terron et de Michel Bégon.  Jusqu’à la fin du siècle, la construction des navires se poursuit de façon ininterrompue pour atteindre jusqu’à 350 bâtiments de guerre.

Voici un roman dont l’intrigue se situe à l’Arsenal de Rochefort.

COMPLOTS À LA CORDERIE ROYALEcomplots_corderie
Auteur : Gérard HUBERT-RICHOU
Éditeur : Pygmalion
Paru : 12 janvier 2009
Disponible : Papier

 

L’incendie du Bazar de la Charité

La Bazar de la Charité est une vente de bienfaisance qui se déroulait annuellement à Paris.  Elle fut organisée pour la première fois en 1885 par un financier du nom de Henri Blount. Elle se tenait sur la rue du Faubourg Saint-Honoré.  Par la suite, l’événement se déroula à d’autres endroitsBazar_de_la_Charité_Reconstitution_d'une_rue_du_vieux_Paris.  En 1897, un hangar de la rue Jean-Goujon servit de théâtre au Bazar. Utilisant le thème du Moyen-Âge, tous les étals présentaient une façade médiévale.
En cette journée du 4 mai, la duchesse d’Alençon est présente sur les lieux.  Cette dame est la sœur de l’impératrice Élizabeth d’Autriche, la fameuse Sissi.  Elle vient tout juste de fêter ses 50 ans. Tout se passe très bien jusque vers 16h30.  À ce moment, la lampe de projection d’un cinématographe est à cours d’éther. Après avoir rempli le réservoir, un des projectionnistes frotta une allumette mais le réservoir était mal isolé. Les vapeurs d’éther prirent feu.  Prenant rapidement conscience du début d’incendie, on commença l’évacuation des personnes présentes.  Mais par malchance, un rideau s’embrincendie_bazarasa et le feu se répandit très rapidement.  Constatant l’accélération du brasier, les gens se mirent à paniquer.  Ils se bousculèrent et se piétinèrent.  En plein chaos, la duchesse d’Alençon dit à une jeune fille de partir et qu’elle sera la dernière à quitter. Elle veut s’assurer que tous et toutes soient  sortis. Ce fut la dernière fois qu’on la vit vivante.  L’incendie consuma tout le hangar en 15 minutes. Par la suite, les dépouilles calcinées des victimes furent transportées au Palais de l’Industrie pour leur identification.  En tout, cette tragédie aura coûté la vie à 126 personnes.  Sur les lieux du drame, une chapelle commémorative fut érigée en souvenir de cette journée du 4 mai 1897.  Pour les victimes non identifiées, la Ville de Paris fit construire un monument au cimetière du Père-Lachaise.

Sur le sujet, vous pouvez lire le roman suivant:part_flammes

LA PART DES FLAMMES
Auteur : Gaelle NOHANT
Éditeur : Héloïse D’Ormesson
Paru : 19 mars 2015
Disponible : Amazon.fr (Kindle)
Résumé :
4 mai 1897. Autour de l’épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d’Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, et Constance d’Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.
Qu’ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d’Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d’un roman feuilleton.

L’Affaire du collier de la Reine

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Le fameux collier

Cette affaire a déchaîné les passions au XVIIIe siècle en France.  Il s’agit d’une grande escroquerie, dont le cardinal de Rohan, fut la victime et qui entacha la réputation de la reine Marie-Antoinette.
Louis XV, juste avant sa mort, commanda un collier extravagant pour sa maîtresse de l’époque : la duchesse du Barry.  Il mourut avant la fin de la confection du bijou.  Le collier se retrouva donc sans commanditaire. Les joailliers parisiens Paul Bassange et Charles Auguste Bohrer, tentèrent de le vendre à la reine Marie-Antoinette, mais sans succès.  Le reine ne voulait en aucun cas porter un bijou destiné préalablement à Madame du Barry qu’elle abhorrait.  Avec un bijou de 1,6 million de livres invendu, la faillite attendait donc les deux joailliers. Mais cela, c’était sans compter sur l’ambition, la convoitise et le cupidité d’une certaine Jeanne de Valois-Saint-Rémy, une descendante illégitime du roi Henri II.  Cette dernière, provenant d’un milieu modeste, désirait par dessus tout s’élever dans l’aristocratie et être introduite à la cour.  En faisant la connaissance du cardinal de Rohan, elle saute sur l’occasion.  Elle fait semblant d’être une intime de la reine et entreprend une correspondance avec le cardinal en se faisant passer pour la reine.  Ce subterfuge fonctionne à merveille.  Pour ajouter à la vraisemblance, la comtesse emploie une jeune fille recommandée par Cagliostro.  Elle est un véritable sosie de la reine.  Elle se présente voilée au cardinal et celui-ci n’y voit que du feu et se fait pardonné le passé par la fausse reine. La comtesse continue son intrigue, et dans ses échanges épistolaires qui continuent, elle confie au cardinal qu’elle désire acheter le fameux collier mais qu’en en a pas les moyens.  Elle demande donc au cardinal d’avancer un montant devant servir d’acompte, qu’elle transmettra elle-même aux joailliers.  Le cardinal se soumet sans arrière pensée.  il ne se doute pas que la comtesse disparaîtra dans la nature avec le collier.
Finalement, l’affaire est mise au jour lorsque les joailliers, ne recevant pas le montant de la première échéance , pressent la reine de donner suite.  Celle-ci ne comprenant pas la demande des joailliers, demande au garde des Sceaux de faire le lumière sur cette affaire.  La vérité éclate alors. Le cardinal de Rohan est arrêté.  Mais bien vite l’on découvre qu’il n’est qu’une victime.  La comtesse et ses acolytes son arrêtés et emprisonnés.  Pour sa part, Jeanne de la Motte est marquée au fer rouge de la lettre V pour indiquer qu’elle est une voleuse.
Marie-Antoinette, quoique victime aussi dans cette affaire, ne fut jamais disculpée tout à fait aux yeux du peuple.  Ce peuple qui est à la veille de se soulever…

Pour lire un livre sur cette fameuse affaire, je vous recommande :collier_reine_dumas

LE COLLIER DE LA REINE
Auteur : Alexandre DUMAS
Disponible : sur le site Ebooksgratuits (Gratuit et libre de droits)

L’enclos du Temple

Il ne reste presque plus rien de l’enclos du Temple.  Cette enceinte, entourée de murailles, appartenait à l’Ordre du Temple. En 1170, la Couronne avait octroyé aux templiers, un large terrain afin qu’ils puissent s’établir.  Cet espace correspond aux limites actuelles des rues du Templenclos_templee, de la Bretagne, de Picardie et l’axe par une partie de la rue de la Corderie, l’extrémité nord de la cité Dupetit-Thouars et le débouché de la rue Notre-Dame-de-Nazareth dans la rue du Temple.
L’Ordre des Templiers fut fondé en 1129 au moment du Concile de Trente. Le but de cet Ordre était d’assurer la sécurité des pèlerins s’aventurant en Terre sainte au moment des Croisades.  Grâce aux dons reçus de divers États qui désiraient supporter leur oeuvre, il purent établirent un grand réseau de commanderies.  En Occident, la commanderie la plus grande et la plus important était la Maison du Temple de Paris.  Elle constituait la demeure principale du grand maître de l’Ordre et renfermait la banque de l’Ordre pour la France.  À partir de 1149, le trésor de la Couronne française est gardé dans la Tour du Temple et ce jusqu’à Philippe le Bel.
Cette ville dans la ville qu’est l’enclos du Temple, pouvait accueillir à un moment jusqu’à 4000 personnes. On y retrouvait une église, un donjon, une haute tour carrée, un bâtiment de plus petites dimensions contenant le Trésor royal. Plus tard, l’on construisit, la Tour du Temple qui a survécu jusqu’à Napoléon 1er. Enfin, des hotels furent érigés lorsque les murs furent abattus. La Tour du Temple connut une histoire particulière.  Comme elle avait hébergée la famille royale au moment de la révolution de 1789, l’empereur Napoléon 1er la fit détruire en 1810 afin d’éviter qu’elle ne devienne un objet de culte pour les royalistes.
Un des épisodes les plus sordides est celui justement ou le jeune Louis, devenu XVIIe du nom après la mort de son père en 1793, y fut enfermé et gardé par un couple d’ivrognes qui lui firent endurer de nombreux sévices. Après plusieurs mois de martyr, le jeune garçon de 10 ans succomba à une forme de tuberculose.  Il fut, par la suite, enterré dans une fosse commune.
La disparition de cet ensemble de bâtiments changea à tout jamais le paysage de Paris.


Si vous désirez lire un bon suspens avec comme décor l’enclos du Temple, je vous suggère le livre suivant :
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LE SECRET DE L’ENCLOS DU TEMPLE
Auteur : Jean D’AILLON
Éditeur : J’ai Lu Roman
Paru : 21 janvier 2012
Disponible : Amazon.fr (Kindle)

 

 

 

 

Bal des Ardents

Aussi surnommé le « Bal des sauvages », le Bal des Ardents est un événement tragique qui se déroula le 28 janvier 1393 à la cour du roi Charles VI de France.  Il s’agit d’une fëte organisée par la femme du roi, la reine Isabeau de Bavière, à l’occasion du remariage de l’une de ses dames d’honneur.
Longtemps, l’on a cru que ces festivités eurent lieu à la résidence royale parisienne, l’Hôtel Saint-Pol. Mais en fait, elles se déroulèrent plutôt à un endroit surnommé l’Hôtel de la Dame blancbal_des_ardentshe, construit par Marguerite de Provence, veuve de Saint-Louis (les reines veuves portaient le blanc).  L’endroit correspond au quartier actuel des Gobelins.  Un jeune noble du nom de Hugonin de Guisay proposa l’idée d’une sorte de charivari. Plusieurs autres jeunes hommes (Jean III comte de Joigny, Yvain de Foix, le fils de Gaston Phébus, Ogier de Nantouillet et Aymard de Poitiers) se joignèrent à lui et se déguisèrent de façon à n’être pas reconnus des convives.  Pour ce faire, ils enfilèrent une combinaison sur laquelle de la poix fut appliquée.  On y ajouta ensuite des plumes.  Un masque fabriqué des mêmes matériaux fut aussi utilisé pour compléter le costume.
Avant que la danse des « sauvages » commence, le roi interdit l’usage des torches proches des danseurs.  Elles devaient demeurer accrochées aux murs.  Mais cela c’était sans compter le comportement du frère du roi, Louis d’Orléans, qui fit irruption dans la salle accompagné de plusieurs charles_vicompagnons.  Ivres, ils s’approchèrent de trop près des 6 sauvages et une torche occasionna un embrasement.  Les six danseurs qui étaient reliés par une chaîne, n’eurent aucune chance. Ils périrent tous sauf le roi qui eut la vie sauve grâce à l’intervention de la Duchesse du Berry qui éteignit les flammes en le couvrant de son long manteau.
Déjà atteint d’une forme de folie, qui se traduisait par des épisodes de démence, son état mental empira suite à cet épisode tragique.  C’est pourquoi il passa à la postérité sous le non de Charles VI le Fol.  Mais malgré cet handicap, il fut bien-aimé de son peuple.

Pour en lire davantage sur le sujet, voici un ouvrage imprimé

Auteur : Pierre Gascar
Éditeur : Gallimard
Paru : 1977
Format : Papier
Disponible chez Amazon.fr

 

L’atelier des poisons

Auteur : Sylvie GIBERT
Éditeur : Plon
Paru : 18 avril 2016
Disponible : Archambault (Epub), Amazon.fr (Kindle), FNAC (Epub)

Quand le talent d’une jeune peintre intrépide la plonge au coeur d’une intrigue captivante. Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout patelier_poisonsour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc  » ses yeux « . Des auberges mal famées jusqu’aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l’aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

Les princesses assassines

Auteur : Jean-Paul Desprats
Éditeur : Seuil
Parution : 9 mai 2016
Disponible : À paraître

Juillet 1652. Dans les derniers jours de la Fronde, le duc de Beaufort, petit-fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, tue en duel le duc de Nemours, son beau-frère. La mort du « beau Nemours » laisse ruinées Jeanne Baptiste et Marie-Françoise, ses deprincesses_assassineesux filles. Élisabeth de Nemours, leur mère, va dès lors tout mettre en œuvre pour les marier. Jeanne Baptiste épouse le duc de Savoie, Marie-Françoise le roi du Portugal. Mais le sort semble s’acharner sur les deux princesses. Le mari de la première se révèle être un pervers couvert de maîtresses ; quant au roi du Portugal, la rumeur le dit fou à lier. Il faudra aux deux jeunes femmes toute leur force de caractère, dont elles ne manquent pas, mais aussi les leçons qu’elles ont tirées chacune de leur fréquentation assidue de l’école des Précieuses, pour se tirer d’une situation en apparence inextricable. Mais à quel prix ?

À travers le roman tumultueux de ces deux princesses devenues mantes religieuses, l’auteur des Bâtards d’Henri IV fait revivre le Grand Siècle alors à son apogée, les hautes faits de sa noblesse, mais aussi sa violence et son goût du sang.

Jean-Paul Desprat est historien et romancier. Il est, entre autres, l’auteur d’ouvrages sur les bâtards d’Henri IV, Mme de Maintenon, Mirabeau, ainsi que de trois romans historiques publiés au Seuil entre 2006 et 2013 : Bleu de Sèvres, Jaune de Naples et Rouge de Paris.

Une étude en écarlate : Les chroniques d’Edward Holmes sous la régence du duc de Bedford et durant la cruelle et sanglante guerre entre les Armagnacs et les Bourguignons

Auteur : Jean d’Aillon
Éditeur : Le Grand-Chätelet
Parution : 7 février 2015
Disponible : Amazon.ca (kindle)  Amazon.fr (Kindle)

Le 21 mai 1420, Isaetude-ecarlatebeau de Bavière, reine de France, signait, au nom de son mari Charles VI, fou et incapable, un traité par lequel le roi reconnaissait Henri V de Lancastre, son gendre, héritier de la couronne de France. Quelques mois plus tard, Edward Holmes, clerc et demi-frère du baron de Roos tué à la bataille de Baugé, était chassé de l’hôtel parisien de son seigneur. Ne pouvant rentrer en Angleterre, maître Holmes trouva logis chez le bonnetier Bonacieux, sis rue du Coq, où il partagea la chambre de Gower Watson, un archer blessé à la bataille d’Azincourt. Ne disposant d’aucun moyen de subsistance dans un Paris où régnaient la faim, le froid et la misère, Edward Holmes gagnait sa vie en rédigeant des lettres de rémission, ces suppliques au roi qu’envoyaient les familles des condamnés afin d’obtenir leur grâce. C’est à l’occasion d’une enquête qu’il découvrira un complot conduit par Agathe Mortimer, descendante d’Édouard III, roi du lignage des Plantagenêt. Pour parvenir à ses fins, lady Agathe avait besoin de l’hôtel de Mélusine, une belle maison confisquée par le parlement après la sanglante prise de Paris par les Bourguignons, lorsque Périnet Le Clerc leur avait ouvert une porte de la ville. L’hôtel appartenait à Robert de Lusignan, lieutenant du prévôt Tanneguy Du Chastel dont les bouchers de Paris avaient massacré la famille. Le complot se scellait avec l’arrivée de Lusignan envoyé par le Dauphin. Seulement celui-ci revenait aussi pour se venger des bouchers qui avaient étripé sa femme et ses enfants. Malgré sa perspicacité, Holmes parviendra-t-il à retrouver son logeur, son épouse Constance et son ami Watson, tous trois disparus, avant que la fontaine de la porte Saint-Honoré ne laisse s’écouler un flot de sang ?