L’Affaire Galilée

Galileo Galilai est un savant florentin né à Pise en 1564. Son père le destine à une carrière médicale mais le jeune Galileo délaisse rapidement la médecine pour les sciences mathématiques, qui regroupent à l’époque la physique et l’astronomie, deux disciplines dans lesquelles il excelle et qui lui apporteront une renommée mondiale.  Déjà, à l’âge de dix-neuf ans, il découvre, simplement en observant le mouvement d’un lustre, l’isochronisme des pendules. Cette théorie, énoncée plus parfaitement par Huygens, lui sera utile pour étudier la mesure du temps. En 1589, il obtient, du grand-duc de Toscane, la chaire de Mathématiques de Pise.  Son salaire, ne suffisant plus aux besoins exigeants de sa mère et de ses deux sœurs, il quitte son poste et accepte, en 1592, celui de professeur de Mathématiques à Padoue. Il n’arrête pas pour autant ses recherches. Dès 1597, il s’attaque à la théorie de la chute des corps énoncée par Aristote. Ses premières observations le place en porte-à-faux avec les vues du célèbre philosophe grec. Il travaille donc à prouver que la théorie d’Aristote n’est pas exacte. Et qu’en fait, la vérité est à son opposé.  Il tente d’en faire la démonstration en laissant tomber du haut de la tour de Pise des objets de différents masse. Il prouve que les objets tombent tous à la même vitesse, alors qu’Aristote affirmait le contraire. L’année 1609 s’avère très importante pour la suite de la carrière du scientifique. Il découvre l’existence de la lunette mise au point par un hollandais.  Galilée se l’approprie et la transforme pour en augmenter la force grossissante. Il vient de mettre au monde le premier télescope. Et c’est à partir de ce moment qu’il tourne ses travaux vers le ciel. Très rapidement, il fait sienne l’approche du savant polonais Copernic qui affirme que le soleil est le centre de l’univers et que les planètes tournent autour de lui. C’est la théorie de l’héliocentrisme qui est tout à l’opposée de l’approche de l’Église qui a fait sienne l’approche d’Aristote qui énonce que la terre est plate. À cause de cette prise de position, tout le reste de sa vie, Galilée a maille à partir avec l’Église catholique. Longtemps protégé par le pape Urbain VIII, il doit faire face à la musique lorsque les attaques se font plus virulentes. L’inquisition réussit à l’accusé de croire en la théorie de Copernic et d’affirmer qu’elle peut être prouvée.  Déjà affaibli par la maladie, il reporte son voyage pour Rome. Il y arrive cependant en février 1633. La peur de la torture évoquée par le Saint-Siège le fait craquer et il abjure ses croyances.  Sa sentence est commuée en assignation à résidence. Durant sa captivité, il rédige une oeuvre monumentale « Discours sur deux sciences nouvelles ».  Il meurt le 8 janvier 1642. L’Église défend alors toute construction de monument funéraire. Ce n’est qu’une centaine d’années plus tard, que cette omission est corrigée. Et ce n’est qu’en 1992 que Galilée est réhabilité par le pape Jean-Paul II.

Ma suggestion de lecture :

SPLENDOR VERITATIS
Auteur : François DARRACQ
Éditeur : Éditions Sletkine
Paru : 29 mai 2015
Format : Ebook
Disponible :  Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Leslibraires.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Rome, 1633. Un conflit de conscience déchire un membre de l’Inquisition chargé d’empêcher la diffusion des idées de Galilée. La théorie du mouvement de la Terre, un crime contre la Foi catholique ? Le père Melchior Inchofer, en bon jésuite, défend cette position intransigeante de sa hiérarchie ; mais lorsque cet astronome averti découvre que Galilée a été condamné à tort, il comprend qu’en entravant la recherche scientifique, l’Église trahit le message divin. Doit-il se lever pour changer le cours des choses, au risque d’être victime à son tour de la machine inquisitoriale ? Ou au contraire fermer les yeux et devenir complice d’une Église à laquelle il doit tout, au risque de vendre son âme ? À travers le face-à-face haletant que se livrent Inchofer et Galilée, François Darracq nous emmène dans les coulisses de la fameuse Affaire, là où les idées sont incarnées par des hommes, pétris de certitudes jusqu’à l’aveuglement. On s’y bat pour un enjeu de taille : le pouvoir de dire ce qu’est la Vérité.
(Résumé tiré du site Babelio)