Grand incendie de Rome

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 64 après J.C., la ville de Rome est détruite en majeure partie par un incendie qui débute dans le secteur du Circus Maximus, aux pieds du Mont Palatin. Amplifié par de forts vents du sud, la ville brûle pendant 6 jours et sept nuits. Sur les quatorze  quartiers, trois sont complètement détruits, alors que sept subissent de lourds dommages. Cette conflagration fait environ 200 000 sans abris. Les origines ne nous sont pas connues. Plusieurs théories circulent parmi les historiens. Certains contemporains croient en la responsabilité de l’empereur Néron. Celui-ci, a néanmoins un alibi. Au moment où l’incendie éclate, il est très loin du brasier. Il se trouve, en effet, à Antium au sud de la capitale dans sa villa au bord de la mer. Il serait revenu dans la ville dès qu’il apprend la nouvelle.  Il mène alors une lutte contre l’incendie et coordonne l’aide aux sinistrés. Cela n’empêche pas les légendes de se former. Encore aujourd’hui, l’image de Néron chantant s’accompagnant à la lyre est assez connue. Cette croyance provient des écrits de Tacite, qui à l’époque du sinistre, n’était qu’un petit garçon. Il est donc difficile d’attribuer toute crédibilité à ses mémoires. En tout cas, il est quasi impossible de distinguer dans ses écrits le vrai du faux.  Aujourd’hui encore, on attribue la responsabilité de l’incendie à Néron car il s’accapara aussitôt celui-ci terminé, de nombreux terrains sur lesquels il se construit un immense palais. Cette avidité semble suspecte à bon nombre de contemporains. Devant l’ampleur du mécontentement émanant de la population, l’empereur cherche un échappatoire et trouve un bouc émissaire de choix : les chrétiens. On les accuse alors de rébellion et de négligence dans la pratique de leurs rituels qu’ils accomplissent dans des secteurs insalubres de la capitale. C’est donc sous Néron que ces derniers commencent à subir les persécutions de Rome. On les arrête et les condamne au bûcher et on les offre même aux lions.  Il y a même une rumeur un peu folle qui prêterais à Néron l’usage de chrétiens comme torches vivantes lors d’événements spéciaux… Cet épisode tragique de l’histoire de Rome demeure encore aujourd’hui une énigme…

Suggestion de lecture:

QUO VADIS
Auteur : Henryk Sienkiewicz
Éditeur : Livre de poche
Paru : 11 juin 2008
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

Je songe à une grande épopée chrétienne où je voudrais introduire saint Pierre, saint Paul et Néron, la première persécution, et donner une série de tableaux tellement universels et magnifiques que l’on serait obligé de les traduire du polonais dans toutes les langues  » : telle était l’ambition de Henryk Sienkiewicz lorsqu’il entreprit, en 1895, la rédaction de Quo Vadis ?. Pari gagné : l’année suivante, le roman est traduit en Europe et aux États-Unis – les Français attendront jusqu’en 1900 pour être gagnés à leur tour par la  » sienkiewite aiguë « . Pétri de culture latine, Quo Vadis ? fascine, parce qu’il conjugue apologie du christianisme et érotisme diffus, fresques grandioses et détails cocasses. L’action se déroule à Rome, en 64 après J.-C. : dans la maison de Plautius, Vinicius, patricien romain, s’éprend de la chrétienne Lygie. Le récit de leurs amours tourmentées nous plonge au cœur du règne de Néron, sombre figure du paganisme décadent : il nous convie aux festins orgiaques organisés sur un immense radeau aux poutres dorées, autour duquel nagent de jeunes esclaves déguisées en sirènes et en nymphes ; ou encore dans l’amphithéâtre romain, où les chrétiens sont sauvagement livrés aux chiens et aux lions sous les yeux de la foule enivrée de sang… À propos de cette œuvre culte, qui valut à Sienkiewicz le prix Nobel de littérature en 1905, Henry de Montherlant affirmait :  » Je pèse bien mes mots avant de tracer ce qui s c’est en vérité dans Quo Vadis ? que j’ai appris à écrire… « 

(Résumé tiré du site Babelio)

La salle à manger pivotante de Néron

Il s’appelait Lucius Domitius Ahenobarbus. Mais le 25 février 50, il devient le fils de Claude sous le nom de Tiberius Claudius Nero. Désormais, on l’appellera Néron.
Cet homme, fut à la fois décrit comme un poête, un assassin, un fou, un mégalomane. Mais il fut aussi bâtisseur.  Il est à l’origine d’une merveille architecturale éphémère  qui occupait une partie de la ville de Rome : la Domus Aurea.

domus_aurea

Aujourd’hui de simples ruines, cet immense palais s’élevait fièrement au centre de Rome.  Il occupait un espace d’environ 2 kilomètres carrés.  Comprenant plusieurs pavillons décorés de dorure, des jardins avec des fontaines et jeux d’eau, des thermes, un immense lac artificiel pour permettre des reconstitutions de batailles navales, une statue de 30 mètres représentant Néron.  Mais il y avait aussi, chose assez particulière pour l’époque : une salle à manger pivotante.  Celle-ci, située au sommet de la seule tour du complexe.  Elle tournait sur elle-même, jour et nuit.  Elle permettait aux convives de profiteneron_salle_mangerr d’une vue exceptionnelle sur la ville.

Au centre de cette structure s’élevait un piler de plus de 10 mètres de haut sur 4 mètres de diamètre. Des arcs reliaient les murs et le pilier. Pour assurer le pivotement, un système de roulement à billes fut pensé.  Trois cavités circulaires dans lesquelles étaient placées des sphères assurait le mouvement rotatif.