La baronne meurt à cinq heures

LA BARONNE MEURT À CINQ HEURES
Auteur : Frédéric LENORMAND
Éditeur : JC LATTÈS
Paru : 12 janvier 2011
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Le bien-être de Voltaire est menacé. On a retrouvé sa protectrice, la baronne de Fontaine-Martel, assassinée dans son lit, et pour l’heure aucun suspect. S’il ne veut pas se retrouver à la rue en ce froid février 1733 (ou pire, à la Bastille !), il lui faut faire preuve de ressources et retrouver le criminel avant que celui-ci n’aille s’en prendre à d’autres honnêtes gens, lui par exemple. Heureusement, de ressources, Voltaire n’en manque pas.
Car il sera bientôt rejoint par Émilie du Châtelet ! Brillante femme de sciences, enceinte jusqu’au cou, elle va l’accompagner dans son enquête, résolvant plus d’une énigme. Mais leur mission n’est pas sans dangers : il leur faudra affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts, des airs de flûte assassins, des codes mystérieux, et un lieutenant-général de police qui guette la première occasion d’embastillonner notre philosophe. Un roman historique à la fois rigoureux et très amusant, qui répond avec brio aux engouements du public : Frédéric Lenormand a un ton et une plume qui donnent aux personnages une répartie et une vivacité rares.

 

Le dernier capitaine de la Nouvelle-France

Son nom est Louis Groston de Saint-Ange et de Bellerive. Né en 1700 à Montréal, il est le fils de Robert Groston de Saint-Ange et de Marguerite Crevier. Vers l’âge de vingt ans, il quitte Montréal avec sa famille pour l’Ouest. Son père est nommé officier en charge du fort Saint-Jean au Michigan (aujourd’hui Fort Niles). En 1723, il accompagne son père et Étienne de Véniard de Bourgmond au fort d’Orléans sur le Missouri. Pendant plusieurs années, il y occupe divers postes militaires et dirige même des détachements. Il demeure au Missouri jusqu’en 1736.  Ensuite, il obtient, grâce aux démarches de son père auprès du gouverneur de la Louisiane, Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville, une charge de lieutenant et est nommé en charge du Fort Ouabache (Indiana). Il y demeure jusqu’en 1764. Pendant son service, il doit faire face à plusieurs escarmouches avec les autochtones. Ses exploits ne sont pas connus. Mais il sort de son quasi anonymat en étant le dernier capitaine français à remettre aux britanniques, le dernier fort français, en l’occurrence, celui de Chartres en Illinois. Malgré la réticence du chef autochtone Pontiac, il remet le fort au capitaine Thomas Stirling le 10 octobre 1765. Il termine sa carrière dans l’armée espagnole. En effet, les autorités espagnoles ont de la difficulté à traiter avec les autochtones. Le capitaine Saint-Ange, les assiste dans cette tâche. On lui confie même la direction de Saint-Louis jusqu’à l’arrivée de Pedro Josef Piernas en 1770. Par la suite, il demeure conseiller auprès des espagnols jusqu’à son décès qui survient en 1774.

Pour en connaître davantage sur cette figure obscure de l’histoire de la Nouvelle-France, je vous invite à lire :

CAPITAINE PERDU, TOME 1
Auteur : Jacques TERPANT
Éditeur : Glénat
Paru : 9 septembre 2015
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePUB fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Kobo

Résumé :

« Décolonisation forcée… 1763. Suite au traité qui met fin à la guerre de Sept Ans, Le Roi de France cède l’Amérique aux Anglais. Mais contrairement à ce que pensait Voltaire, il ne s’agit pas de quelques arpents de neige, mais de l’équivalent du Canada d’aujourd’hui et d’une vingtaine d’États des États-Unis. Alors que les soldats français, peu nombreux, abandonnent leurs possessions aux tuniques rouges, les Indiens se soulèvent, et sous le drapeau à fleurs de lys du Roi de France, menés par le chef Pontiac, ils reprennent les fortifications des Français.
À fort de Chartres, sur les bords du Mississippi, le dernier des capitaines français en place, devra remettre l’ultime fort à l’Anglais. Mais comment abandonner ses alliés Indiens avec lesquels on a vécu, et parfois pris femme ? Comment obéir aux ordres du Roi sans les trahir ? Comment les aider sans se perdre ? Mais au fond, que veut vraiment le Roi ? Après l’adaptation des romans de Jean Raspail (Sept Cavaliers), c’est dans l’un de ses livre de voyages que Jacques Terpant apprend l’existence, sur les bords du Mississippi, de Saint Ange, le dernier des capitaines français qui dut remettre aux Anglais les clés de toute l’Amérique.
Il signe en deux tomes et en couleurs directes une fresque de cette épopée ignorée, qui signa la fin du premier empire colonial. En fin d’album, un cahier documentaire de 8 pages revient en détail sur le contexte historique développé dans le récit. »

Victus : Barcelone 1714

VICTUS : BARCELONE 1714
Auteur : Albert SANCHEZ PINOL
Éditeur : Actes Sud
Paru : 7 septembre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.ca (kindle), Numilog (pdf, ePUB), Renaud-Bray (ePUB, pdf), Kobo

Résumé :

Par un froid matin de mars 1705, un gamin de quatorze ans approche des trois tours noires du château de Bazoches. Sa dernière incartade chez les carmélites de Lyon lui a valu d’être expédié auprès de Vauban pour apprendre l’ingénierie militaire. Après l’enfance à Barcelone, les années d’instruction en Bourgogne, le voici engagé successivement au sein des deux coalitions européennes qui convoitent la couronne d’Espagne lors de la guerre de Succession, jusqu’au siège de sa ville natale et au massacre qui entraîne la reddition de Barcelone le 11 septembre 1714. Satire historique et roman des passions humaines, Victus interroge les versions officielles des deux camps en donnant la parole aux véritables acteurs : les chefs de guerre mais aussi l’armée des sans-grades, qui ont défendu leur liberté jusqu’à la mort. A l’issue de cette épopée vibrante et fantastique dans laquelle (presque) tout est vrai et pourtant parfaitement invraisemblable, Barcelone l’irréductible, qui a tenu tête à deux empires et contenu pendant un an le plus effroyable des sièges, invente la défaite héroïque.

 

L’Affaire Galilée

Galileo Galilai est un savant florentin né à Pise en 1564. Son père le destine à une carrière médicale mais le jeune Galileo délaisse rapidement la médecine pour les sciences mathématiques, qui regroupent à l’époque la physique et l’astronomie, deux disciplines dans lesquelles il excelle et qui lui apporteront une renommée mondiale.  Déjà, à l’âge de dix-neuf ans, il découvre, simplement en observant le mouvement d’un lustre, l’isochronisme des pendules. Cette théorie, énoncée plus parfaitement par Huygens, lui sera utile pour étudier la mesure du temps. En 1589, il obtient, du grand-duc de Toscane, la chaire de Mathématiques de Pise.  Son salaire, ne suffisant plus aux besoins exigeants de sa mère et de ses deux sœurs, il quitte son poste et accepte, en 1592, celui de professeur de Mathématiques à Padoue. Il n’arrête pas pour autant ses recherches. Dès 1597, il s’attaque à la théorie de la chute des corps énoncée par Aristote. Ses premières observations le place en porte-à-faux avec les vues du célèbre philosophe grec. Il travaille donc à prouver que la théorie d’Aristote n’est pas exacte. Et qu’en fait, la vérité est à son opposé.  Il tente d’en faire la démonstration en laissant tomber du haut de la tour de Pise des objets de différents masse. Il prouve que les objets tombent tous à la même vitesse, alors qu’Aristote affirmait le contraire. L’année 1609 s’avère très importante pour la suite de la carrière du scientifique. Il découvre l’existence de la lunette mise au point par un hollandais.  Galilée se l’approprie et la transforme pour en augmenter la force grossissante. Il vient de mettre au monde le premier télescope. Et c’est à partir de ce moment qu’il tourne ses travaux vers le ciel. Très rapidement, il fait sienne l’approche du savant polonais Copernic qui affirme que le soleil est le centre de l’univers et que les planètes tournent autour de lui. C’est la théorie de l’héliocentrisme qui est tout à l’opposée de l’approche de l’Église qui a fait sienne l’approche d’Aristote qui énonce que la terre est plate. À cause de cette prise de position, tout le reste de sa vie, Galilée a maille à partir avec l’Église catholique. Longtemps protégé par le pape Urbain VIII, il doit faire face à la musique lorsque les attaques se font plus virulentes. L’inquisition réussit à l’accusé de croire en la théorie de Copernic et d’affirmer qu’elle peut être prouvée.  Déjà affaibli par la maladie, il reporte son voyage pour Rome. Il y arrive cependant en février 1633. La peur de la torture évoquée par le Saint-Siège le fait craquer et il abjure ses croyances.  Sa sentence est commuée en assignation à résidence. Durant sa captivité, il rédige une oeuvre monumentale « Discours sur deux sciences nouvelles ».  Il meurt le 8 janvier 1642. L’Église défend alors toute construction de monument funéraire. Ce n’est qu’une centaine d’années plus tard, que cette omission est corrigée. Et ce n’est qu’en 1992 que Galilée est réhabilité par le pape Jean-Paul II.

Ma suggestion de lecture :

SPLENDOR VERITATIS
Auteur : François DARRACQ
Éditeur : Éditions Sletkine
Paru : 29 mai 2015
Format : Ebook
Disponible :  Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Leslibraires.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Rome, 1633. Un conflit de conscience déchire un membre de l’Inquisition chargé d’empêcher la diffusion des idées de Galilée. La théorie du mouvement de la Terre, un crime contre la Foi catholique ? Le père Melchior Inchofer, en bon jésuite, défend cette position intransigeante de sa hiérarchie ; mais lorsque cet astronome averti découvre que Galilée a été condamné à tort, il comprend qu’en entravant la recherche scientifique, l’Église trahit le message divin. Doit-il se lever pour changer le cours des choses, au risque d’être victime à son tour de la machine inquisitoriale ? Ou au contraire fermer les yeux et devenir complice d’une Église à laquelle il doit tout, au risque de vendre son âme ? À travers le face-à-face haletant que se livrent Inchofer et Galilée, François Darracq nous emmène dans les coulisses de la fameuse Affaire, là où les idées sont incarnées par des hommes, pétris de certitudes jusqu’à l’aveuglement. On s’y bat pour un enjeu de taille : le pouvoir de dire ce qu’est la Vérité.
(Résumé tiré du site Babelio)

 

La part de l’aube

LA PART DE L’AUBE
Auteur : Éric MARCHAL
Paru : 29 février 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Renaud-Bray (ePUB), Leslibraire.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Lyon, septembre 1777. Antoine Fabert est avocat au barreau lyonnais. De l’avis général, c’est le meilleur de tous. Pourtant, il n’a jamais plaidé, contrairement à Prost de Royer, son célèbre ami et associé.
Des écrits gaulois sont découverts à Fourvière, les textes d’un druide du nom de Louern, qui vont propulser Antoine au centre d’une bataille pour le rétablissement de la réalité historique. Cette bataille portera en elle les prémisses de la révolution des esprits.
Antoine et ses proches, Antelme de Jussieu, historien paralytique, Camille Delauney, rédacteur de la première gazette sur l’actualité locale, et la comédienne de l’Ambigu-Comique Michèle Masson seront confrontés à un groupe d’espions baptisés les Lugduniens sur la trace du trésor du druide Louern, dont la découverte pourrait à elle seule renverser la royauté.
S’affirmant comme le Ken Follett français, Éric Marchal tisse, sur le thème des origines de la France, une passionnante course-poursuite qui nous plonge dans les arcanes de la justice, de la presse, de l’imprimerie et du théâtre, à la veille de la Révolution française. Une aventure où il faudra aussi compter sur des araignées tisseuses de fils d’or, l’avènement de la poire de terre et la fin du monopole de la boulangerie lyonnaise, le procès d’un musicien inculpé de meurtre, le baquet magnétique de Mesmer, une pièce de théâtre dont l’auteur n’existe pas, et l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.
(Résumé tiré du site Babelio)

Mariage républicain

MARIAGE RÉPUBLICAIN
Auteur : François CÉRÉSA
Éditeur : Archipel
Paru : 1er juin 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub),  Renaud-Bray (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Jadis abusée par le comte de La Rose-Pitray, Marie, à la faveur de la Révolution, est devenue fervente jacobine. Mais le fruit de ce viol, Maximilien, a été enlevé par un mystérieux bandit, le « Lys blanc », engagé dans la contre-révolution… Envoyée en Vendée par la Convention, Marie va y croiser Charette, les généraux Westermann, Kléber et Marceau. Mais avec la Terreur, quand Hébert et Danton eux-mêmes sont éliminés, comment être sure d’être dans le bon camp ? Espionne au service de Fouché et agent double, Marie retrouve le capitaine Louis, dont elle est amoureuse, puis le Lys blanc, qui ne la laisse pas indifférente.
Elle connaît le visage de l’un, pas de l’autre. L’amour et la haine sont très proches. À la suite de quiproquos, la voilà prisonnière de l’horrible Carrier, à Nantes. Le représentant de la Convention massacre tout le monde et soumet Marie au « mariage républicain » : jetée à la Loire, entravée avec son compagnon… Elle survivra à ce supplice. Et n’aura de cesse, dès lors, de se venger de Carrier, de découvrir l’identité du Lys blanc, de retrouver son fils, puis de participer à la chute de Robespierre…

Le grand dérangement

À mes yeux, la déportation des Acadiens, survenue en 1755 et durant les années subséquentes, représente l’événement historique le plus traumatisant de l’histoire canadienne. Se pencher sur cette page d’histoire est douloureux, mais il me semble important de se la remémorer afin que nous ne l’oublions jamais. Les autorités britanniques n’ont toujours pas présenté d’excuses officielles au peuple acadien. Pourtant, les événements survenus au 18e siècle, relèvent du « nettoyage ethnique ». Les conditions subies par les Acadiens à l’époque, sont à se point effroyables, qu’il est surprenant que la couronne britannique ne daigne y reconnaître sa grande part de responsabilité.  Car bien sûr, les britanniques ne sont pas les seuls responsables de cette déportation.  Les autorités de la Nouvelle-Angleterre, ont aussi participé au « nettoyage » de l’Acadie.  Leurs motivations? Neutraliser une possible menace acadienne et amérindienne pouvant venir du nord. Les colons britanniques voient donc d’un bon œil cette opération de prise de contrôle. Pour saisir les prémisses de la déportation, il faut remonter à 1713. Le Traité d’Utrecht, qui met fin à la guerre de Succession d’Espagne, prévoit la cession des terres les plus populeuses de l’Acadie à l’Angleterre.  Afin de gagner la docilité des Acadiens, les britanniques exigent d’eux qu’ils prêtent un serment d’allégeance à la couronne britannique. Mais désirant demeurer neutres dans le conflit opposant l’Angleterre à la France, ils refusent. Dès 1720, on commence donc à penser et à planifier la déportation de sujets qui ne seront jamais de « loyaux britanniques ». Après la fondation d’Halifax, les nouveaux colons venus de l’Angleterre convoitent les terres des Acadiens, qui grâce à la techniques des aboiteaux, sont extrêmement fertiles. Les débuts triomphants de la France durant le guerre de Sept ans les inquiètent au plus haut point.  Les plans de la déportation sont donc mis de l’avant.  En 1754-1755, le gouverneur Charles Lawrence discute avec les colonies américaines afin de prévoir la venue de colons américains afin de remplacer les Acadiens.  Des troupes sont donc envoyées et celles-ci ont pour mission de confisquer embarcations et armes aux habitants. Après une nouvelle demande de signature du serment d’allégeance et le refus des Acadiens, l’ordre de déportation est signé et les évacuations commencent en juillet 1755. L’ordre de déportation prévoit que les Acadiens doivent être envoyés dans les différentes colonies de Nouvelle-Angleterre. On forme donc des groupes par âge et par sexe, tout en sachant pertinemment que cela divise les familles.  On embarque donc les divers groupes sur des navires en partance pour les colonies britanniques ou même l’Angleterre, la France, la Louisiane ou les Antilles françaises. Environ 10 000 personnes ont ainsi été déplacées.  Les acadiens qui tentèrent de fuir furent traqués et exécutés.  Beaucoup de fugitifs trouvent la mort durant leurs errances en hiver et environ la moitié de la population acadienne trouve la mort durant les années 1755 à 1763…

Ma suggestion de lecture :

LE SAULE DE GRAND-PRÉ
Auteur : René VERVILLE
Éditeur : Fides
Paru : 1er mars 2001
Format : Papier
Disponible : Archambault, Renaud-Bray, Amazon.ca, Amazon.fr, Leslibraires.ca

Résumé :

Rivière-aux-Canards, bassin des Mines, 1755

En cette terre d’eau, de sel, de flux et de reflux, au milieu des prés aux riches moissons, la famille Brault vit, heureuse, en Acadie de la Nova Scotia. Comme des milliers d’autres en ce coin du monde, Alexis Brault est un cultivateur de la mer. Il a appris à dompter les marées et à vivre des prés endigués. Mais, depuis quelque temps, un grand malheur couve à Halifax. Milieu d’août, il éclate. Envoyés par le gouverneur Lawrence, arrivent Monckton, Winslow et Handfield. Tout chavire. Éradiquée de sa glèbe, morcelée et dispersée en des lieux hostiles, la famille Brault sera dérangée dans son âme et dans sa chair.
Salha, le légendaire saule de Grand-Pré, surplombe l’immensité du bassin des Mines. Témoin des événements tragiques de l’automne 1755, il en a conservé tous les détails en mémoire. C’est à travers tout ce que Salha « a vu, entendu et perçu » que l’auteur raconte le Grand Dérangement.

Né à Nicolet en 1932, René Verville est ingénieur-électricien de métier. Depuis toujours, la généalogie et l’histoire, principalement celle de la Nouvelle-France, ont occupé ses loisirs. Ce vif intérêt s’est rapidement transformé en passion lorsque, en établissant l’arbre généalogique de sa famille, il s’est découvert un ancêtre acadien… le héros de ce roman.

Gagnant du concours littéraire La Plume d’Argent.

La course de Paul Revere

Paul Revere est une figure célèbre de la révolution américaine.  Il joua un rôle important en allant avertir les américains du déplacement des troupes britanniques à la veille des batailles de Lexington et de Concord près de Boston.
Fils d’un huguenot français s’appellant Appollos Rivoire, ce dernier a émigré en 1715 à l’âge de 13 ans dans les colonies britanniques.  Il anglicisa son nom de famille pour s’intégrer plus facilement. Il a émigré pour fuir la France qui avait révoqué l’Édit de Nantes. Cet édit royal, adopté par Henri IV, accordait aux huguenots des droits, dont celui de la liberté de culte. Paul, son fils, devient un orfèvre dans la ville de Boston.
Mais dans la nuit du 18 au 19 avril 1775, il entre dans la légende.  Déjà membre des « Fils de la liberté », il accorde beaucoup de son temps à l’espionnage des troupes britanniques.  Le soir du 18 avril 1775, le Dr. Joseph Warren, un patriote très influent, lui confie la mission d’aller informer les troupes de Samuel Adams et de John Hancock de l’arrivée imminente des troupes britanniques à Lexington, qui viennent pour les arrêter. Il quitte Boston vers 23 heures et traverse à cheval les villages de Somerville, Medford et Arlington.  Il requiert l’aide de citoyens pour diffuser l’information dans toute la région.  Au cours de la nuit, c’est près de 40 messagers qui sillonnent les routes du comté de Middlesex.  Il est arrêté sur la route de Concord à Lincoln par un barrage des Britanniques.  Il est détenu et interrogé, mais cela n’a plus d’importance, son message est déjà parvenu à ses destinataires.  Il est relâché lorsque les britanniques croient qu’une rébellion est imminente.  Son cheval étant confisqué, il court jusqu’à la maison du révérend Jonas Clarke, où Adams et Hancock logent.  Il les aide à fuir.
Revere survit à la guerre d’indépendance et meurt à l’âge de 83 ans à Boston, après une vie politique bien remplie. Sa tombe, un de ses sites touristiques de Boston, est encore visitée. Elle se trouve au Granary Burying Ground sur Tremont Street.

Ma suggestion de lecture :

PAUL REVERE’S RIDE
Auteur : David Hackett Fisher
Éditeur : Oxford University Press
Paru : 19 avril 1995
Formet : Ebook
Disponible : Amazon.ca (Kindle), KoboNook

Résumé (anglais):

Paul Revere’s midnight ride looms as an almost mythical event in American history–yet it has been largely ignored by scholars and left to patriotic writers and debunkers. Now one of the foremost American historians offers the first serious look at the events of the night of April 18, 1775–what led up to it, what really happened, and what followed–uncovering a truth far more remarkable than the myths of tradition.

In Paul Revere’s Ride, David Hackett Fischer fashions an exciting narrative that offers deep insight into the outbreak of revolution and the emergence of the American republic. Beginning in the years before the eruption of war, Fischer illuminates the figure of Paul Revere, a man far more complex than the simple artisan and messenger of tradition. Revere ranged widely through the complex world of Boston’s revolutionary movement–from organizing local mechanics to mingling with the likes of John Hancock and Samuel Adams. When the fateful night arrived, more than sixty men and women joined him on his task of alarm–an operation Revere himself helped to organize and set in motion. Fischer recreates Revere’s capture that night, showing how it had an important impact on the events that followed. He had an uncanny gift for being at the center of events, and the author follows him to Lexington Green–setting the stage for a fresh interpretation of the battle that began the war. Drawing on intensive new research, Fischer reveals a clash very different from both patriotic and iconoclastic myths. The local militia were elaborately organized and intelligently led, in a manner that had deep roots in New England. On the morning of April 19, they fought in fixed positions and close formation, twice breaking the British regulars. In the afternoon, the American officers switched tactics, forging a ring of fire around the retreating enemy which they maintained for several hours–an extraordinary feat of combat leadership. In the days that followed, Paul Revere led a new battle– for public opinion–which proved even more decisive than the fighting itself.
]
When the alarm-riders of April 18 took to the streets, they did not cry, « the British are coming, » for most of them still believed they were British. Within a day, many began to think differently. For George Washington, Thomas Jefferson, John Adams, and Thomas Paine, the news of Lexington was their revolutionary Rubicon. Paul Revere’s Ride returns Paul Revere to center stage in these critical events, capturing both the drama and the underlying developments in a triumphant return to narrative history at its finest.

L’arracheuse de dents

L’ARRACHEUSE DE DENTS
Auteur : Franz-Olivier GIESBERT
Éditeur : Gallimard
Paru : 10 mars 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (epub), Amazon.fr (kindle et papier), Amazon.ca (kindle et papier), Numilog (ePub), Archambault (ePub et papier), Renaud-Bray (ePub, pdf, papier), Kobo

Résumé:

Sous le plancher de sa maison de famille, un professeur retrouve par hasard les Mémoires inédits de son aïeule Lucile Bradsock, réfugiée en pleine Révolution française chez un célèbre dentiste parisien qui lui a appris le métier. Sa vie claque comme une épopée. Devenue l’une des premières femmes dentistes de l’Histoire, cette scandaleuse soigne Robespierre aussi bien que le fils du roi, avant de partir en Amérique sur un bateau négrier.
Grâce à ses talents de praticienne et au fil de ses aventures entre les deux continents, Lucile rencontre Louis XVI, Washington, La Fayette ou Napoléon, tous décrits sous un jour inattendu. Prenant fait et cause pour les esclaves du Sud ou les Indiens de l’Ouest, ce Monte-Cristo en jupons cherche toujours à infléchir le cours de l’Histoire sans oublier de redresser les torts et de faire justice elle-même.
Infatigable séductrice, Lucile Bradsock professe un goût immodéré de l’amour et des hommes. Sa devise : « Merci la vie ! ». Cette odyssée truculente est finalement un hymne à la joie. Prix des écrivains du Sud 2016

 

Mary Read, femme pirate

Cette femme anglaise est née aux environs des années 1690.  Nous ne connaissons pas la date exacte de sa naissance.  Nous savons par contre, qu’orpheline de père, elle doit très tôt apprendre à gagner sa vie et celle de sa mère. Après avoir perdu son frère alors qu’elle est encore une enfant, sa mère décide de l’habiller en garçon afin de pouvoir continuer à percevoir l’aide financière de la grand-mère paternelle qui doit être attribuée au fils aîné.  Ce subterfuge lui permet de décrocher un premier emploi comme valet de pied avant de s’enrôler sur un navire et enfin de s’engager, lors de la Guerre de succession d’Espagne, dans l’armée britannique. Lors de son passage dans l’armée, elle tombe amoureuse d’un maréchal des logis.  Pour pouvoir l’épouser, elle doit découvrir sa vraie nature. Ils convolent et décident d’ouvrir une auberge.  Quatre ans plus tard, son époux décède.  Elle décide donc de reprendre ses habits masculins pour subvenir à ses besoins.  Elle trouve un poste comme matelot sur un navire hollandais. Elle s’y fait appeler « Willy Read ».  Ce navire se fait attaquer par des pirates.  Elle se retrouve donc avec eux à New providence aux Bahamas.  Par la suite, elle fait la rencontre du fameux pirate Jack Rackham et de sa compagne Anne Bonny dont elle devient l’amie.  Pris en chasse par des navires britanniques, Rackam et ses acolytes ne cessent de se porter à l’attaque et font de nombreux prisonniers. Un de ceux-ci devient l’amant et le père de l’enfant de Mary. Ils sont capturés en 1720 par le capitaine Barnet envoyé par le gouverneur de la Jamaïque.  Elle et Anne évitent la pendaison en affirmant qu’elles sont enceintes.  Mais Mary meurt quelques semaines plus tard, peut-être d’une fausse-couche.
Cette femme singulière était très fière de ce qu’elle réussissait à accomplir. La preuve en est que lorsque qu’elle s’apprêtait à donner le coup de grâce à l’une de ses victimes, elle lui révélait sa féminité afin de bien lui montrer ce dont une femme est capable.

Mes suggestions de lecture :

LADY PIRATE, TOME 1 : LES VALETS DU ROIS
Auteur : Mireille CALMEL
Éditeur : XO Editions
Paru : 19 mai 2005
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Renaud-Bray

Résumé :

Londres, 1696. Déguisée en garçon depuis son enfance pour recevoir une éducation, Mary garde ses habits masculins quand elle doit se débrouiller seule, après l’assassinat de sa mère. Le sort semble s’acharner contre elle lorsque le bateau sur lequel elle a trouvé refuge est attaqué par des corsaires. C’est pourtant son destin qui se joue ce jour-là. Tombée sous le charme de Claude de Forbin, le capitaine, elle découvre l’exaltation des joutes – maritimes et amoureuses… Mais sa nature féminine l’empêche de rester sur le navire. C’est à la cour du roi Jacques, à Saint-Germain-en-Laye, que ses aventures vont continuer. Intrigues de palais et complots se trament, au sein desquels Mary ne perd jamais de vue son but : percer le secret d’un pendentif qu’elle a volé à son oncle. Cela la mènera bien plus loin qu’elle ne pouvait l’imaginer. Charnelle, violente et passionnée, Lady Pirate est une héroïne telle que Mireille Calmel excelle à les faire vivre, depuis Le Lit d’Aliénor et Le Bal des louves.


LADY PIRATE, TOME 2 : LA PARADE DES OMBRES
Auteur : Mireille CALMEL
Éditeur : XO Editions
Paru : 2 juin 2005
Format : Papier
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Renaud-Bray

Résumé :

Vengeance ! Tel est le mot qui habite le cœur de Mary Read tandis qu’elle galope sur la route de Venise. Son mari, son grand amour, l’homme pour qui elle avait posé les armes, a été sauvagement assassiné et sa fille, la toute petite Ann, enlevée. Mais Mary est pirate, elle est combattante, elle ne se résigne pas devant le malheur. De nouveau vêtue en homme, la rage au ventre, elle se lance sur les traces de celle qui a brisé sa vie, la diabolique Emma de Mortefontaine. Elle n’a qu’une piste pour la retrouver : un marquis vénitien qui détiendrait des informations capitales sur le trésor convoité par Emma. Plus fougueuse que jamais, rendue plus forte par les épreuves, Mary entre donc dans la folie de Venise, ville de toutes les mascarades et de toutes les intrigues. Dorénavant, sa vie sera faite d’errance, de combats et d’abordages, sur toutes les mers du globe. Inlassablement elle cherche à retrouver sa fille, et à comprendre quel est ce trésor fabuleux qui déchaîne tant de passion..