Bataille de Dunkerque – Mai 1940

La fameuse bataille de Dunkerque se déroule du 26 mai au 4 juin 1940. Elle représente, pour les alliés, un épisode noir de la bataille de France.  Cette bataille a lieu suite aux pressions exercées par les Allemands avec leur Blitzkrieg (guerre éclair). Les alliés (britanniques et français) sont repoussés inexorablement vers le nord. La ville de Dunkerque devient alors naturellement le port d’évacuation des forces alliées vers la Grande-Bretagne. Dans la débâcle, les anglais et les français s’unissent afin de sauver le plus de soldats et de matériel militaire possible. Il leur est impératif de ne rien laisser aux allemands. Ces derniers, de leur côté, désirent âprement affaiblir ces forces alliées afin de préparer une future invasion de la Grande-Bretagne. Le 24 mai, un ordre d’Hitler ordonne aux troupes allemandes de stopper leur progression jusqu’au 27.  Ce petit laps de temps permet aux alliés de se regrouper et de former un corridor afin de protéger la retraite. Mais l’évacuation exige beaucoup plus que cela. Elle requiert la création d’une flotte d’évacuation.  Les navires de la Royal Navy ne peuvent suffirent d’autant plus qu’ils ne peuvent s’approcher des plages.  On fait donc appel à toutes les catégories d’embarcations disponibles. L’on réquisitionne des embarcations comme des chalutiers, des traversiers, des péniches, etc. En tout, c’est 370 bateaux qui sont mobilisés. On leur surnomme les « little ships ». Parmi ces bateaux, il faut mentionner les vingt-neuf caboteurs néerlandais ayant échappé à l’occupation allemande des Pays-Bas.  Ils réussissent à sauver près de 23 000 hommes durant l’opération Dynamo (Opération d’évacuation).
Le 29 mai, les pressions répétées de l’armée allemande causent le rétrécissement de la zone de sécurité établie par les alliés. La pression s’intensifie sur les alliés. Malgré tous  les efforts déployés, l’opération d’évacuation manque d’embarcations. Cela explique donc pourquoi, l’évacuation se déroule sur neuf jours. Devant les dangers accrus, certains soldats n’hésitent pas à évacuer à la nage, au péril de leur vie. Toujours le 29 mai, l’aviation allemande commence à pilonner les positions alliées et à mitrailler les plages où s’entassent les soldats en attente de leur évacuation. Ce sont 400 bombardiers qui réussissent ce jour-là à couler 250 embarcations alliées. Malgré ce revers de fortune, les opérations d’évacuation continuent. Pour les friands de statistiques, 7669 soldats sont évacuer le premier jour, 17 804 le second, 47 310 le troisième et 53 823 le quatrième. En tout, c’est 338 226 soldats (dont 123 095 français) qui ont pu être évacués en 9 jours. Malgré cet exploit, plusieurs n’ont pas eu la chance d’embarquer sur un des navires en partance pour la Grande-Bretagne. Des unités entières ont été abandonnées à leur sort et ont été anéanties. D’autres soldats ont été capturés. C’est le cas d »environ 35 000 français qui deviennent des prisonniers de guerre.  Malgré la défaite des alliés durant la bataille de France, l’opération Dynamo a été un succès, à tel point, qu’elle a peut-être freiner l’invasion de la Grande-Bretagne prévue par Hitler.

Suggestions de lecture:

DUNKERQUE, 1940 – UNE TRAGÉDIE FRANÇAISE
Auteur : Jacques DUQUESNE
Éditeur : Flammarion
Paru : 7 juin 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub)

Résumé :

« J’avais 10 ans en 1940, quand éclata la première grande bataille de la Seconde Guerre Mondiale, en France. Elle se termina par la victoire du dictateur allemand Adolf Hitler. À Dunkerque, où je vivais.
J’avais 10 ans, et je rêvais, je voulais, je croyais que les Français allaient gagner, comme ils l avaient fait vingt ans plus tôt, sur la Marne et à Verdun. Mais j’ai connu le drame d’une défaite comme mon pays en avait rarement subi.
Et j’étais au coeur de cette bataille.
J’ai vu alors les troupes anglaises la quitter, pour rentrer chez elles. J’ai aussi assisté, dans ma rue, aux tristes défilés de milliers de prisonniers français dont bon nombre avaient protégé ce départ, en luttant jusqu’à la dernière nuit, au soir du 3 juin. Depuis, j’ai toujours cherché à comprendre les raisons et le sens de la tragédie de Dunkerque, fouillé bien des archives. C’est pourquoi, je veux apporter ici mon témoignage et le résultat de mes recherches. »

C’est avec ces mots que s’ouvre le livre de Jacques Duquesne. Mêlant la grande histoire aux souvenirs de son enfance à Dunkerque, il raconte avec le talent qu’on lui connaît cette tragédie oubliée, enfouie dans les mémoires par les quatre années de conflit qui suivirent. Face aux Allemands, irréductibles et impétueux, la défaite des Alliés fut particulièrement cuisante. Quel jeu jouèrent vraiment les Anglais ? L’ultime polémique de cette guerre est-elle toujours d’actualité ?

 


DUNKERQUE – LE LIVRE OFFICIEL DU FILM ÉVÉNEMENT
Auteur : Joshua LEVINE
Éditeur : HarperCollins
Paru : 5 juillet 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub),  Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

L’espoir est une arme. La survie est une victoire. L’espoir est une arme. La survie est une victoire. Dunkerque, mai 1940  : plus de 300  000 soldats alliés échappent à l’armée allemande lors d’une évacuation maritime spectaculaire. L’histoire de ce sauvetage héroïque qui dura neuf jours – du 27  mai au 4 juin 1940 –  et des soldats, marins, pilotes et civils qui y participèrent, est entrée dans la légende.
Cette opération que Churchill qualifia de «  miracle  » est ici racontée Joshua Levine, auteur de plusieurs livres d’Histoire devenus des best-sellers. Enrichi de nouveaux témoignages de vétérans et de survivants,  Dunkerque  est le compte rendu fascinant à plusieurs focales (au sol, en mer et dans les airs) d’une glorieuse défaite qui mena les Alliés vers la victoire. L’auteur Joshua Levine a écrit sept livres d’histoire, tous des best-sellers.
Son ouvrage sur les pilotes de la Première Guerre mondiale,  On a Wing and a Prayer, a été adapté à la télévision. Il a par ailleurs collaboré au film  Dunkerque  en tant que conseiller historique. Né aux Bahamas, il vit aujourd’hui à Londres.


CHAMPS D’HONNEUR – DUNKERQUE – MAI 1940
Auteur : Thierry GLORIS et Ramon MARCOS
Éditeur : Delcourt
Paru : 26 avril 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (fixed), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

Pendant la campagne de France de 1940… La défaite à Dunkerque est totale, tant d’un point de vue matériel que moral. La ville est détruite et plus de mille civils sont tués en une seule journée. Rarement dans l’Histoire, l’identité française a été si près de l’abîme. Mais, par-delà la Manche, des hommes relèveront le flambeau de l’honneur perdu.

 

La petite couturière du Titanic

LA PETITE COUTURIÈRE DU TITANIC
Auteur : Kate ALCOTT
Éditeur : Archipel
Paru : 20 avril 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Avril 1912. Tess Collins, une jeune servante anglaise, est venue à Cherbourg vivre de sa passion, la couture. Hélas, la maison qui l’emploie la traite comme une domestique.
Lorsqu’elle apprend qu’un paquebot se dirigeant vers les Etats-Unis va faire escale à Cherbourg, elle décide d’embarquer pour tenter l’aventure.
À bord du Titanic, elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture anglaise, qui s’apprête à présenter sa nouvelle collection à New York. Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, elle décide d’employer Tess.
En première classe du navire, Tess découvre un monde fastueux. Elle fait la rencontre de deux hommes, Jim, un marin, et Jack, un self-made-man américain. Mais, tandis qu’un triangle amoureux s’installe, le paquebot, sans que ses occupants s’en doutent, fonce vers un iceberg…
Réchappant à la catastrophe, Tess découvre que sa maîtresse a embarqué à bord d’un autre canot de sauvetage. Mais celle-ci a-t-elle survécu aux dépens d’autres passagers ? Elle se trouve bientôt face à un dilemme : rester fidèle à sa maîtresse ou dire ce qu’elle a découvert des circonstances du drame ?

Les matins de Jénine

LES MATINS DE JÉNINE
Auteur : Susan ABULHAWA
Éditeur : 12-21
Paru : 19 mai 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

De la création de l’État d’Israël en 1948 jusqu’en 2002, l’histoire d’une famille palestinienne, sur quatre générations, dont le destin se noue au rythme du conflit israelo-arabe. Comme son père, et comme le père de son père, Hassan vit de la culture des olives dans le petit village palestinien d’Ein Hod. Mais en 1948, lors du conflit qui suit la création de l’État d’Israël, Ein Hod est détruit et ses habitants conduits vers un camp de réfugiés.
Pour Hassan, cet exil s’accompagne de la douleur de voir l’ancestral cycle familial brisé à jamais. Son jeune fils Ismaïl a été enlevé par des Israéliens qui lui cacheront ses origines. L’aîné, Youssef, grandira dans la haine des Juifs, prêt à toutes les extrémités. Quant à Amal, sa fille, elle tentera sa chance aux États-Unis, inconsolable cependant d’avoir fui les siens. La guerre les a séparés.
Elle seule pourra les réunir…

Les Khmers rouges

Le Cambodge a connu, au 20e siècle, une ère troublée par des organisations communistes et révolutionnaires que l’on surnomme en Occident les « Khmers rouges ».  Inspirées par le communisme chinois de Mao, ces organisations autonomes convergent dans les années 60 et se dotent d’un noyau dirigeant. C’est ce groupuscule que l’on nomme les « Khmers rouges ». Et à la tête de l’organisation, un seul dirigeant assure les destinées de cette force politique. Il s’agit du sinistre Pol Pot, de son vrai nom Saloth Sar.  En 1975, les Khmers rouges, avec à leur tête Pol Pot, s’empare du pouvoir en triomphant de l’armée du gouvernement. Ils réussissent à se maintenir  aux commandes de l’État jusqu’en 1979. Durant les quatre années du gouvernement des Khmers rouges, le peuple cambodgien est victime de toutes sortes d’atrocités. La volonté de Pol Pot et de ses partisans d’imposer leur autorité est la cause de la mise en place de nombreuses mesures radicales. Déjà avant leur prise du pouvoir, ils avaient commencé à imposer de telles mesures dans les territoires qu’ils contrôlaient. Le 17 avril 1975, les forces de Saloth Sar entrent dans Phnom Penh. Commence alors la déportation de la population de la ville. Sous un faux prétexte, les Khmers rouges invitent et dans beaucoup de cas ordonnent aux habitants de la ville surpeuplée de se déplacer vers le sud. Comme les ordres d’évacuation sont exécutés très rapidement, les gens n’ont pas de vivres avec eux. Ils ne se doutent pas qu’ils doivent marcher sur de longues distances. C’est ainsi que sous un soleil de plomb, il sont entraînés vers le sud du pays. On sort même les malades des hôpitaux. Ceux qui ne peuvent pas suivre sont exécutés sur le champ. On somme aussi les anciens haut gradés de l’armée et les membres de la police de l’ancien régime de se rendre. Ils les font sortir des colonnes de marcheurs et les exécutent. Environ 10 000 à 20 000 personnes succombent à la violence des Khmers rouges lors de l’évacuation de Phnom Penh. Un mois plus tard, l’exécutif Khmers prend de nouvelles décisions : évacuation de la population de toutes les villes, laïcisation des moines bouddhistes et leur participation au travail dans les rizières, exécution de tous les dirigeants de l’ancien régime et expulsion de la population vietnamienne du Cambodge. Par la suite, on instaure un système social dans lequel, les gens n’ont aucunement le droit de faire des choix pour eux-mêmes. Cela ressemble beaucoup à une forme d’esclavage. Les coopératives agricoles fleurissent. Les cambodgiens deviennent des employés agricoles non payés. Ils doivent travailler pour le bien de l’État. Les familles sont séparées. Il est aussi défendu de démontrer de l’affection ou de la colère à qui que ce soit. L‘on tente ainsi de déshumaniser la population pour en faire des êtres malléables totalement dédiés au bien du régime. Le système judiciaire est démantelé. Toute incartade aux règles établies peut être punie de mort. Durant le gouvernement khmers, de nombreuses famines frappent la population. Durant cette période, la cueillette de fruit est interdite. Cela est considéré comme un vol de l’État et est puni de mort. De plus, comme cela n’était pas assez, le régime adopte une politique raciste envers les communautés culturelles et religieuses. La population musulmane, surnommée les Chams sont particulièrement visés. On tente en fait de détruire tout ce qui fait l’originalité de cette population. Les catholiques ne sont pas non plus épargnés. Enfin, les khmers mettent sur pied non pas des prisons mais des centres de rééducation. C’est environ 20 000 personnes qui trouvent la mort dans ces camps. Mais dans tout le pays, le bilan est beaucoup plus lourd. En effet, les chiffres sont accablants. C’est entre 250 000 et 3 100 000 personnes qui ont trouvé la mort dans ce petit pays entre 1975 et 1979. Déchu du pouvoir en 1979, Pol Pot va continuer dans la clandestinité la poursuite de son rêve collectiviste. Il meurt le 15 avril 1998 à l’âge de soixante-douze ans. La cause officielle de la mort est une crise cardiaque, mais beaucoup s’interrogent sur les causes de son décès.

Ma suggestion de lecture :

TU VIVRAS MON FILS
Auteur : Pin YATHAY
Éditeur : Archipel
Paru : 1er avril 2005
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

C’est un récit terrifiant et bouleversant, un voyage au bout de l’horreur. 17 avril 1975 : les Khmers rouges de Pol Pot investissent la capitale cambodgienne, Phnom Penh, prélude à un drame qui va durer près de quatre ans et mener tout un peuple aux confins de la folie et de l’extermination. Pin Yathay, jeune ingénieur cambodgien promis à un brillant avenir, voit sa vie basculer dans l’enfer khmer. Seul survivant de sa famille, il raconte avec le ton du désespoir l’exode de millions de personnes vers l’inconnu, la faim, la peur et la mort, une errance sans fin qui semble ne répondre à aucune logique hormis celle de la folie arbitraire et destructrice des Khmers rouges. De camps de rééducation en campements forcés dans la jungle, un pays tout entier transformé en vaste camp de concentration où finit par périr plus du quart de la population cambodgienne. Un véritable génocide mené au nom d’une idéologie égalitaire. Les derniers chapitres du livre, qui décrivent la fuite de Pin Yathay vers la Thaïlande, sont particulièrement déchirants.C’est une lecture difficile, douloureuse tant le récit est poignant, tant l’horreur est présente et fait mal. Pour l’humanité, on préférerait qu’il s’agisse de fiction. Mais il n’en est rien. Alors pour l’humanité toujours, il faut lire ce livre. Dans une parabole khmère rouge entendue maintes fois, on comparait les gens à des bœufs : – Voyez le boeuf, camarade. Admirez-le ! Il mange où on lui ordonne de manger. Si on le laisse paître dans un champ, il mange. Si on le conduit dans un autre champ qui ne contient pas assez d’herbe, il broute quand même. Il ne peut pas aller et venir, il est surveillé. Quand on lui demande de tirer la charrue, il s’exécute. Il ne pense jamais à sa femme et à ses enfants. Souvent, lors des réunions, les Khmers rouges parlaient du « camarade boeuf » comme du révolutionnaire idéal.–Maya Kandel
(Résumé tiré du site Babelio)

Où vont les hirondelles en hiver

OÙ VONT LES HIRONDELLES EN HIVER
Auteur : Pierre RIVAL
Éditeur : Plon
Paru : 15 mai 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Fuyant L’URSS en 1945, la jeune Tania décide de traverser une Europe en ruine, terre de tous les dangers. Mais peut-on échapper aux griffes de Staline ?

21 juin 1941, l’Allemagne attaque l’URSS. Tania Smirnova, 18 ans, vit à Moscou. Harcelé à cause de son ascendance allemande, son père s’est suicidé. Dehors, les temps sont durs : le 11 octobre, sous la pression allemande, le gouvernement quitte la capitale, provoquant un début d’exode. Dans ce contexte de fin du monde, la mère de Tania lui révèle le secret de ses origines : son véritable père serait un banquier ayant quitté la Russie pour Paris, lors de la révolution de 1917. Il serait toujours vivant.
Au même moment, un décret de mobilisation totale est publié. Tania doit  » nettoyer  » les cadavres sur les champs de bataille. Blessée, elle est rapatriée à Moscou et tombe amoureuse d’Emile, un aviateur de la compagnie Normandie-Niemen, cette célèbre escadrille de résistants français qui luttait au côté des soviétiques. Emile propose à Tania de fuir avec lui pour la France. Espérant également retrouver son véritable père, Tania accepte. Mais alors que la date du départ approche, Tania est convoquée au NKVD. On sait tout de son projet de fuite. On lui propose alors un impitoyable marché : ou elle devient agent soviétique en France, ou sa mère sera déportée…

Le rabbin de Salonique

LE RABBIN DE SALONIQUE
Auteur : Michèle KAHN
Éditeur : Éditions du Rocher
Paru : 15 avril 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, Pdf), Archambault (ePub), Leslibraires.ca (ePub, Pdf), Kobo, Nook

Résumé :

En 1941, les blindés allemands investissent Salonique, jadis surnommée la Jérusalem des Balkans « . Deux ans plus tard, 45 000 Juifs, soit 95 % d’entre eux, sont acheminés vers les camps de la mort. Le Grand Rabbin de Salonique avait la charge de veiller au respect des ordres de l’occupant au sein de sa communauté. A-t-il livré les siens aux nazis pour  » sauver sa peau  » et celle de ses proches, comme on l’a prétendu de manière injurieuse, ou au contraire s’est-il sacrifié en espérant les protéger ? Qui fut Zvi Koretz ? Un traître ou un héros ? Michèle Kahn réhabilite ce personnage complexe et fascinant, dont le courage, dissimulé derrière une apparence de froideur, le conduira au camp de Bergen-Belsen, puis dans le Train perdu, enfin à la mort. Dans le procès post mortem qu’on lui a intenté, elle voit une tragédie grecque et une insulte à la fraternité humaine. Un paradoxe déchirant qui illustre l’aveuglement des hommes dès lors que l’amour ne les unit plus. »

Kuklos

KUKLOS
Auteur : Sylvain RICARD et Christophe GAULTIER
Éditeur : Futuropolis
Paru : 3 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Kobo

Résumé :

Dans les années 20, un jeune Américain du Sud des Etats-Unis découvre un jour que son père est un membre éminent du Ku-Klux-Klan. Un « klaniste », comme ils se baptisent entre eux. A l’’époque, le « Klan » se montre particulièrement actif contre la minorité noire. Humiliations, enlèvements, assassinats, expéditions punitives, pendaisons, lynchages : la liste des exactions commises ressemble à une triste litanie. Le jeune homme, Thomas Jackson, va être initié et rejoindre à son tour la confrérie. Peu à peu, il va gravir les échelons de l’’organisation. Les credo du Klan deviendront les siens : défendre la suprématie de la « race » blanche, lutter contre l’’influence des communistes et des Juifs, « sauver les Etats-Unis d’’Amérique », comme le lui rappelle l’’un de ses nouveaux compagnons. Mais les luttes internes ne sont pas rares. Thomas Jackson va devoir affronter des factions rivales et composer avec les ambitions personnelles de certains membres de son organisation. Jusqu’’au jour où une descente dans un combat de boxe organisé par la communauté noire va virer au cauchemar. Et les agresseurs, trop sûrs de leur force et de leur supériorité numérique, vont se retrouver pris au piège, confrontés à la soif de vengeance de leurs victimes d’hier. Le goût amer de la défaite va se doubler de règlements de compte sordides…

Kuklos est un récit sombre et sans concessions. Une plongée jusqu’’à la nausée dans la folie meurtrière des membres du Klan, secte fanatisée et imprégnée d’’une violence obsessionnelle contre les Noirs. La description des rituels en pleine forêt, des cérémonies d’’initiation et du code verbal utilisé par les Klanistes donne une force documentaire à cette fiction, organisée autour de l’’affrontement entre Jackson et Hummond, un « Kluxer » assoiffé de violence brute. Les scènes décrites donnent froid dans le dos, et le déferlement de haine aveugle qui habite ces Blancs donne à voir l’’une des parts d’ombre de l’’Histoire américaine. La narration est parfaitement maîtrisée : au rythme du texte écrit par le scénariste répond l’enchaînement implacable des vignettes. Alignées l’’une après l’’autre sans fioriture ni effet gratuit, elles évoquent une mécanique inexorable conduisant les protagonistes de ce drame vers le destin tragique qui les attend.
Sylvain Ricard, scénariste de Kuklos, travaille dans la recherche médicale appliquée à la génétique humaine. Passionné de bande dessinée, il est le fondateur d’’un site internet généraliste consacré à la BD (bdscope.org) et préside une association destinée à la promotion de jeunes auteurs. Le dessinateur, Christophe Gaultier, vient de l’’animation et de l’illustration de presse. Il a publié en 2000 son premier album aux éditions Paquet, intitulé Grise mine. Son trait, qui évoque par moments celui d’’un de Crécy, conserve toute la spontanéité du crayonné et possède une noirceur qui sert admirablement le récit. La mise en couleurs, mêlant les tons ocre et les couleurs flamboyantes, convient idéalement à cette histoire où le tragique affleure à chaque coin de page. Kuklos donne à voir une certaine vision de l’’Amérique. Pas la plus glorieuse, certes. Mais une vision devant laquelle il s’’agit de ne pas se voiler la face : après tout, le Ku-Klux-Klan reste encore en activité aujourd’’hui. Une bande dessinée qui ajoute aux ressorts dramatiques de la fiction la vigilance nécessaire offerte par le témoignage.
Histoire complète en 1 volume.
(Résumé tiré du site Babelio)

Brumes du Caire

BRUMES DU CAIRE
Auteur : Rosie THOMAS
Éditeur : Éditions Charleston
Paru : 3 octobre 2014
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo

Résumé :

Trois femmes, trois générations, une histoire d’amour et de perte, tout en nuances.

L’arrivée inattendue de Ruby, une adolescente obstinée, apporte vie et désordre à la vieille maison du Caire d’Iris Black, sa grand-mère de 82 ans. Poussée par la relation tendue qu’elle entretient avec sa mère, Ruby a quitté l’Angleterre et cherche refuge chez cette vieille dame qu’elle n a pas vue depuis des années. Un lien étonnant s’établit entre elles tandis que Ruby aide Iris à se remémorer ses souvenirs du Caire scintillant et cosmopolite de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que de son grand amour l’énigmatique Capitaine Xan Molyneux que les ravages du conflit lui ont arraché.

Cet ancien amour a déterminé la vie d’Iris, et celle de sa fille et de sa petite-fille. Et il va les affecter à nouveau, toutes les trois, d’une façon qu’elles n’auraient jamais imaginée.

Best-seller en Angleterre, traduit dans 8 pays, lauréat du Romantic Novelist s Association (Le Prix du Livre Romantique).
(Résumé tiré du site Babelio)

Irena, Juste parmi les nations

Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, est une héroïne polonaise, qui par son action humanitaire, a participé au sauvetage de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Fille d’un médecin qui s’est dévoué à la cause des familles pauvres, elle a appris de lui qu’il y a dans le monde deux catégories de personnes: les bons et les méchants. L’origine ethnique, l’affiliation religieuse ou la nationalité des êtres humains ne doivent en aucun cas représenter un frein à l’aide humanitaire.  Militante de gauche, elle est particulièrement sensible aux démonstrations antisémites. Cela explique pourquoi elle a participé, avant la guerre, à des manifestations visant à dénoncer les injustices vécues par les étudiants juifs à l’Université de Varsovie. Lorsque les Allemands envahissent la Pologne, beaucoup d’activistes se mobilisent pour protéger les Juifs. Irena s’enrôle dans un groupe clandestin d’aide aux enfants abandonnés et particulièrement aux enfants sortis du ghetto de Varsovie. Dans ce dernier cas, les enfants sont sauvés de différentes façons : sortis par des trous creusés dans le mur, dans des ambulances, dans des camions de pompiers, dans les camions à ordures. Une fois extraits du ghetto, les membres du groupe clandestin s’affairent à constituer de faux papiers afin de les faire admettre dans des orphelinats ou des familles d’accueil. En 1942, la Commission d’aide aux juifs (Zegota), la nomme à la tête du département d’aide à l’enfance. Elle oeuvre à ce poste jusqu’à son arrestation par la gestapo le 20 octobre 1943. Elle est torturée lors des interrogatoires. Ses bras et jambes sont fracturées (elle en gardera des séquelles toute sa vie). Elle est condamnée à mort mais elle est sauvée in extremis par Zegota lorsque des gardiens sont achetés. Fait tout particulier, elle écrit les noms de tous les enfants qu’elle a contribué à sauver et les met dans une jarre qu’elle enterre dans sa cour. À la fin de la guerre, elle participa à l’immense tâche de réunir les familles. Mais comme la plupart des parents avaient succombé dans les chambres à gaz, les enfants furent adoptés. En 1965, elle a été reconnue « Juste parmi les nations », un prix remis par l’État d’Israël aux personnes ayant mis leur vie en danger afin de sauver des Juifs. Très peu reconnue dans le monde, ce n’est que récemment que son apport à la cause des Juifs a été mise au jour. En effet, des étudiantes américaines, travaillant sur un projet dont l’objectif était de faire connaître des héros de la Shoah, tombèrent sur le nom d’Irena qui était associé au sauvetage de 2000 enfants juifs. Ils allèrent la rencontrer en Pologne. Revenus aux Etats-Unis, ils rédigèrent une pièce de théâtre intitulée « Life in a Jar ». Cette pièce fut reconnue aux États-Unis et dans le monde par la suite. Irena est décédée le 12 mai 2008 à l’âge vénérable de 98 ans.  Un film sur sa vie a été réalisé en 2009. Il est intitulé « The Courageous Heart of Irena Sandler » avec Anna Paquin dans le rôle d’Irena.

Ma suggestion de lecture :

IRENA, TOME 1 : LE GHETTO
Auteurs : Jean-David MORVAN, Séverine TRÉFOUËL, David EVRARD
Éditeur : Glénat
Paru : 4 janvier 2017
Format : Ebook
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre (ePub fixed layout), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (Fixed), Kobo

Résumé ;

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien A ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition.
Ici, tout le monde la connaît, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas A tenir tête aux gardiens, A faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête A risquer sa vie. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.
Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel…
Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

 

L’autre rive du Bosphore

L’AUTRE RIVE DU BOSPHORE
Auteur : THérésa RÉVAY
Éditeur : Belfond / Pocket
17 octobre 2013
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Une histoire d’amour entre Orient et Occident, tandis que l’Empire ottoman agonise. Dans la ville mythique de Constantinople occupée par les Alliés en 1918 se croisent une famille turque confrontée à la fin d’un monde, un aventurier allemand, des réfugiés russes flamboyants, un officier français à la dérive. Et, alors que la Turquie nouvelle émerge des cendres des splendeurs ottomanes, une jeune femme découvre le goût de l’indépendance et de la liberté. Novembre 1918, l’Empire ottoman agonise.
Leyla est l’épouse d’un secrétaire du sultan, Selim Bey. Quand leur demeure de Stamboul est réquisitionnée par l’armée française qui occupe la ville, l’existence de la jeune femme vole en éclats. Intelligente et lettrée, Leyla s’adapte à la présence des Occidentaux tout en se rapprochant de la résistance nationale qui s’organise. Mettant sa vie en péril, elle héberge un archéologue allemand qui défend la cause nationale turque, Hans Kästner.
Entre eux naît une passion immédiate et impossible à laquelle elle se refuse, jusqu’au moment où les événements politiques les rapprochent irrésistiblement. Leyla tente de concilier le lien très fort qui l’unit à son mari, son amour pour ses enfants, et la passion qu’elle éprouve pour Hans. Alors qu’ils songent à faire leur vie ensemble en dépit des obstacles, le destin force Leyla à regagner Stamboul, où elle obtiendra le divorce et où se dessinera enfin pour Hans et elle la possibilité de vivre leur amour au grand jour…
Mais les conflits qui ravagent la ville et bouleversent les êtres s’interposent entre les amants. Leyla perdra Hans, mais elle gagnera sa liberté. Le destin tragique et rayonnant d’une jeune femme prise dans le tourbillon de l’histoire et pleinement engagée dans la cause de son pays.