Le sceau du Roy – Nouvelle-France

LE SCEAU DU ROY – NOUVELLE-FRANCE
Auteur : Michel Jean GAUTHIER
Éditeur : Éditions ADA
Paru : 23 janvier 2018
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Renaud-Bray (ePub, Pdf), Leslibraires.ca (ePub, Pdf), Kobo, Nook

Résumé :

XVIIe siècle La guerre entre les catholiques et les protestants a laissé La Rochelle dans un état précaire. Joachim Reguindeau doit quitter cette ville où il n’a plus d’attache. Grâce à de faux papiers, l’orphelin se fait engager par les marchands Grignon, Gaigneur et Masse et se rend en Amérique. Arrivé à Trois-Rivières, il se trouve un emploi de domestique dans une riche famille. Il y fait alors la connaissance du gouverneur Pierre Boucher de qui il se lie d’amitié. Lorsque, quelques années plus tard, Boucher quitte la gouvernance pour fonder Boucherville, il lui fait une offre qu’il ne peut pas refuser. Germain Gauthier est prédisposé à devenir un tisserand. Cependant, il rêve d’actions et d’aventures. Il s’engage alors dans l’armée, malgré la désapprobation de son père. Ses qualités militaires uniques lui permettent d’adhérer rapidement aux rangs du plus prestigieux régiment d’Europe, lequel est envoyé en Amérique pour combattre les Iroquois. Après le traité de paix de 1667, le régiment est démantelé. Contrairement aux autres, Germain entreprend de faire la tournée des villages de Nouvelle-France pour organiser une milice paroissiale pouvant rétablir l’ordre dans la colonie. À la demande de Boucher, il établit son quartier général à Boucherville.

La retraite de Russie de Napoléon (1812)

Après avoir conquis l’Europe, Napoléon décide, en 1812,  de s’attaquer à la Russie du tsar Alexandre 1er. Adversaire un peu désorganisée au début de l’invasion française, l’armée russe, ne dit pas son dernier mot après les multiples avancées de l’empereur. Mais avant tout, voyons les forces en présence. Du côté français, la Grande armée de Napoléon peut compter sur 650 000 hommes dont 450 000 français, 95 000 polonais, 90 000 allemands, 25 000 italiens, 12 000 suisses, 4800 espagnols, 3500 croates et 2000 portugais. De l’autre côté, l’armée impériale russe compte sur 350 000 hommes au début du conflit et 900 000 plus tard au cours de la campagne.  Aujourd’hui, les historiens ne s’entendent pas sur les raisons du repli des russes : stratégie ou peur de l’affrontement? Toujours est-il que plus la Grande armée avance en territoire russe, plus elle s’affaiblit. Pas à cause du froid, mais plutôt à cause des problèmes de ravitaillement.  Napoléon prévoyait s’approvisionner en Prusse et en Pologne. Mais la population hostile de Prusse et les faibles récoltes polonaises expliquent en partie pourquoi tant de soldats tombent malades. Le choc des températures entre le jour et la nuit n’aide pas non plus.  Ce qui fait que les cadavres de soldats de la Grande armée s’accumulent déjà avant même l’affrontement avec les russes. C’est 5000 à 6000 hommes qui sont perdus à chaque jour… En septembre 1812, Napoléon réussit finalement à prendre Moscou qui a été évacuée de sa population. Mais par malheur, des incendies sont allumés par des prisonniers libérés des prisons moscovites. Impossible pour les français d’éteindre les brasiers, les pompes à eau ayant été toutes enlevées par les autorités russes. Cette victoire devient presqu’une défaite pour Napoléon.  Il offre la paix à Alexandre 1er qui prend son temps pour répondre. Il espère ainsi gagner du temps afin que la Grande armée soit battue définitivement par le meilleur allié de la Russie : l’hiver. Napoléon, anxieux, quant au sort de son armée, n’attend plus la réponse du tsar. Il sonne la retraite. Ce repli de la Grande armée est probablement l’événement le plus connu des guerres napoléoniennes. La France perd, durant le recul de Napoléon, un très grand nombre de soldats. Le froid (-30 Celsius) et la faim (les cosaques appliquent la stratégie de la terre brûlée) sont les principales causent de l’hécatombe. Les attaques russes devenant de plus en plus pressantes, on forme autour de l’empereur un escadron de 600 cavaliers ayant encore leur monture. Ce groupe est appelé l' »escadron sacré ». On croit que l’horreur achève. Mais cela c’est sans compter sur le passage du fleuve la Bérézina. L’armée de Napoléon en tentant de franchir ce cours d’eau est pressée par les troupes de Koutouzov. Celui-ci est repoussé et 50 000 soldats français réussissent le passage de ce fleuve charroyant d’énormes blocs de glace. Mais les blessés en arrière garde se bousculent et beaucoup d’entre eux tombent et se noient. Considérant les événements, Napoléon décide de regagner Paris et laisse le commandement de ce qui reste de sa Grande armée à son beau-frère Murat. Et comble de l’ironie, le grand empereur français termine sa course dans une voiture de poste payée à crédit, car lui et sa garde rapprochée ne possèdent, à eux tous, que 80 francs. Durant cette triste campagne, les pertes de Napoléon sont évaluées par les spécialistes à 200 000 morts, à 150 000, à 190 000 prisonniers et de 130 000 déserteurs. Du côté russe, les pertes sont de 210 000 morts (170 000 soldats et 40 000 miliciens). Les Français demandèrent le retour de leurs compatriotes abandonnés en territoire russe. Mais peu revinrent car la plupart s’établirent et fondèrent des familles. Il y a même un certain Jean-Baptiste Savin qui devint Mikhail Andréïevitch Savine et qui s’éteignit à l’âge vénérable de 123 ans dans la ville de Saratov.

Mes suggestions de lecture :

NAPOLÉON ET LA CAMPAGNE DE RUSSIE, 1812
Auteur : Jacques-Olivier BOUDON
Éditeur : Armand Colin
Paru : 2 mai 2012
Format Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

« Bérézina ! » Ce mot aujourd’hui passé dans le langage courant illustre à lui seul combien l’’expérience de la campagne de Russie est ancrée dans la mémoire nationale. Cette mémoire est, du reste, partagée par les Russes qui font de 1812 un élément fondateur de leur Histoire. L’affrontement de deux empires, alliés depuis 1807, qui se déroule dans la démesure avant de tourner au désastre, offre une dramaturgie qui se prête au récit : phase de préparation, début de la campagne jusqu’à son apothéose lors de l’entrée dans Moscou, bientôt en flammes, puis chute, avec cette lente retraite dramatique effectuée pour l’essentiel à pied, dans le froid glacial de l’hiver russe. Au-delà de la narration des principaux épisodes de cette expédition, une réflexion s’impose sur le traumatisme qu’a représenté cette tragique campagne. A travers des sources nombreuses, une littérature riche, Jacques-Olivier Boudon s’attache à croiser les approches pour nous aider à comprendre le rôle majeur de cet épisode dans la construction des mémoires européennes. 


LES SOUVENIRS DE LA GRANDE ARMÉE. T. 4 : LES CHASSES DU COMTE JOUKHOV
Auteur : Michel DUFRANNE et Alexis ALEXANDER
Éditeur : Delcourt
Paru : 15 février 2012
Format : Papier
Genre : Bande dessinée
Disponible : Decitre, Amazon.fr, Amazon.ca, Archambault, Renaud-Bray, Leslibraires.ca

Résumé :

Le lieutenant Godart vient de rendre son dernier soupir.
Il laisse à son fils ses précieux carnets. Mais ce dernier n’y voit que les élucubrations d’un vieux soldat qui a préféré les champs de bataille à sa famille. En quête de réponse sur cet homme absent, il entreprend la lecture et découvre le récit des événements de l’hiver 1812, durant lequel son père croise le chemin de redoutables cosaques

 

Victus : Barcelone 1714

VICTUS : BARCELONE 1714
Auteur : Albert SANCHEZ PINOL
Éditeur : Actes Sud
Paru : 7 septembre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.ca (kindle), Numilog (pdf, ePUB), Renaud-Bray (ePUB, pdf), Kobo

Résumé :

Par un froid matin de mars 1705, un gamin de quatorze ans approche des trois tours noires du château de Bazoches. Sa dernière incartade chez les carmélites de Lyon lui a valu d’être expédié auprès de Vauban pour apprendre l’ingénierie militaire. Après l’enfance à Barcelone, les années d’instruction en Bourgogne, le voici engagé successivement au sein des deux coalitions européennes qui convoitent la couronne d’Espagne lors de la guerre de Succession, jusqu’au siège de sa ville natale et au massacre qui entraîne la reddition de Barcelone le 11 septembre 1714. Satire historique et roman des passions humaines, Victus interroge les versions officielles des deux camps en donnant la parole aux véritables acteurs : les chefs de guerre mais aussi l’armée des sans-grades, qui ont défendu leur liberté jusqu’à la mort. A l’issue de cette épopée vibrante et fantastique dans laquelle (presque) tout est vrai et pourtant parfaitement invraisemblable, Barcelone l’irréductible, qui a tenu tête à deux empires et contenu pendant un an le plus effroyable des sièges, invente la défaite héroïque.

 

Les janissaires

Janissaire. Ayant souvent entendu ce terme, je ne m’étais jamais penché sur sa signification et ce à quoi il pouvait référer.  Mes recherches m’ont plongé dans l’empire ottoman, un empire peu connu de nous, occidentaux.  Les janissaires est un corps d’élite de l’infanterie ottomane.  Les Turcs, un groupe ethnique provenant des steppes asiatiques ont surtoujanissairest développer au fil du temps leurs habilités comme cavaliers.  Mais leur aptitude comme soldat de terre a toujours laissé à désirer. Cela explique pourquoi ils ont voulu à un certain moment, pallier à cette lacune en créant un nouveau groupe de militaires, qui ne serait constitué que de soldats d’élite.  Le nom même de janissaire (yeniçeri) veut dire en turc « Nouvelle milice ».  Pour constituer ces groupes de janissaires, les Turcs n’ont pas hésité à utiliser des esclaves chrétiens de 10 à 15 ans.  Ceux-ci étaient choisis au sein des territoires conquis par l’empire.  Il était donc normal d’y retrouver des grecs, bulgares, serbes, russes, ukrainiens, roumains, albanais, croates, hongrois, arméniens et géorgiens. Pour « prélever » leurs recrues, les ottomans ont mis au point une règle.  Celle-ci appelée « devchirmé » consistait à sélectionner un fils sur quarante. Les familles des 39 autres garçons devaient assumer les dépenses du voyage de l’élu vers la capitale de l’empire.  Créée en en 1334 par Orkhon, fils d’Osman 1er, cette nouvelle faction de l’armée mit peu de temps à se distinguer. Tant et si bien qu’elle devint le cœur même de l’armée ottomane. Faciles à identifier, les janissaires portaient un haut turban blanc orné de plumes. Leur simple costume suffisait à imposer le respect. Puis, les années passant, ils devinrent si puissants qu’ils formaient presque un pouvoir que les sultans ne pouvaient contourné.  Vers le début du XVIIIe siècle, le rapt d’enfants chrétiens cessa et le recrutement se fit de plus en plus au sein même de la communauté turque.  On cessa de les considérer comme des esclaves.  Les janissaires obtinrent même le droit de fonder des familles.  Avec leurs nouveaux privilèges, se développa en leur sein une forme résistance au pouvoir.  Ils se mirent à se révolter et devinrent une réelle menace pour le pouvoir du sultan. Cela explique pourquoi au XIXe siècle, le sultan Mahmoud II décida de se débarrasser de ce groupe encombrant et menaçant.  En juin 1826, les janissaires sont massacrés.  Cette tuerie fit plus de 8000 morts parmi le corps d’élite.  Les jours suivants, d’autres furent exécutés, exilés et massacrés.  En tout, cette tuerie fit 120 000 morts.  Certains survécurent mais leur pouvoir de jadis ne ressuscita jamais.

Un bon livre sur les janissaires est le suivant : complot_janissaires

LE COMPLOT DES JANISSAIRES : L’EUNUQUE HACHIM MÈNE L’ENQUÊTE
Auteur : Jason GOODWIN
Éditeur : Plon
Paru : Avril 2007

Résumé :
Au coeur de l’Empire ottoman en 1836, une série de meurtres menace le fragile équilibre du pouvoir. Une concubine est étranglée dans le harem du palais et un jeune officier est retrouvé assassiné dans les rues d’Istanbul.

Hachim, un détective peu ordinaire – c’est un eunuque -, connu pour sa rare intelligence et sa discrétion, va mener l’enquête pour trouver le coupable. Il nous guide à travers les luxueux sérails du palais et les rues grouillantes de la cité, et s’appuie tour à tour sur un ambassadeur polonais grincheux, un danseur transsexuel et une reine créole native des îles. Et surtout il nous introduit dans le cercle très fermé des Janissaires, auxquels le sultan a fini par enlever tout pouvoir.

Mais les Janissaires ne seraient-ils pas en train d’échafauder le plan d’un retentissant retour ?

Ce polar historique marque l’entrée remarquée du jeune historien Jason Goodwin dans le domaine romanesque. Ce livre est le premier d’une série d’enquêtes menées par Hachim, le détective ottoman.

Jason Goodwin a étudié l’histoire byzantine à l’université de Cambridge. Il est l’auteur d’une histoire de l’Empire ottoman et d’un récit de voyage intitulé Chemins de traverse (Phébus, 1995).

 

L’armée immortelle de l’empereur Qin

Premier empereur de Chine (247 – 210 av J.C.), Qin Shi Huangdi s’est forgé au fil du temps une réputation de tyran et de mégalomane. Il semble qu’il n’avait peur de rien, sauf peut-être de la mort. Pour se protéger du monde menaçant de l’au-delà, il chercha une idée susceptible de le protéger après son décès.  La meilleure qui lui vint à l’esprit fut de se constituer une armée devant protéger son tombeau.china-1269577_1920  Il fit donc construire son mausolée en employant 700 000 travailleurs pendant 36 ans.  Ceux-ci confectionnèrent 8000 soldats en terre cuite.  Ils firent bien attention à ce que les traits et l’apparence vestimentaire des soldats soient individualisés.  À la fin des travaux, il semble, d’après des historiens de l’époque, que les travailleurs furent emmurés vivants dans le mausolée afin de préserver les secrets de la construction de la nécropole. Ces faits nous ont été rapportés par un dénommé Sima Qian, qui fit le récit de cette construction dans son ouvrage intitulé Les Mémoires historiques.
C’est en 1974 que fut découverte cette armée d’argile.  Un cultivateur nommé Yang Zhifa et d’autres paysans, en raison de la sécheresse sévissant cette année-là, décidèrent de construire un puits.  C’est en creusant la terre qu’ils tombèrent sur des fragments de terre cuite ainsi que sur des pointes de flèches.  Dans les mois qui suivirent, les premières recherches archéologiques ne tardèrent pas à livrer à la face du monde ce secret si bien gardé. En tout, 8 fosses ont été excavées et permirent de mettre au jour l’armée complète.  Depuis le 4 avril 1987, l’armée de terre cuite, est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

Sur le sujet, je vous suggère les livres suivants:

LE GRAND EMPempereur_automatesEREUR ET SES AUTOMATES
Auteur : Jean LEVI
Éditeur: Éditions Alban Michel
Paru : 10 janvier 1985
Disponible : Amazon.fr (Kindle), Archambault (Epub)

Résumé :

Voici le roman de tordre absolu, tel que le voulut Ts’in Che-houang ti, Premier Auguste Empereur, sur l’ensemble de l’Empire chinois, au IIIe siècle avant notre ère. Après avoir arrêté l Histoire en instaurant le règne de la nécessité pure et enfermé l’espace dans une grande muraille, l’Auguste Empereur veut abolir le temps. Il finit son règne entouré d’automates hydrauliques et croit avoir ainsi prise sur les êtres. Déjà, il rêve de diriger les hommes comme on dirige des machines. Mais il n’est peut-être lui-même qu’un pantin entre les mains de son premier ministre. Il meurt en voyage et, conservé dans de la glace, on continue à lui servir des plats et à prendre ses ordres comme s’il était vivant… Jouant avec les multiples miroirs de la civilisation chinoise, cruelle et raffinée, voluptueuse et conquérante, ce roman révèle l’étonnante figure de ce Premier Empereur et brosse ainsi le portrait d’une Chine à la fois ancestrale et moderne.


TERRY WILLIAMS ET LES SOLDATS DE L’EMPEREUR QIN
Auteur : Julien LAMON
Éditeur : Éditions Persée
Paru : 20 avril 2016
Format : Ebook
Disponible : Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Decitre (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Kobo

Résumé :

Terry Williams, jeune archéologue helvético-américain vit une vie paisible avec sa fille Chloé à Luan, dans le canton de Vaud. Son quotidien est rythmé par les fouilles archéologiques, et les conférences qu’il donne dans de nombreux pays. Tout semble se dérouler normalement, jusqu’au jour où l’excentrique milliardaire Richard Cassaro enlève sa fille et oblige Terry à travailler pour lui, sur des sites archéologiques très bizarres. Les recherches de Terry vont l’emmener aux quatre coins du monde, l’entraînant sur des lieux inédits, et mettant à jour des révélations plus étranges les unes que les autres. Entre des statues qui prennent vie, des cadavres qui réapparaissent après des centaines d’années, et des secrets Nazis dévoilés, Terry Williams, en archéologue pointilleux et cartésien, verra son esprit et sa vie chamboulés à travers ces aventures incroyables. Julien Lamon est né à Genève (Suisse) en 1985. Terry Williams et les soldats de l’Empereur Qin est son premier roman. Passionné depuis l’enfance par les livres et l’écriture, il veut transmettre sa passion, et faire découvrir les histoires qu’il crée à ses lecteurs.