La fille du bourreau

LA FILLE DU BOURREAU
Auteur : Oliver PÖTZSCH
Éditeur : Actes Sud
Paru : 4 juin 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePiub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, Pdf), Renaud-Bray (ePub, Pdf), Leslibreaires.ca (ePub, Pdf), Kobo

Résumé :

En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les simples et les mystères de la vie – ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une adepte de Satan. Le bourgmestre et ses conseillers voudraient qu’on brûle immédiatement la sorcière pour rétablir le calme dans la ville et ordonnent donc au bourreau Jakob Kuils de soumettre Martha Stechlin à la question. Mais celui-ci, convaincu de son innocence, va tout tenter pour la sauver, aidé par Simon, un jeune médecin, et par sa fille Magdalena. D’autant que les événements tragiques se succèdent : deux autres garçons sont assassinés et une fillette enlevée. L’hystérie envahit peu à peu les habitants de Schongau tandis que le diable, sous l’apparence d’un boiteux doté d’une main de squelette, rôde dans la ville.
Ce roman plonge dans les noirceurs et les infinies ressources de l’âme humaine, et fait vivre avec une grande véracité des hommes du XVIIe siècle terrorisés par les croyances irrationnelles. Oliver Pötzsch campe en Jakob Kuils une magnifique figure de bourreau, brutal et humain, savant et rustre.

Le mystère du masque de fer

Après de nombreuses hypothèses émises quant à l’identité du prisonnier au masque de fer, serions-nous près d’élucider le mystère? Ayant marqué le règne de Louis XIV, ce mystère a défrayer la chronique depuis le XVIIe siècle. Il faut se rappeler tout d’abord les quelques hypothèses avancées au cours des ans et des siècles pour élucider le mystère. Suite à son internement, le prisonnier se voit dans l’obligation de porter un masque de fer.  Cette  décision ajoutée au traitement presque royal accordé au prisonnier ont eu pour effet d’éveiller la curiosité des gens proches du pouvoir royal. C’est ainsi que l’on soupçonne dès le départ qu’il puisse s’agir d’un frère jumeau du roi Louis XIV. D’autres croient qu’il est le fils issu de la relation adultérine d’Anne d’Autriche avec le duc de Buckingham. D’autres encore avancent l’hypothèse qu’il puisse être le duc de Beaufort, un noble assez turbulent. On pense aussi à Nicolas Fouquet, le surintendant des Finances, qui a déplut au roi en bâtissant Vaux-le-Vicomte, un château qui démontrait que Fouquet était plus riche que le roi. Pour ne pas aider sa cause, Fouquet avait tenté de courtiser la maîtresse de Louis XIV, Louise de la Vallière… Mais aucune preuve n’a pu jusqu’à maintenant déterminer avec certitude l’identité de cet homme au masque de fer. Dernièrement, un historien, professeur à l’Université de Californie, Paul Sonnino a avancé l’hypothèse assez convainquante qu’il s’agisse d’un valet du nom d’Eustache Dauger. Il était au service du cardinal de Mazarin. Celui-ci, d’origine italienne, a eu beaucoup de difficultés à imposer son autorité comme premier ministre, auprès de la noblesse. Au cours de la Régence d’Anne d’Autriche, il aurait réussi à amasser une fortune colossale. L’historien, croit que cette poursuite de la richesse chez Mazarin s’explique fort probablement par l’obsession du cardinal de rivaliser avec les plus grandes familles de France. Pour parvenir à ses fins, il se serait accaparé de la majorité de la fortune de la précédente famille royale d’Angleterre (Charles 1er exécuté en 1649). Il a réussit à amasser tellement de richesses, qu’il est considéré comme la plus grande fortune du XVIIe siècle. Le crime de Dauger dans tout cela? Celui d’avoir eu connaissance du détournement de fonds. Cette thèse, intéressante en soi, ne demeure qu’une parmi les nombreuses qui ont été avancées au cours des siècles. La faiblesse de la théorie repose sur l’identité même d’Eustache Dauger. Qu’est-ce qui prouve que cet homme ait vraiment été Eustache Dauger? Peut-être n’était-ce qu’une fausse identité? Je crois que pour élucider ce mystère, il faudra des preuves solides, preuves qui n’ont pas encore été divulguées.

Différents romans ont été écrits sur ce sujet tellement intriguant. Je vous en propose deux:

LE ROMAN DU MASQUE DE FER – OU LE SECRET DE DOUVRES
Auteur : Michel RUFFIN
Éditeur : Éditions du Rocher
Paru : 14 mars 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, pdf), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub, pdf), Leslibraires.ca (ePub, pdf), Kobo, Nook

Résumé :

Qui ne s’est pas interrogé au moins une fois sur la véritable identité du Masque de fer ? On a attribué plus de vingt identités à ce prisonnier mystérieux, toutes plus ou moins fantaisistes comme celle qui en fit un frère jumeau de Louis XIV. Pourtant cet homme a existé et se trouve à l’origine d’une affaire d’État. Quels furent les motifs réels de cette arrestation ? Comment a pu naître cette incroyable légende qui, aujourd’hui encore, intrigue historiens et curieux ? En 1661, Fouquet est arrêté par d’Artagnan et conduit à la forteresse de Pignerol.
Là, il retrouve un prisonnier mystérieux dont l’identité est cachée et que personne ne peut voir. Arrive ensuite l’étrange duc de Lauzun puis le comte Matthioly. La cousine de Louis XIV, soeur du roi d’Angleterre, entreprend une diplomatie parallèle. Un homme joue les messagers. Il n’est pas encore l’homme au masque de fer. Il le deviendra. Saint-Mars, le geôlier, et Barbézieux, fils et successeur de Louvois, fourniront à Voltaire et à Alexandre Dumas la matière qui va bâtir la légende.
Entre les deux, il y aura l’apport de la révolution française et les écrits troublants d’un curé défroqué. Ce roman retrace toute la saga de l’affaire avec un éclairage nouveau. L’auteur met en scène la raison vraisemblable de la réclusion de cet homme enfermé durant trente-quatre ans. L’Histoire devient alors aussi prenante que la légende. Michel Ruffin est président de la Fédération Française des Salons du livre et de l’Union des Auteurs et Créateurs de France.
Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages notamment des romans historiques dont une saga en trois volumes consacrée au XIe siècle.


LE SECRET DU MASQUE DE FER
Auteur : Marcel PAGNOL
Éditeur : Éditions De Fallois
Paru : 3 octobre 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub, pdf), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Marcel Pagnol Le Secret du Masque de Fer Le 19 novembre 1703, au terme d’une longue captivité, est mort à la Bastille un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l’incarcération. Marcel Pagnol a tenté de percer le secret. Et voici comment il présente son récit: « L’histoire du prisonnier masqué met en scène des personnages qui sont tous d’une originalité puissante: Louis XIV, Louvois, Charles II, Saint-Mars, Fouquet, Lauzun, l’affreux Nallot, le pauvre La Rivière, le silencieux major Rosarges, Antoine Ru, le porte-clefs provençal, et le méthodique du Junca, dont l’orthographe est un régal, et qui écrivait, nous dit-on, des lettres à Mme de Sévigné! Le premier devoir de l’historien, c’est de rétablir la vérité en détruisant les légendes. Sans lui, l’histoire des peuples ne serait qu’un vaste poème, où les faits, agrandis et dramatisés par l’imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d’or ou de sang, dans une lumineuse brume. »

L’énigme du Mary Céleste

Le Mary Celeste est un navire, un brigantin américain retrouvé en décembre 1872, au large des Açores. Il est abandonné et sans avaries apparentes. Le destin de l’équipage demeure un mystère encore aujourd’hui.  Ce que l’on peut dire sur cette énigme c’est qu’il est parti du port de New York en novembre 1872 soit un mois avant sa découverte. Son capitaine est un dénommé Benjamin Briggs, originaire du Massachusetts. À la veille de son départ, il écrit à sa mère et lui confie qu’il est très satisfait de son équipage et de son navire.  Il doit se rendre à Gênes afin de livrer une cargaison de 1701 tonneaux d’alcool éthylique dénaturé (impropre à la consommation).  Il quitte le port le 5 novembre, mais les mauvaises conditions météorologiques le poussent à s’arrêter à Staten Island afin d’attendre une éclaircie. Non loin de là, un autre navire, le Dei Gracia s’apprête à traverser l’océan afin d’aller livrer du pétrole à Gibraltar. Son capitaine David Morehouse est peut-être une connaissance de Briggs. Certains avancent même la possibilité que les deux capitaines dinèrent ensemble, la veille du départ de Briggs. Le Mary Celeste quitte finalement le 7 novembre. Quant à lui, le Dei Gracia quitte New York le 15 novembre en empruntant la même route maritime que le Mary Celeste.
Vers 13h00 le 4 décembre, des membres de l’équipage du Dei Gracia aperçoivent un navire qui semble errer sans aucune direction. Ce comportement étrange pousse Morehouse à se diriger vers le navire en perdition afin de constater ce qui ne va pas. En s’approchant, il découvre qu’il s’agit du Mary Celeste.  Il envoie des hommes sur la navire afin de s’enquérir de la situation à bord. C’est alors la surprise est totale : aucune âme qui vive n’est retrouvée à bord. Certains indices les laissent perplexes. Les voiles endommagées semblent avoir souffert de mauvaises conditions météorologiques, mais sans plus. Une seule embarcation de sauvetage est manquante. Le compas du navire est aussi manquant. La cale est remplie d’eau mais sans être une menace pour un tel navire. La dernière inscription au journal de bord remonte au 25 novembre, soit neuf jours auparavant. Morehouse décide alors de ramener le navire à Gibraltar. Et c’est à cet endroit qu’une enquête est menée. L’on conclut rapidement à un crime commis sous l’effet de l’alcool. Un autre théorie est mise aussi de l’avant, celle d’un phénomène naturel tel une trombe d’eau. Mais jamais personne n’a réussit à percer le mystère du Mary Celeste. L’écrivain Arthur Conan Doyle publia un récit romancé des événements, mêlant faits réels et faits inventés.  Cette contribution de l’auteur a nourri considérablement le mythe de cette histoire. L’histoire du Mary Celeste n’est pas unique. En effet, quelques navires à la même époque sont abandonnés sans que l’on sache pourquoi. Mais l’histoire du Mary Celeste est celle qui fut retenue par l’Histoire.

Ma suggestion de lecture :

LE FANTÔME DE LA MARY CELESTE
Auteur : Valérie MARTIN
Éditeur : Albin Michel
Paru : 30 mars 2016
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Renaud-Bray (ePUB), Leslibraires.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Entre mythe et réalité, la grande romancière Valerie Martin, prix Orange pour Maîtresse, revisite l’histoire d’une des plus célèbres énigmes maritimes : le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain en route vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores. À son bord, aucune trace de l’équipage, de son capitaine, Benjamin Briggs, de son épouse et de sa fille qui l’accompagnaient.
Pour le jeune écrivain Arthur Conan Doyle, cette disparition est une source d’inspiration inespérée. Pour Violet Petra, médium réputée dans les cercles huppés de Philadelphie, un cauchemar. Et pour le public de l’époque victorienne, obsédé par la mort, un fascinant mystère… Un navire surgi d’une brume semblable aux ténèbres, un écrivain naissant à la veille de la gloire, l’émergence d’une ferveur spirituelle troublante et inédite : trois trames qui convergent tout au long d’un récit aussi tumultueux que les océans menaçant d’engouffrer la Mary Celeste.
Un roman ambitieux sur l’amour, la perte, et les légendes parfois plus fortes que la vérité.« Ce roman splendide et mystérieux évoque les longues traversées des océans, les tempêtes qui emportent les navires et déchirent les cœurs. Un conte des mers qui s’inscrit dans la tradition de Melville. »Pat Conroy