Feu grégeois

Sa fabrication devenue un mystère aujourd’hui, le feu grégeois, aussi appelé « feu liquide » était très utilisé durant le Moyen-Âge.  Il consistait en une mixture qui une fois enflammée était extrêmement difficile à éteindre.  Cette arme redoutable et redoutée pouvait être à la fois utilisée sur terre comme sur mer.  Lefeu_gregeois feu était propulsé à l’aide de siphons, de lance-flammes.
Cette invention a fort probablement été mise au point par le Byzantins.  Ceux-ci l’utilisèrent principalement pour attaquer les flottes ennemies.  Comme cette arme amenait aux Byzantins un avantage énorme sur leurs adversaires, la recette de la mixture demeura un secret militaire qui n’est même pas parvenu jusqu’è nous.  Nous savons seulement que l’ingrédient principal devait être le salpêtre.  Ensuite, on y ajoutait probablement de la résine de pin, du napthe, de l’oxyde de calcium.  Le feu grégeois disparut vers 1453 avec la chute de Constantinople.  La recette se perdit, jusqu’à ce qu’un certain Dupré la redécouvre par accident.  Il partagea sa trouvaille avec le roi Louis XV.  Celui-ci, un peu effrayé par la force de cette arme, préféra ne pas l’utiliser par humanité pour ses adversaires.

Si cette invention vous intéresse, il existe un roman qui en fait son sujet principal. Il s’agit de :

larmes_diable

Auteur : C.J. SANSOM
Éditeur : Belfond
Paru : 13 février 2012
Disponible : Archambault (Epub)

 

L’atelier des poisons

Auteur : Sylvie GIBERT
Éditeur : Plon
Paru : 18 avril 2016
Disponible : Archambault (Epub), Amazon.fr (Kindle), FNAC (Epub)

Quand le talent d’une jeune peintre intrépide la plonge au coeur d’une intrigue captivante. Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout patelier_poisonsour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc  » ses yeux « . Des auberges mal famées jusqu’aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l’aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

La salle à manger pivotante de Néron

Il s’appelait Lucius Domitius Ahenobarbus. Mais le 25 février 50, il devient le fils de Claude sous le nom de Tiberius Claudius Nero. Désormais, on l’appellera Néron.
Cet homme, fut à la fois décrit comme un poête, un assassin, un fou, un mégalomane. Mais il fut aussi bâtisseur.  Il est à l’origine d’une merveille architecturale éphémère  qui occupait une partie de la ville de Rome : la Domus Aurea.

domus_aurea

Aujourd’hui de simples ruines, cet immense palais s’élevait fièrement au centre de Rome.  Il occupait un espace d’environ 2 kilomètres carrés.  Comprenant plusieurs pavillons décorés de dorure, des jardins avec des fontaines et jeux d’eau, des thermes, un immense lac artificiel pour permettre des reconstitutions de batailles navales, une statue de 30 mètres représentant Néron.  Mais il y avait aussi, chose assez particulière pour l’époque : une salle à manger pivotante.  Celle-ci, située au sommet de la seule tour du complexe.  Elle tournait sur elle-même, jour et nuit.  Elle permettait aux convives de profiteneron_salle_mangerr d’une vue exceptionnelle sur la ville.

Au centre de cette structure s’élevait un piler de plus de 10 mètres de haut sur 4 mètres de diamètre. Des arcs reliaient les murs et le pilier. Pour assurer le pivotement, un système de roulement à billes fut pensé.  Trois cavités circulaires dans lesquelles étaient placées des sphères assurait le mouvement rotatif.