Les derniers jours de l’émerveillement

LES DERNIERS JOURS DE L’ÉMERVEILLEMENT
Auteur : Graham MOORE
Éditeur : Cherche Midi
Paru : 14 septembre 2017
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Numilog (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Après son Oscar pour le scénario de The Imitation Game, Graham Moore nous conte le formidable duel de deux inventeurs de génie qui ont transformé notre vie quotidienne.
New York, 1888. Les lampadaires à gaz éclairent les rues de la ville, l’électricité en est à ses balbutiements. Celui qui parviendra à en contrôler la distribution sait déjà qu’il gagnera une fortune considérable et sa place dans l’histoire. Deux hommes s’affrontent pour emporter la mise : Thomas Edison et George Westinghouse. Tous les coups sont permis. Lorsqu’un jeune avocat, Paul Cravath, aidé par le légendaire Nikola Tesla, se mêle à ce combat homérique, il va bientôt se rendre compte qu’autour de lui toutes les apparences sont trompeuses et que chacun a des intentions cachées.

À la façon d’Erik Larson, Graham Moore s’est appuyé sur des documents historiques peu connus pour nous livrer un récit d’une incroyable efficacité, qui se lit comme un thriller, tout en offrant une profondeur passionnante à ces personnages qui ont façonné notre modernité. Une formidable histoire où l’on constatera que la réalité dépasse toujours la fiction.

La perruque de Newton

LA PERRUQUE DE NEWTON
Auteur : Jean-Pierre LUMINET
Éditeur : JC Lattès / Livre de poche
Paru : 3 mars 2010
Format : Ebook
Disponioble : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub), Leslibraires.ca (ePub), Kobo, Nook

Résumé :

Les bâtisseurs du ciel. Tome 4. Que se cache-t-il sous la haute et lourde perruque d’Isaac Newton, professeur de mathématiques au Collège de la Trinité à Cambridge et membre éminent de la célèbre Royal Society of London ? Un cerveau d’exception, bien sûr, qui, dans la lignée des Copernic, Kepler, Galilée et Descartes, ces autres bâtisseurs du ciel, a dévoilé les lois de la gravitation universelle, la réfraction de la lumière et le calcul infinitésimal, et a publié le plus grand livre scientifique de l’Histoire. Mais aussi un crâne dégarni, tant par les vapeurs de soufre et de mercure de ses expériences alchimiques que par les nuits d’insomnie passées à relire les Ecritures, pour restaurer la religion naturelle et calculer la date de l’Apocalypse. Le fondateur de la science moderne et rationnelle a, en effet, passé plus de temps à mener des expériences alchimiques, à étudier la théologie et la chronologie des religions anciennes qu’à pratiquer les sciences naturelles. La Perruque de Newton dresse le portrait stupéfiant d’un homme extraordinairement complexe qui, après une enfance solitaire et sacrifiée, est devenu ombrageux, colérique, vindicatif (de grands savants comme Hooke et Leibniz, qui ont osé contester la paternité de certaines de ses découvertes, l’ont appris à leurs dépens), paranoïaque, profondément obsessif – et notamment obsédé par Dieu. Cette figure de la raison, acclamée par les Lumières, s’est avérée également alchimiste acharné, féru de recherches ésotériques, directeur impitoyable de la Monnaie qui fera pendre les faux-monnayeurs, président tyrannique de la Royal Society, enterré comme un roi après une longue vie de 85 ans où il n’aura jamais connu de femme. La face cachée d’un exceptionnel génie scientifique.

Mary Anning, paléontologue

Le 21 mai 1799, naît à Lyme Regis dans le Dorset (Royaume-Uni), Mary Anning. Fille d’un ébéniste qui arrondit ses fins de mois en vendant des fossiles, la jeune fille est initiée très tôt à la recherche de telles raretés.  Et comme son père décède en 1810 de la tuberculose, la chasse aux fossiles et la vente de ceux-ci devient alors une occupation qui les aident à survivre, elle, son frère et sa mère. C’est l’année suivante, à l’âge de douze ans, qu’elle découvre son premier fossile d’importance. Il s’agit d’un Ichtyosaure long de 9 mètres. Une sorte de dauphin au nez pointu qui aurait vécu il y a environ 200 millions d’années. 
L’année 1820 fut très pauvre en revenus. Tellement qu’un collectionneur, Thomas Birch, leur vient en aide en vendant une partie de sa collection de fossiles. Les profits engendrés par cette vente permet aux Anning de se sortir de la misère.  Mary peut désormais se consacrer pleinement à son occupation favorite. C’est ainsi que l’année suivante, elle découvre un squelette presqu’entier d’un plésiosaure, créature qui n’avait jusqu’à maintenant été identifiée uniquement que par des fragments. Ce fossile est vendu au Duc de Buckingham qui le met aussitôt à la disposition de la Société Géologique de Londres pour examen. Deux ans plus tard, Mary découvre un autre squelette de plésiosaure dont l’intérêt vient du fait que contrairement au premier spécimen, il n’a pas les vertèbres déplacées.
Les années 1824 et 1825 sont fructueuses en découvertes pour Mary. Elle met au jour plusieurs fossiles intéressants : un plésiosaure, une bélemnite, sorte de calmar. En 1828, Mary découvre un autre fossile d’importance. Il s’agit d’un ptérosaure, sorte de reptile volant dont le seul autre exemplaire dans le monde existe en Allemagne.
C’est grâce aux découvertes de Mary que la science peut enfin attester de l’extinction de certaines espèces, dont les reptiles. Ces avancées de la paléontologie, ne plaisent cependant pas aux autorités religieuses de l’époque. Mais malgré ces réticences, Mary continue ses quêtes. En dépit de toutes ces découvertes, Mary n’est pas vraiment reconnue à sa juste valeur par la communauté scientifique. Son statut de femme issue d’un milieu modeste, la maintient dans un quasi anonymat. La seule forme de reconnaissance lui est octroyée par la British Association for the Advancement of Science qui lui alloue une rente annuelle suite à l’intervention d’un ami bien en vue dans la communauté scientifique. Atteinte d’un cancer du sein, elle meurt en 1847 dans sa communauté de Lyme Regis. Suite à son décès, la Société géologique fait installer un vitrail à sa mémoire. Il y est inscrit :  » Ce vitrail est dédié à la mémoire de Mary Anning, membre de cette paroisse, décédée le 9 mars 1847, et érigé par le vicaire et des membres de la Société Géologique de Londres pour commémorer son apport et sa pertinence dans l’avancement de la géologie, sa générosité et sa vie intègre. » D’autres personnes voulant souligner l’apport de Mary Anning nomment certaines espèces à son nom. C’est ainsi que le crustacé Ostracod Cytherelloidea anningi, le reptile thérapside Anningia, et le mollusque bivalve Anningella, sont nommés à sa mémoire.

Ma suggestion de lecture:

PRODIGIEUSES CRÉATURES
Auteur : Tracy CHEVALIER
Éditeur : Gallimard /Folio
Paru : 27 avril 2015
Format : Ebook
Disponible : Decitre (ePub), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePub, pdf), Archambault (ePub), Renaud-Bray (ePub, pdf), Kobo, Nook

Résumé :

La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai. Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces prodigieuses créatures qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes.
Elle trouve une alliée inattendue en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.

L’Affaire Galilée

Galileo Galilai est un savant florentin né à Pise en 1564. Son père le destine à une carrière médicale mais le jeune Galileo délaisse rapidement la médecine pour les sciences mathématiques, qui regroupent à l’époque la physique et l’astronomie, deux disciplines dans lesquelles il excelle et qui lui apporteront une renommée mondiale.  Déjà, à l’âge de dix-neuf ans, il découvre, simplement en observant le mouvement d’un lustre, l’isochronisme des pendules. Cette théorie, énoncée plus parfaitement par Huygens, lui sera utile pour étudier la mesure du temps. En 1589, il obtient, du grand-duc de Toscane, la chaire de Mathématiques de Pise.  Son salaire, ne suffisant plus aux besoins exigeants de sa mère et de ses deux sœurs, il quitte son poste et accepte, en 1592, celui de professeur de Mathématiques à Padoue. Il n’arrête pas pour autant ses recherches. Dès 1597, il s’attaque à la théorie de la chute des corps énoncée par Aristote. Ses premières observations le place en porte-à-faux avec les vues du célèbre philosophe grec. Il travaille donc à prouver que la théorie d’Aristote n’est pas exacte. Et qu’en fait, la vérité est à son opposé.  Il tente d’en faire la démonstration en laissant tomber du haut de la tour de Pise des objets de différents masse. Il prouve que les objets tombent tous à la même vitesse, alors qu’Aristote affirmait le contraire. L’année 1609 s’avère très importante pour la suite de la carrière du scientifique. Il découvre l’existence de la lunette mise au point par un hollandais.  Galilée se l’approprie et la transforme pour en augmenter la force grossissante. Il vient de mettre au monde le premier télescope. Et c’est à partir de ce moment qu’il tourne ses travaux vers le ciel. Très rapidement, il fait sienne l’approche du savant polonais Copernic qui affirme que le soleil est le centre de l’univers et que les planètes tournent autour de lui. C’est la théorie de l’héliocentrisme qui est tout à l’opposée de l’approche de l’Église qui a fait sienne l’approche d’Aristote qui énonce que la terre est plate. À cause de cette prise de position, tout le reste de sa vie, Galilée a maille à partir avec l’Église catholique. Longtemps protégé par le pape Urbain VIII, il doit faire face à la musique lorsque les attaques se font plus virulentes. L’inquisition réussit à l’accusé de croire en la théorie de Copernic et d’affirmer qu’elle peut être prouvée.  Déjà affaibli par la maladie, il reporte son voyage pour Rome. Il y arrive cependant en février 1633. La peur de la torture évoquée par le Saint-Siège le fait craquer et il abjure ses croyances.  Sa sentence est commuée en assignation à résidence. Durant sa captivité, il rédige une oeuvre monumentale « Discours sur deux sciences nouvelles ».  Il meurt le 8 janvier 1642. L’Église défend alors toute construction de monument funéraire. Ce n’est qu’une centaine d’années plus tard, que cette omission est corrigée. Et ce n’est qu’en 1992 que Galilée est réhabilité par le pape Jean-Paul II.

Ma suggestion de lecture :

SPLENDOR VERITATIS
Auteur : François DARRACQ
Éditeur : Éditions Sletkine
Paru : 29 mai 2015
Format : Ebook
Disponible :  Decitre (ePUB), Amazon.fr (kindle), Amazon.ca (kindle), Numilog (ePUB), Archambault (ePUB), Leslibraires.ca (ePUB), Kobo, Nook

Résumé :

Rome, 1633. Un conflit de conscience déchire un membre de l’Inquisition chargé d’empêcher la diffusion des idées de Galilée. La théorie du mouvement de la Terre, un crime contre la Foi catholique ? Le père Melchior Inchofer, en bon jésuite, défend cette position intransigeante de sa hiérarchie ; mais lorsque cet astronome averti découvre que Galilée a été condamné à tort, il comprend qu’en entravant la recherche scientifique, l’Église trahit le message divin. Doit-il se lever pour changer le cours des choses, au risque d’être victime à son tour de la machine inquisitoriale ? Ou au contraire fermer les yeux et devenir complice d’une Église à laquelle il doit tout, au risque de vendre son âme ? À travers le face-à-face haletant que se livrent Inchofer et Galilée, François Darracq nous emmène dans les coulisses de la fameuse Affaire, là où les idées sont incarnées par des hommes, pétris de certitudes jusqu’à l’aveuglement. On s’y bat pour un enjeu de taille : le pouvoir de dire ce qu’est la Vérité.
(Résumé tiré du site Babelio)