Chute de Constantinople

29 mai 1453 – Cette date est devenue emblématique en ce qu’elle marque la fin de l’empire chrétien d’Orient. Désormais l’Europe est à la merci de l’appétit vorace de l’empire ottoman. En effet, le sultan Mehmet II, 7e sultan de la dynastie ottomane, à vingt-et-un ans, brûle de faire de Constantinople la capitale de l’empire et ainsi asseoir son pouvoir. Pour ce faire, il place beaucoup d’hommes à Andrinople. Il compte sur une armée de 80 000 soldats. Cela constitue le plus important corps militaire de cette partie du monde. Il fait aussi construire la forteresse de Rumeli Hisar. Elle vise à assurer le contrôle de la Mer Noire. De son coté, les ressources militaires de la cité byzantine sont plutôt insignifiantes. L’empereur Constantin XI ne dispose que de 7000 guerriers grecs et de 700 génois.  L’issue des combats est presque certaine. Malgré tout de même une défense acharnée, la défaite se profile rapidement lors de l’assaut des Ottomans le 29 mai 1453. L’empereur est tué lors des combats à l’intérieur de la cathédrale Sainte-Sophie.  Les premiers gestes de Mehmet II est de réduire la population à l’esclavage et de transformer la Cathédrale Sainte-Sophie en mosquée. Après coup, il fait venir de tous les coins de l’empire les individus pouvant participer à la tâche de redonner à la ville toute sa splendeur.  Depuis cette date, Constantinople, devenue Istanbul demeura toujours sous le contrôle de l’empire ottoman et de la Turquie par la suite.

Ma suggestion de lecture:

LE ROMAN DU CONQUÉRANT
Auteur : Nedim GURSEL
Éditeur : Seuil
Paru : 25 décembre 2014
Format : Ebook
Disponible : Amazon.fr (Kindle), leslibraires.ca (epub)

Résumé :  En 1453, Mehmed II, au terme d’une longue confrontation entre Ottomans et Byzantins, met le siège devant Constantinople et conquiert cette cité mythique où, depuis tant de siècles, se joignent et se heurtent Asie et Europe, Orient et Occident, musulmans et chrétiens.

Un écrivain contemporain, réfugié dans une vieille maison ottomane, face à la citadelle construite par Mehmed sur le Bosphore, met tout son art à ressusciter la haute figure du conquérant et cette période complexe et passionnante où l’Histoire bascule, avec des répercussions jusqu’à nos jours. Mais une jeune femme qui fait irruption dans sa vie le pousse vers un délire qui ressemble à celui de son roman.

Ample et précis, lyrique et truculent, toujours inspiré, toujours exact, puissamment évocateur, le roman de Nedim Gürsel est la plus belle introduction à la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, et spécialement à Istanbul.

La Religion (Ordre de Malte)

Mai 1565. Malte.

Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein.

Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l’ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des Templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de  » la Religion « .

Alors qu’un inquisiteur arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l’ordre, l’armada ottomane s’approche de l’archipel.

C’est le début d’un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l’histoire militaire.

Dans ce contexte mouvementé, Matthias Tanhauser, mercenaire et marchand d’armes, d’épices et d’opium, accepte d’aider une comtesse française, Caria La Penautier, dans une quête périlleuse.

Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés.

Sur fond de conflits et de mystères religieux, cet ouvrage follement romanesque et d’une érudition sans faille témoigne d’un sens de l’intrigue remarquable.

En explorant la mystérieuse histoire des chevaliers de l’ordre de Malte, Tim Willocks, porté par une langue aussi intense que réaliste, évoque autant Alexandre Dumas qu’Umberto Eco. Un classique immédiat. 

Source : Amazon

la_religionLA RELIGION
Auteur : Tim WILLOCKS
Éditeur : Sonatine
Paru : 2009
Disponible : Numilog (Epub)

Les janissaires

Janissaire. Ayant souvent entendu ce terme, je ne m’étais jamais penché sur sa signification et ce à quoi il pouvait référer.  Mes recherches m’ont plongé dans l’empire ottoman, un empire peu connu de nous, occidentaux.  Les janissaires est un corps d’élite de l’infanterie ottomane.  Les Turcs, un groupe ethnique provenant des steppes asiatiques ont surtoujanissairest développer au fil du temps leurs habilités comme cavaliers.  Mais leur aptitude comme soldat de terre a toujours laissé à désirer. Cela explique pourquoi ils ont voulu à un certain moment, pallier à cette lacune en créant un nouveau groupe de militaires, qui ne serait constitué que de soldats d’élite.  Le nom même de janissaire (yeniçeri) veut dire en turc « Nouvelle milice ».  Pour constituer ces groupes de janissaires, les Turcs n’ont pas hésité à utiliser des esclaves chrétiens de 10 à 15 ans.  Ceux-ci étaient choisis au sein des territoires conquis par l’empire.  Il était donc normal d’y retrouver des grecs, bulgares, serbes, russes, ukrainiens, roumains, albanais, croates, hongrois, arméniens et géorgiens. Pour « prélever » leurs recrues, les ottomans ont mis au point une règle.  Celle-ci appelée « devchirmé » consistait à sélectionner un fils sur quarante. Les familles des 39 autres garçons devaient assumer les dépenses du voyage de l’élu vers la capitale de l’empire.  Créée en en 1334 par Orkhon, fils d’Osman 1er, cette nouvelle faction de l’armée mit peu de temps à se distinguer. Tant et si bien qu’elle devint le cœur même de l’armée ottomane. Faciles à identifier, les janissaires portaient un haut turban blanc orné de plumes. Leur simple costume suffisait à imposer le respect. Puis, les années passant, ils devinrent si puissants qu’ils formaient presque un pouvoir que les sultans ne pouvaient contourné.  Vers le début du XVIIIe siècle, le rapt d’enfants chrétiens cessa et le recrutement se fit de plus en plus au sein même de la communauté turque.  On cessa de les considérer comme des esclaves.  Les janissaires obtinrent même le droit de fonder des familles.  Avec leurs nouveaux privilèges, se développa en leur sein une forme résistance au pouvoir.  Ils se mirent à se révolter et devinrent une réelle menace pour le pouvoir du sultan. Cela explique pourquoi au XIXe siècle, le sultan Mahmoud II décida de se débarrasser de ce groupe encombrant et menaçant.  En juin 1826, les janissaires sont massacrés.  Cette tuerie fit plus de 8000 morts parmi le corps d’élite.  Les jours suivants, d’autres furent exécutés, exilés et massacrés.  En tout, cette tuerie fit 120 000 morts.  Certains survécurent mais leur pouvoir de jadis ne ressuscita jamais.

Un bon livre sur les janissaires est le suivant : complot_janissaires

LE COMPLOT DES JANISSAIRES : L’EUNUQUE HACHIM MÈNE L’ENQUÊTE
Auteur : Jason GOODWIN
Éditeur : Plon
Paru : Avril 2007

Résumé :
Au coeur de l’Empire ottoman en 1836, une série de meurtres menace le fragile équilibre du pouvoir. Une concubine est étranglée dans le harem du palais et un jeune officier est retrouvé assassiné dans les rues d’Istanbul.

Hachim, un détective peu ordinaire – c’est un eunuque -, connu pour sa rare intelligence et sa discrétion, va mener l’enquête pour trouver le coupable. Il nous guide à travers les luxueux sérails du palais et les rues grouillantes de la cité, et s’appuie tour à tour sur un ambassadeur polonais grincheux, un danseur transsexuel et une reine créole native des îles. Et surtout il nous introduit dans le cercle très fermé des Janissaires, auxquels le sultan a fini par enlever tout pouvoir.

Mais les Janissaires ne seraient-ils pas en train d’échafauder le plan d’un retentissant retour ?

Ce polar historique marque l’entrée remarquée du jeune historien Jason Goodwin dans le domaine romanesque. Ce livre est le premier d’une série d’enquêtes menées par Hachim, le détective ottoman.

Jason Goodwin a étudié l’histoire byzantine à l’université de Cambridge. Il est l’auteur d’une histoire de l’Empire ottoman et d’un récit de voyage intitulé Chemins de traverse (Phébus, 1995).